Fermer les volets

Mois d'août oblige, je fais une pause sur le blog, histoire de changer de rythme. J'ignore encore si nous restons à Paris ou si nous allons voir ailleurs si j'y suis, mais un peu de répit me permettra peut-être de développer d'autres écritures.

Mois d'août oblige, je fais une pause sur le blog, histoire de changer de rythme. J'ignore encore si nous restons à Paris ou si nous allons voir ailleurs si j'y suis, mais un peu de répit me permettra peut-être de développer d'autres écritures. C'est aussi une manière de m'imposer de limiter la perfusion Internet qui me tient en laisse. Trente ans d'informatique (Atari, puis le premier PowerBook en 1991), vingt ans depuis mon engagement sérieux sur le réseau (marqué par le CD-Rom Au cirque avec Seurat), douze à bloguer quotidiennement, cela forge des habitudes que je ne contrôle pas malgré les apparences. D'un autre côté, quarante-cinq ans de musique, quarante depuis mon premier film, autant d'intermittence du spectacle remplacée par le régime de la retraite (incroyable mais vrai), et une grande fille, m'incitent à penser autrement. J'espère forcer la main de ma prochaine révolution, mais je ne sais pas encore par où attraper cette poêle brûlante. De toute évidence, même si les propositions de travail continuent de se bousculer, j'ai fondamentalement besoin de voir du pays et de faire de nouvelles rencontres. Lorsque je sais je gère, lorsque je ne sais pas je crée. Cette alternative trace le fil sur lequel j'avance depuis toujours, dépensant d'une main ce que je gagne de l'autre, mais toujours avec la nécessité de me rendre utile. Vacances ou pas, cela n'y change rien (la photo représente une tête de bergère, féminin de Birgé - partis garder nos moutons en montagne ou chasser ceux cachés sous les meubles, il s'agit toujours de faire le ménage). Vas-y JJ, respire, l'apnée n'est pas une qualité. Bon mois d'août à toutes et tous !

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