Macron et le nuage de Tchernobyl

Le dernier article que j’ai écrit sur la pandémie remonte déjà au 29 mai 2021 ; il s’intitulait : « Covid : la récréation et le bouffon ». Il me semblait alors que la pandémie faisait une pause qui nous mettait en récréation, mais en même temps je pressentais que nos gouvernants, le président de la République en particulier, confondaient accalmie, pause et fin. Il ne s’agissait que d’une rémission et plus que jamais Emmanuel Macron apparaissait comme un bouffon dans le sens de la posture d’acteur qu’évoque Dominique Pasquet dans son article « Acteur » (encyclopédie Universalis) : « L’hypocrite devient d’ailleurs l’histrion, un bouffon grotesque dont les saltations, les pantomimes lascives et les spectacles licencieux dérèglent les sens des spectateurs. » Dans la vaste comédie que nous joue Emmanuel Macron il s’est bien agi de dérégler nos sens ; nous devions devenir aveugles à la réalité de la pandémie, accepter sans broncher ni même baragouiner afin qu’il installe sa stratégie électorale pour 2022 comme titre £le Monde du 19 mai : « Macron rode sa précampagne pour 2022 », et de préciser : « L’épisode résume tout l’enjeu de la période actuelle pour Emmanuel Macron : engranger les bénéfices politiques de ce retour progressif à la vie normale tout en évitant un rebond de l’épidémie, contrairement aux deux précédents déconfinements. »

 

Ce faisant Emmanuel Macron nous rejoue la scène du « nuage de Tchernobyl » en 1986 : on ne ment pas mais on ne dit pas tout, installant ainsi le public dans une sorte d’extase par rapport au gouvernant prétendument sauveur et à sa stratégie soi-disant salvatrice. Rappelons-nous brièvement l’histoire du « nuage de Tchernobyl » pour mieux situer et (peut-être) comprendre le présent et la malhonnêteté de l’action du gouvernement et du président de la République.

 

Le 28 avril 1986 la centrale nucléaire de Tchernobyl explose et un panache de fumée « radioactive » s’en échappe. Naissait alors en France la légende du nuage de Tchernobyl : le nuage chargé de radioactivité, selon les autorités, se serait arrêté à la frontière.

 

En réalité, au vu des analyses effectuées par le Service central de protection contre les rayonnements ionisants placé sous la tutelle du ministère de la Santé, son directeur le Professeur Pierre Pellerin annonçait le 29 avril qu'« aucune élévation significative de la radioactivité n’a été constatée ». Puis le lendemain il indiquait une « légère hausse de la radioactivité atmosphérique, non significative pour la santé publique ». Le gouvernement français estime alors qu’aucune mesure particulière de sécurité n’est nécessaire. Ce même 30 avril, la présentatrice Brigitte Simonetta annonçait dans un bulletin météorologique d’Antenne 2 que la France devrait être protégée du « nuage » par l’Anticyclone des Açores et pourrait le rester pendant les trois jours suivants.

 

Il s’ensuit une polémique au cours de laquelle on prête à Pierre Pellerin, donc au gouvernement, d’avoir dit que « le nuage s’est arrêté à la frontière ». Les médias affirment que « les pouvoirs publics ont menti en France » et que « Le professeur Pèlerin [en] a fait l’aveu ». Les démentis des autorités, le fait que Pierre Pèlerin ait gagné ses procès en diffamation contre des journaux, n’ont pas suffi à éteindre la polémique, ni surtout l’inquiétude des Français. D’autant moins que, trente ans après, la Ministre de la Santé, Marisol Touraine, juge non concluante une étude italienne :"Les études montrent de façon générale que, depuis une trentaine d’années, on assiste dans l’ensemble des pays développés à une augmentation du nombre de personnes atteintes par des cancers de la thyroïde", "L’étude italienne ne permet pas aujourd’hui selon ses données méthodologiques d’établir un lien de cause à effet plus direct entre le nuage de Tchernobyl et le développement de ces cancers". Toutefois l’association Sortir du Nucléaire publie sur son site (Les retombées de Tchernobyl en France (sortirdunucleaire.org)) : « Ce passage du nuage a été largement minimisé. Les semaines suivantes, les discours se multiplient pour rassurer la population française. Les autorités ont voulu faire croire que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté aux frontières… »

