Le risque sanitaire est-il de même nature que le risque relationnel ?

Dans une période où la notion de “risque” est très répandue, en tant que spécialiste en matière de risques relationnels, je témoigne de mon expérience. Dans cette vidéo, je rappelle l’historique des “risques psycho-sociaux”, situés dans le champ de l’entreprise, avec les “risques professionnels”, pour tracer l’imprégnation dans la vie en société.

J’ai fait le constat que la culture du risque est la promotion de la crainte, de la défiance, de la méfiance, de la division ; c’est créer de l’insécurité, du désordre, du stress, de la conflictualité.

Le risque relationnel est-il de même nature que le risque sanitaire ? © Jean-Louis Lascoux

LE MÉCANISME DE L’EMPRISE DE LA CULTURE DU RISQUE

Le mécanisme est simple, manipulatoire : il désigne des fautifs potentiels et des victimes éventuelles. Les uns sont destinés à être sanctionnés, les autres sont destinées à être plaintes. Les premiers sont minoritaires, tandis que les autres sont le plus grand nombre. Ainsi, la promotion de la culture du risque ne peut qu’avoir de l’emprise.

Auteur, chercheur, je raconte l’observation de la diffusion médiatique du “principe de précaution”, jusqu’à l’adoption de lois visant à réprimer les personnes considérées comme délinquantes au regard des risques incriminés. J’accompagne le parallèle avec le déploiement de mesures sanitaires qui impactent désormais la vie citoyenne. Je dis comment il est possible d’aborder une situation considérée comme “à risque”.

L’URGENCE PÉDAGOGIQUE EST POSSIBLE

 

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