l'Armée a tiré sur la foule

La fiction est parfois bien plus en dessous de la réalité. Elle peut être médiatrice. Voici l'Histoire en marche...

Un symbole de l'Etat a été attaqué par les gilets jaunes

Selon tous les témoins, à 17:21, l’armée a tiré sur la foule. Un soldat posté aux Invalides s’est retrouvé isolé face à des manifestants déterminés à passer en force. Les cris sont audibles sur plusieurs enregistrements vidéo : « La contre-révolution n’aura pas lieu », « Napoléon, traite à la démocratie. ». Des moqueries sont hurlées « Jupiter, ton mandat est fini ; Napoléon, ton droit est bidon ».

Suivant les ordres du Président de la République et de sa hiérarchie, le soldat a braqué son arme. Il a fait quatre sommations. Il devait protéger le monument de toutes attaques. Des manifestants ont continué à avancer et le soldat en pleurs a tiré sur le groupe. Il a tué cinq jeunes gens de 19 à 25 ans et il a fait 10 blessés. Après une dispersion, une fois les tirs arrêtés, la foule est revenue. Le soldat s'est suicidé devant ses collègues arrivés en renfort. Les secours sont arrivés et les manifestants se sont assis en silence.

Dans les vingt minutes qui ont suivi, une foule immense s'est dirigée vers les invalides. Des blacks-blocs se sont infiltrés au cri de "Ahou- Ahou". Ils ont arraché le tombeau de Napoléon, un symbole inattendu de l'oppression légaliste dénoncée par les gilets Jaunes depuis cinq mois.

Emmanuel Macron a démissionné

Dans l’heure qui a suivi, Emmanuel Macron a présenté sa démission au président du Sénat. Il n’a pas voulu faire d’allocution à la télévision. Il est parti avec son épouse de l’Elysée, sans prévenir le premier ministre. Il semble qu’il ait pris un avion pour une destination encore tenue secrète. Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, appelé le Général Bacchus, est resté muet sur les événements de cette terrible journée. Il a également présenté sa démission. Le premier ministre Edouard Philippe s’est déclaré à la disposition du président par intérim qui a répondu qu’il allait constituer une nouvelle équipe gouvernementale.

Gérard Larché président de la République

Le Président Gérard Larcher est immédiatement entré en fonction. Quoique le calme soit revenu dans la capitale, il a décrété l’Etat d’urgence. Il a annoncé que le lundi suivant serait un jour non travaillé dans tout l’hexagone, pour cause de deuil national, au regard des « violences inacceptables infligées aux manifestants depuis le mois de novembre 2018. »

Tenu par l'article 7 de la constitution, le président Larcher a indiqué dans son communiqué qu’il s’attelait déjà à l’organisation des élections présidentielles. Celles-ci auront lieu courant avril, dans un délai ne dépassant pas 35 jours. Un grand nombre d’observateurs indique que le président Larcher se préparait depuis plusieurs jours à cette éventualité.

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