 

En mai 2021 le virus s’est arrêté aux frontières et la France gagnait la « guerre » contre la pandémie. Ainsi nous rapporte £e Monde (15 mai) dans « Jean Castex en campagne pour rester à Matignon » : « Jean Castex s’est converti à l’optimisme d’Emmanuel Macron, qui a annoncé, fin avril, le déconfinement du pays, malgré une situation toujours tendue sur le front de l’épidémie du Covid-19, « nous sommes en train de sortir durablement de cette crise sanitaire », a embrayé M. Castex dans le Parisien, mardi, jetant à la poubelle son habituelle prudence. » Alors ce fut le grand lâché des vannes de la coercition sanitaire, le grand relâchement des populations : « L’exécutif détaille son plan de déconfinement » lisait-on dans £e Monde du 11 mai. Un plan en plusieurs étapes qui aboutit à un déconfinement total le 30 juin 2021 à l’exception des boîtes de nuit qui durent, à force de négociations, attendre le 9 juillet pour rouvrir sous conditions d’appliquer des règles sanitaires strictes [qui seront plus ou moins bien appliquées]. Les ministres et la cohorte des perroquets enrubannés de La République En Marche entonnaient le chant de la louange : qu’il est beau le divin Macron qui a repoussé le virus. Ainsi le porte-parole de LREM (£e Monde, 19 mai) : « Le porte-parole De la République en marche, Roland Lescure, a donc suggéré à ses collègues du groupe macroniste de publier sur les réseaux sociaux les photos de leurs retrouvailles dans les bars et les restaurants, accompagnées du mot-dièse #nousretrouver, afin d’« inciter un maximum de personnes à retourner en terrasse ». « Cette opération doit nous permettre de rappeler que ces ouvertures sont possibles grâce à l’action du président de la République et de la majorité. » La litanie des louanges, les propos encensoirs tenus par des affidés encenseurs comme rarement il y en eut dans l’histoire politique, les flatteries sont allées et vont encore bon train au risque de mentir au moins par omission. Tel Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, qui le 2 juin déclarait : « Il n’y a pas d’extension de l’épidémie mais seulement des clusters ». Ça rappelle douloureusement les propos du Ministère de l’Agriculture qui, dans un communiqué le 5 mai 1986, indiquait que les taux de radioactivité des produits agricoles sont normaux en France : « Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l’accident de la centrale de Tchernobyl. À aucun moment, les hausses observées de radioactivité n’ont posé le moindre problème d’hygiène publique. »

 

Et pourtant, les scientifiques alertaient sur les risques que faisait courir un relâchement prématuré des mesures sanitaires. Le 10 mai £e Monde fait part de l’avis du conseil scientifique, qui s’était autosaisi de la question, où il s’inquiétait d’un calendrier décorrélé des données épidémiologiques et où il s’alarmait du « décalage entre les conditions d’ouverture envisagée et le niveau de vaccination de la population qui sera atteint le 19 mai. » Mais Macron en savant épidémiologiste pariait sur la vérité des chiffres présents sans ne se préoccuper ni de la vie du virus ni de la vie de la société, rejetant tout esprit d’anticipation et de précaution. Il y avait la vaccination qui allait d’un bon pas, et les chiffres indiquaient un ralentissement de l’épidémie comme l’indique le site Le Caducet.net : « Santé Publique France révèle dans son dernier point de situation épidémiologique que la circulation virale du Coronavirus Sars Cov 2 poursuit son ralentissement pour la 3e semaine consécutive avec une baisse de 20 % du taux d’incidence. Néanmoins l’épidémie se maintient à un niveau élevé, supérieur à celui d’avant le dernier confinement. En semaine 17 (du 26 avril au 02 mai 2021) 150 275 nouveaux cas ont été confirmés, soit environ 21 500 cas en moyenne chaque jour. Si la diminution du taux d’incidence concerne toutes les tranches d’âge, elle est moins marquée chez les 0-14 ans avec 6 % de baisse seulement. » C’est cette posture par rapport aux « chiffres » plutôt que par rapport « à la vie globale d’une épidémie » qui permit (le 22 juillet à 23h sur BFMTV) au professeur Magarbane de conforter Macron dans ses décisions en rappelant qu’elles furent prises à bon escient compte tenu du recul de l’épidémie en mai. Cette attitude est celle qu’adopteraient les pompiers en présence d’un feu de forêt en ne prenant en compte que le résultat immédiat de leur travail sans tenir compte du vent qui peut se lever à nouveau, d’un feu qui couve sous une souche, etc. C’était oublier le variant Delta ! C’est aussi – mais c’est un autre débat – oublier que ni la vie ni la société ne peuvent totalement se réduire à des modèles mathématiques.

