PS, LR & EM. Le mariage de la carpe et du lapin...

"Union ou mariage de la carpe et du lapin" : se dit d'une union franchement antinomique, anormale et incompatible, d'où rien de bon ne pourra sortir. Ressemble aux mariages forcés d'antan, d'où la passion était exempte. Seul l'intérêt "commun" ou privé prévaut. Le demandeur étant le plus souvent en situation de faiblesse...

Un Macron amusé et grand seigneur...

carpe-lapin

Lui, Il autorise le ralliement "des autres" à son panache blanc en ricanant. Ils peuvent même conserver leurs vieilles cartes de parti. Il en montre d'aise ses petits crocs du bonheur, bien aiguisés. Il sait déjà qu'il marquera autant de points qu'il aura de demandes motivées.

Il sait aussi que toutes ces demandes seront assorties, dans le camp du déserteur-demandeur, de sanctions fermes et définitives pour chaque "rallié" ou déserteur, selon le camp où l'on se trouve. En tout état de cause, le Président Macron continue de marquer des points. L'opposition, surtout des 2 ex-grands partis continue de fuiter, de prendre l'eau de toutes parts. A propos de voies d'eau, il faut se souvenir qu'une avarie importante (Valls, Le Maire) est souvent moins sérieuse que de nombreuses voie d'eau, plus petites, mais en dessous du niveau de flottaison...

Et puisque les rats quittent les navires, il faut bien se rendre à l'évidence : Emmanuel Macron avait tout prévu. Par conséquent, attendu la réussite du Plan A, il a forcément aussi un Plan B en cas de trop grosse invasion, avec possibilité de noyer les cales de son Arche. Et un Plan C, avec une méga vanne d'évacuation. Les rats ont intérêt à savoir nager...

Un "job ad hoc" pour la Première Dame ?

Voici son premier job ? Etudier les demandes d'investiture, corriger au besoin les fautes d'orthographe ou de syntaxe, non pas des centaines de thuriféraires lambda, mais des gradés-ralliés de dernière minute. Les sans-mandats remplaceront les sans-dents de Dame Trierweiler. Chiche que Brigitte ira jusqu'à leur demander un CV + Lettre de Motivation ? Non, je rigole. Quoique...

Peur du chômage ? Les ex-planqués balisent !

C'est la revanche des contrats de travail précaires sur les élus avec chauffeurs. C'est le retour de manivelle du monde du travail et des Contrats à Durée Déterminée. C'est le retour de bâton populaire du ras-le-bol exprimé lors de cette première manche. Emmanuel Macron a, pour le moment, toutes les cartes en main. S'il est joueur de poker, il a les "nuts". S'il est mesquin, il jubile. S'il est grossier, il bande.

Cette future déferlante de la Société Civile, (terme devenu en 3 mois très à la mode), n'est pas sans rappeler le débarquement des barbus, des profs et instits au Palais Bourbon en 1981... Les cartes vont changer de main, c'est incontestable.

Rassurez-vous, dans 5 ans, nombre d'entre eux aura engraissé et pris goût aux cigares Quai d'Orsay et aux cantines de la République.

Les ex-dirigeants de partis s'enferrent.

Les capitaines et les matelots restant à bord de leurs épaves sont certes "courageux", mais montrent à nouveau qu'il n’apprennent pas de leurs échecs. Certes ils n'ont pas le temps de reconstruire un projet de société viable, ce qui les met face à un dilemme cornélien macronien! Mourir en vaincu avec panache (si tant est que perdre puisse être glorieux en politique), ou se rallier, changer de camp, avouant par le fait qu'ils se sont fourvoyés depuis des années. Ou pire... Venir goûter à la gamelle Macron, car leur métier est de faire de la politique, n'importe quelle politique, du moment qu'il y a un bulletin de salaire à la fin du mois et une voiture de fonction !

De simples problèmes existentiels... ou matériels.

Bruno Le Maire, 47 ans environ ou Valls, la petite cinquantaine... Il leur reste une bonne dizaine voire une quinzaine d'années à tirer. L'un, agrégé de littérature, l'autre, licencié d'histoire pour faire bref, ne leur laisse pas imaginer un avenir exaltant (ni rémunérateur) après avoir connu les feux de la rampe et des salaires et traitements plus que généreux et très peu taxés...vivant presque intégralement en frais généraux, généreusement dispensés par la République française. C'est ainsi. Alors, se retrouver prof à la Sorbonne et prendre le Métro...

Ben oui, faut p'têt s'mettre à leur place, non ?

2017, l'attrait des nouveaux venus.

Macron En Marche a gagné. 

Mélenchon et ses Insoumis, tentent un coup de force qui ne sera pas évident, mais il tente sa chance. L'extrême gauche est bien déguisée : de plus, être Insoumis colle bien au français, il faut le reconnaître, c'est bien joué, bien trouvé, et il fait un beau parcours.

En revanche, Bleu Marine, selon toutes probabilités, va dans le mur. Se passer pour son appareil de conquête législatif, des jokers comme Nicolas Dupont Aignan ou Marion Maréchal (démissionnaire) va renvoyer, selon moi, le Front National à son étiage. D'ici qu'en 2022 ou 2027, Marion tente un putch contre Tante Marine...

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