Hymn For Her, couple-orchestre

Hymn For Her était mardi soir à Paris dans les Studios Campus avant d'entamer une tournée française dans des petits lieux sympas de Guern à Eymoutiers en passant par La Roche Bernard, Tarnac et Treignac, autant dire confidentielle, mais heureux les happy few qui découvriront ce couple-orchestre pétant les flammes avec leur folk-blues psychédélique traversant le désert de Mojave.

Hymn For Her était mardi soir à Paris dans les Studios Campus avant d'entamer une tournée française dans des petits lieux sympas de Guern à Eymoutiers en passant par La Roche Bernard, Tarnac et Treignac, autant dire confidentielle, mais heureux les happy few qui découvriront ce couple-orchestre pétant les flammes avec leur folk-blues psychédélique traversant le désert de Mojave. Aucun hasard, c'est là que Captain Beefheart se cachait pour peindre ! Si leur musique est très personnelle elle rappelle aussi bien Jefferson Airplane que Johnny Winter, un country rock aux accents tant West Coast que Deep South. Car Lucy Tight et Wayne Waxing voyagent, au propre comme au figuré. Originaires de Philadelphie ils sillonnent les États-Unis dans leur caravane Bambi Airstream de 1961 en métal argenté avec leur fille de sept ans quand ils ne se reposent pas dans leur campagne entourés d'amis et de chèvres. Bientôt de retour en Floride, ils sont ce soir à Douardenez où le label nato qui vient de publier leur compilation Hits From Route 66 les a conduits.

Hymn For Her "Bron-Y-Aur Stomp" © Music City Roots
Sur scène Lucy et Wayne s'échangent leurs instruments en plein morceaux sans que leur énergie retombe. Ils restent toujours dans les cordes, vocales d'abord, pincées ensuite. Un banjo qui sert aussi de caisse claire, une guitare et une boîte à cigares amplifiée avec un manche à balai sans frettes sur lequel sont montées deux cordes. Au pied une ribambelle de pédales d'effet et une batterie rudimentaire, grosse caisse, cymbale et charleston. J'oubliais l'harmonica de Wayne, instrument incontournable de la panoplie de l'homme-orchestre. Dans un genre extrêmement différent j'ai tout de suite pensé à une pièce de Mauricio Kagel intitulée Zwei-Mann-Orchester. Le duo sonne comme quatre. Les chansons sont souvent tendres et humoristiques, la joie communicative.

 

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