 

Or déjà le 2 juin, alors que le déconfinement commencé à peine 15 jours avant et que les « salles » n’étaient pas rouvertes, Europe1 titrait : « Covid-19 : comment expliquer les "signaux d’alerte" en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine » Le 11 juin dans Sud-Ouest Didier Couteaud (directeur de l’ARS du département des Landes déclarait : « Les premiers résultats montrent que le variant Delta », identifié en Inde, « s’installe progressivement » dans les Landes et que « d’autres zones », en plus des six communautés de communes (sur 16) repérées, sont touchées. » Pourtant Radio France Bleue Nouvelle-Aquitaine avait annoncé un mois avant, à juste titre, « Le département des Landes est, depuis plusieurs semaines, relativement épargné par l’épidémie de coronavirus, avec un taux d’incidence largement inférieur à la moyenne française. Pour la première fois, ce vendredi 7 mai, le département des Landes a même le taux d’incidence le plus bas de France métropolitaine, avec 67 cas en une semaine pour 100 000 habitants. » Macron, et avec lui un peuple hypnotisé par le discours présidentiel, la propagande diffusée par les affidés de la République En Marche, et tout à la joie de retrouver sa vie « consumériste », ses plaisirs immédiats et n’aspirant qu’à des vacances au soleil et pour les plus jeunes aux « grandes teuf copieusement alcoolisées », ont oublié le variant Delta et que les rassemblements sont sources de surcontamination.

 

