Faisons table rase!

«Du passé faisons table rase !» ne signifie pas de tout casser comme le font les bandits qui nous gouvernent ici et là-bas, mais de s'interroger sur la justesse de nos pensées et de nos actes. Une remise à zéro des principes de base s'impose chaque jour. La nouvelle année est un rappel de cette indispensable manière d'envisager l'avenir...

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"Du passé faisons table rase !" ne signifie pas de tout casser comme le font les bandits qui nous gouvernent ici et là-bas, mais de s'interroger sur la justesse de nos pensées et de nos actes. Une remise à zéro des principes de base s'impose chaque jour. La nouvelle année est un rappel de cette indispensable manière d'envisager l'avenir. La commencer avec de bonnes résolutions, c'est toujours mieux que déprimer en pensant à la destruction systématique de tout ce qui nous est cher sur cette planète, que ce soit la nature, l'étonnante variété des espèces, la bienveillance des hommes et des femmes de bonne volonté, cette chose étonnante qu'on appelle la vie qui est si courte et si longue selon l'angle choisi. Alors je nous souhaite de trouver chacun et chacune à notre niveau des façons d'enrayer le gâchis, de nous débarrasser des opportunistes avides de toujours plus de pouvoir, de trouver ou d'entretenir l'amour de nos proches, humains, animaux, plantes, minéraux...

Serais-je devenu animiste ? Pourquoi pas ? Nous savons si peu de choses en nous comportant comme si nous étions les maîtres du monde. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Préservons le sens de l'émerveillement de notre enfance et acceptons de grandir en aidant les autres générations à se développer. Osons nous regarder véritablement dans la glace pour y reconnaître nos contradictions, nos paradoxes, nos mensonges, nos errances. Tenons bon devant la brutalité de ceux qui détruisent les plus beaux acquis de nos aînés pour que ceux qui nous suivent aient une vie meilleure, et pas seulement quelques privilégiés. Il faut apprendre à partager, pas seulement avec nos voisins, c'est un premier pas, car il faut penser large, jusqu'au bout du monde. Si cela vous semble inaccessible, privilégiez le combat de proximité. Lorsque je parle de combat, je pense évidemment d'abord à celui que nous devons livrer contre nous-mêmes. C'est peut-être maladroit, mais tout cela pour vous souhaiter une meilleure année, en bonne santé, remplie de projets constructifs, de gestes civiques qui vous feront vous retourner sur les 366 jours précédents avec le sourire, une année où il fera bon respirer, une année ensemble ! Il ne reste plus qu'à dresser la table et nous mettre à l'œuvre...

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