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Billet de blog 23 nov. 2021

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La guerre est perdue... mais pas pour tout le monde.

+ de 70% des personnes qui se font vacciner le font par résignation, afin de pouvoir circuler, aller et venir et aller au travail. Elles ne le font pas par confiance, ni par soucis de protection d'autrui (- de 10%). Elle peuvent le faire par peur (quasi 20%).

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Voilà les résultats du sondage de trottoir que j'ai réalisé sur les réseaux sociaux. 

Je ne suis pas vacciné. Etant particulièrement attentif à la pertinence des raisonnements et des arguments que l'on y glisse, je vous propose ma réflexion. Vous risquez de vous y retrouver... ou pas... mais je serais étonné que vous ne partagiez mon propos, au moins secrètement.

Le discours des politiciens s'est tellement uniformisé qu'il n'y en plus un seul qui ose s'élever contre ce qu'il faut bien appeler la doxa pandémique. Oser est d'ailleurs inadapté, parce qu'il semble bien qu'aucun d'entre eux imagine même s'élever contre la convention lexicale assurant qu'il existe un danger sanitaire mondial. 

Ma position est de ne pas prendre pour argent comptant ce qui est affirmé. Le principe est le doute pour une décision éclairée.

En 2009, tandis que les lobbyistes des laboratoires pharmaceutiques prétendaient déjà faire oeuvre de charité en proposant une vaccination mondiale, j'avais douté. Pas fortement, parce qu'il ne s'agissait pas d'un doute craintif. C'était un doute serein, même amusé, du genre de celui qui nous fait regarder et écouter avec une certaine complaisance un discours panique, tandis qu'il ne se passe rien, mais sait-on jamais.

Cette année là, j'avais écouté un scientifique au palais de la découverte, à Paris. J'en étais sorti informé : il n'y avait réellement de pandémie que dans le discours gouvernemental, et il était possible que les promoteurs de l'idée étaient convaincus, mais ce n'était pas certain. Les probabilités de la pandémie H1N1 étaient moins importantes que pour le VIH par exemple. Bien. Et nombre de journalistes manifestaient leur doute, certains plus virulents. Bon, je n'avais pas un grand sentiment de solitude, seulement celui de risquer de me faire arnaquer intellectuellement, en plus de la question de l'usage des impôts. Mais là, je dirais que l'habitude est prise. Une fatalité d'existence, comme pour la pointure de mes chaussures. Enfin, quasi. Et le professeur Bernard Debré s'y est mis. Il a dénoncé les lobbyistes, leur jeu auprès des instances européennes, onusiennes et toutimes. Résultat : la miss Bachelot a remballé son discours. La pandémie s'est éteinte avec le son des trompettes. Terminé... Jusqu'en 2019. Ben, oui, dix ans plus tard, ils avaient eu le temps de mieux préparer l'affaire.

En fin 2019, les lobbyistes ont fait oeuvre d'artistes. Ils sont parvenus à embarquer les nouveaux et les anciens ont suivi. La presse avait eu le temps d'être mise au pas : journaux, télé, radio. Tout le monde est désormais informé de la même manière et les contestataires sont a minima des complotistes, des illuminés (et diable sait qu'il y en a !), et des gauchistes ou marginaux.

En fin 2021, voilà où nous en sommes. Rien ne semble pouvoir arrêter cette déferlante de l'information covidique. Un établissement public publie ses chiffres sur la réalité des hospitalisations en 2020, pour le plus fort des moments d'agitation dans la presse et la vie politique ? 2% d'hospitalisation pour cause de COVID. Les pompes funèbres ne se sont pas fait plus de gras que les années précédentes ? Et alors, rien ne prouve le contraire de l'invention de l'esprit. L'imagination sanitaire est à la manoeuvre. Tout opposant est mis à l'index. Tout le monde doit passer en hall de shoot pour une injection, puis deux, et maintenant, jamais deux sans trois... Et, en prime, un passe sanitaire pour gérer la vie citoyenne, la pister, l'empêcher ou l'autoriser.

Hier, il fallait avoir peur de la crise économique, maintenant, c'est le climat et des virus mutants, avec une menace de revenir à la "réalité" de la fiction de la crise économique.

De pôle emploi, on va bien passer à un pôle sanitaire...

Ils ont gagné. Gagné quoi ? Hé bien, la guerre. Quelle guerre ? La guerre de l'information. Et pas que... Et c'est comme "gagnant-gagnant". Pardon ? Oui, quand on vous annonce qu'il y a eu un accord gagnant-gagnant, c'est tout simplement que le perdant n'a pas la parole. Et qui n'a pas la parole en ce moment ?

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