Fi du variant Delta qui circulait partout dans le monde et notamment en Espagne et au Portugal, en Grande-Bretagne, mais comme l’a déclaré Gabriel Attal, qui concourt pour le prix Nobel de la clairvoyance : « La situation en France n’est pas la même qu’en Grande-Bretagne » ; c’est vrai là-bas à cette époque les contaminations étaient reparties à la hausse. Si les autorités scientifiques de la perfide Albion annonçaient que ce variant est 40 % plus contagieux que son aîné le variant anglais lui-même 50 % plus contagieux que le virus originel le Sars-CoV 2, ce n’était que pour nous effrayer ; sans doute une vengeance post-brexit. Mais voilà le variant Delta était déjà bien installé en France avec l’idée de prospérer comme le rappelle un article de L’express paru le 10 juillet 2021 : « Le variant Delta arrive sur le territoire fin avril, mais à l’époque, les autorités soutiennent que la situation est sous contrôle. À la fin du mois de mai, le variant encore peu présent sur le territoire, est confirmé dans une famille de l’agglomération de Dax (Landes) alors que celle-ci "ne s’était pas rendue en Grande-Bretagne ou en Inde, ni n’avait été en contact avec des personnes revenant de ces pays", assure Didier Couteaud, délégué départemental de l’ARS dans les Landes. Dix jours plus tard, la progression du variant Delta alerte déjà avec 250 cas avérés et probables, soit environ 30 % des contaminations au Covid-19 dans le département. » S’il est vrai que les mesures mises en place le 31 mars et la vaccination avaient provoqué un vrai ralentissement de l’épidémie, il ne fallait pas pour autant se réjouir, abandonné toute vigilance et jeter aux orties le principe de précaution ; comme l’avait déclaré au Monde le professeur Bruno Lina (10 mai 2021) : « Nous avons beaucoup d’atouts. Ne gâchons pas tout en laissant tout aller trop vite. » Pourtant Macron qui estime avoir fait le bon choix en impulsant son calendrier d’ouverture et « en anticipant une baisse de la circulation du virus » [£e Monde, Macron veut profiter du « moment de liberté », 20 mai 2021], n’avait-il pas écouté les scientifiques : « Nous avons [j’ai fait] fait des choix. C’est ça, gouverner, présider. Ce n’est pas faire un pari mais voir ce que dit la science. » Encore faut-il comprendre la science et d’autre part avoir d’autres ambitions que la satisfaction de son ego. Macron avait hâte de se montrer comme le « bon père protecteur » pour assurer sa marche vers « Élysée 2022 », et de fait ça a fonctionné puisque sa cote de popularité a cru. D’après les sondages de l’IFOP en mai 41 % des Français sont satisfaits de sa gestion de la pandémie soit 2 points de plus qu’en avril, et 40 % sont globalement satisfaits de lui soit 3 points de plus que le mois précédent. Bien sûr il faut nuancer et analyser finement ces chiffres. Ainsi le sondage nous apprend « qu’il remonte ainsi fortement chez les plus jeunes : + 8 points chez les 18-24 (51 % de satisfaits) et les 25-34 ans (42 %). En revanche, il ne parvient pas à compenser ses pertes chez les plus âgés, qui ont pourtant longtemps constitué un des piliers de son socle de soutien – notamment pendant la crise des Gilets jaunes – mais qui ce sont en partie détournés de lui : il stagne à 38 % chez les plus de 65 ans, et ne regagne que 3 points chez les retraités (39 %) ». Diable, il est évident que les jeunes plébiscitent l’action de Macron qui leur offre l’ouverture des lieux festifs, des cinémas, puis l’ouverture des boîtes de nuit, autant de lieux de contamination.

 

Ce qui devait arriver arriva comme le relate Libération le 21 juillet 2021 : « De fait, après les premières soirées de réouverture des 9, 10 et 13 juillet, au Hangar FL à Bordeaux, plus de 80 contaminations ont été recensées. Ce ne sont pas moins de 2 000 personnes au total qui doivent être contactées individuellement cette semaine « afin qu’elles se fassent tester et vacciner très rapidement », a précisé l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine. De quoi refroidir le gouvernement sur la clairvoyance de la réouverture de ces lieux. » Pareillement le journal L’indépendant relate dans son édition du 23 juillet 2021 : « Deux foyers de contaminations au Covid-19 ont été identifiés dans des discothèques situées dans l’est de la France, avec à chaque fois plusieurs dizaines de personnes contaminées, selon les autorités sanitaires. Selon nos confrères des Dernières Nouvelles d’Alsace, 44 cas de Covid et 4 000 cas contacts ont été détectés après une soirée dans une boîte de nuit. Un cluster de haute importance, selon le préfet des Vosges, d’autant que le chiffre pourrait encore augmenter dans les jours qui viennent au vu des milliers de cas contacts. » Cependant, comme les restaurateurs, les tenanciers de boîtes de nuit se défendent d’être des pourvoyeurs de cluster... Pour l’instant le lobby des restaurateurs plus puissant est mieux entendu à l’Élysée, et on cède à « ses caprices » et aucun contrôle sérieux n’est effectué auprès de leur clientèle. Pour le boîtes de nuit il en va autrement.

 

Continuez Monsieur Macron à fermer les yeux sur la réalité et surtout ne changez rien à votre ligne de conduite en misant tout sur la passe-sanitaire bien que ce ne soit pas efficace dans certains lieux comme le relate le Midi libre je 06 juillet 2021 : « 165 des 600 clients présents dans une discothèque néerlandaise dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 juillet se sont révélés positifs au coronavirus alors qu’ils avaient présenté un test de dépistage négatif à l’entrée. L’épisode remet en cause la fiabilité de l’utilisation de cette méthode pour enrayer la propagation du Covid-19, en vigueur aux Pays-Bas mais aussi en France, notamment. » Peut-être faudrait-il un peu plus de rigueur et ne délivrer le pass sanitaire qu’aux personnes ayant une vaccination complète (deux doses pour la plupart des vaccins).

 

Il faut parfois, notamment dans des situations de crise, abandonner la politique marketing pour mettre en place une politique qui fasse du politique au sens où Paul Ricoeur décrivait le politique : le politique ce qui s’occupe de bienêtre et de bien commun. Cela nécessite du courage, du courage politique. Le courage politique, ce dont vous êtes dépourvu et il ne faut pas confondre stratégie de communication, louvoiement et manigance avec courage, le courage politique aurait consisté à mieux organiser la vaccination dès décembre 2020, peut-être à la rendre obligatoire ; mais en avait-on les moyens matériels contrairement à ce que vous claironnez. Avoir du courage politique s’eût été de ne pas céder aux sirènes du monde de la finance tout en entendant le besoin de la mise en place d’une nouvelle « l’économie » en  limitant les entrées et les sorties de l’hexagone national, en modérant l’ouverture des lieux festifs clos (théâtres, cinémas, salles de concert…) et des restaurants et bars en maintenant un couvre-feu à 23 heures (ou 24h), ne pas autoriser la réouverture sans une meilleure réflexion les boîtes de nuit et exercer une vigilance drastique. Avoir du courage politique c’est aussi anticiper les évolutions nécessaires de la société en inventant, par exemple, de nouvelles formes de pratiques du tourisme… Avoir du courage politique aurait voulu qu’on ne se limite pas à décider, bien tardivement au cours d’un G7 à envoyer quelques doses aux pas en développement notamment pour la France les doses du vaccin Astra-Zénéca dont les Français ne veulent plus par suite d’une communication désastreuse de la part des gouvernants. Avoir du courage politique aurait consisté à prendre en considération les avertissements de l’OMS qui mettait en gade contre une levée trop large et trop rapide des mesures sanitaires y compris dans des pays avec un taux de vaccination élevé (Israël en est un exemple). L’organisation indiquait : « Assumer que le taux d’infection ne va pas augmenter à cause des vaccins est une erreur », « En raison de l’évolution rapide des variants et de l’inégalité choquante en matière de vaccination, beaucoup trop de pays dans toutes les régions du monde connaissent une forte augmentation des cas et des hospitalisations ». Plus de 24 pays ont aujourd’hui des courbes épidémiques quasi verticales, et nous ferions comme s’il n’y avait pas de passage d’un pays à l’autre, pas d’immigration, pas de voyageur, pas de touriste…Faute de ce courage combien de malades (de la Covid ou faute d’avoir eu accès à l’hôpital) à venir, combien de morts prématurées, combien de malades des suites de la Covid dans les années à venir. Faute de courage politique et en raisons, entre autres, d’une communication débridée combien d’approximation dans les décisions, combien d’incohérence dans les discours, et combien cela a engendré de perte de confiance chez les citoyens quand il ne s’agit pas de rejet des gouvernants. Avoir du courage politique c’est prendre le risque d’être impopulaire, donc celui de ne pas être réélu.

 

À coup sûr Monsieur Macron, le virus s’était arrêté, en avril et mai 2021, aux frontières de la France dont combien d’habitants mourront dans les mois à venir du fait de votre orgueil et de celui de bien des médecins médiatiques, de l’individualisme de la plupart de ses habitants plus attachés à la satisfaction de leur plaisir qu’à la vie des autres, et en raison de la bêtise de vos affidés et de votre ego narcissique ! à coup sûr vous resterez dans l’Histoire, les livres d’histoire vous feront une place, mais avec quelle image ?

 

 

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