Mélenchon, putschiste du 11 mai. "La gauche, c'est Moi !"

Ce que lui reprochait la Gauche hier, c'était c'est l'aspect déloyal de sa candidature. En fait, cet apprenti putschiste attendait la date anniversaire du lundi 11 mai 1981 pour annoncer son coup de force : la gauche, c'est moi ! Tous ceux qui ne se rallient pas, sont à droite. Macron est donc un homme de droite. MLP est donc bien d'extrême droite. Facile, non ?

Mélenchon : une pâle imitation de Macron !

"Qui m'aime me suive ? Je suis investi d'une divine mission, investi et guidé par mon Peuple aimé. C'est donc mon peuple, qui me portera demain à l'Assemblée Nationale, et après demain à Matignon..." 

 

La différence entre un Président d'ouverture et un simple candidat à la députation est énorme. Mélenchon ne veut pas ou ne peut déjà plus l'apprécier, cette différence. Il a, en quelque sorte, perdu le sens commun. E. Macron a fait un appel à candidatures. Il a reçu plusieurs milliers de demandes, pour 500 postes à pourvoir environ. Il peut se prévaloir d'une nouvelle éthique, programmée, donc à respecter. D'un programme à suivre en adhérant à celui-ci sans le critiquer. Le minimum demandé ? Ne pas voter contre ses projets de lois à l'Assemblée. A défaut d'un marché honnête, a priori, ce n'est en tous cas pas un marché de dupes, toujours a priori. Une étiquette semi-gagnante, qui a fait ses preuves le 7 mai, en échange d'une fidélité ou du moins, d'un engagement de ne pas commettre d'infidélité. Nuance.

Mélenchon quant à lui, ne demande rien, n'offre rien, n'entr'ouvre pas la porte, imbu de lui-même et de ses éventuels futurs résultats. Et quant, a contrario, des groupes ou des partis politiques le courtisent ou lui offrent une alliance ponctuelle (avec l'antériorité ou le positionnement qui les caractérisent), il joue les divas. Rien n'est assez beau pour lui, le guide, le Vojd : rien n'est assez bien pour ce qui est déjà son peuple.

En deux mots, Macron a tout et il offre des investitures. A droite à gauche, sans jeu de mots. Mélenchon n'a rien (fors ses espoirs les plus fous) et veut tout prendre tout seul. Il veut la place que Mitterrand a su se créer en 20 ans de travail, en 10 fois moins de temps. Il veut pousser Macron à faire le choix de la droite, pour représenter la gauche entière. Exit les femmes et les hommes d'expérience, depuis 20 ans. Il les renvoie à leur place : la droite s'ils n'adhère pas à son mouvement. Mouvement qui l'amènera, croit-il, à Matignon puis l'Elysée. Sacré Mascareigne ! La hargne déforme ses traits. La rhétorique marxiste n'est jamais loin. Elle est à fleur de peau. Il est Koba ! (surnom de Staline)

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N'oublions pas, n'oubliez jamais que cet homme a été membre de l'OCI, aujourd'hui Parti Communiste Internationaliste, ou CCI, C pour Comité. Organisations plus ou moins floue, spécialisées dans l'entrisme.

L'entrisme ? Un des jobs préféré de Mélenchon* ! L'nfiltration dans les partis frères. Bosser sous-couverture chez des socialo-communistes, des cousins germains donc, mais d'obédience différente de la sienne. Il a passé son temps à cela; au PCF, au PS, au PSU... 

* Mélenchon. "Gentil, sympathique le candidat de la France insoumise ? A la tribune, oui, quand il défend la veuve et l'orphelin. Il l'est moins  quand il insulte ses adversaires, traite ses contradicteurs de "gros imbéciles", de "minables", accuse les journalistes d'exercer un "métier pourri". Sa pire insulte? "bourgeois". Petit ou grand, c'est selon. Un auditeur le chatouille sur sa connaissance supposée du monde du travail ? Il le traite de "petit bourgeois" et promet de "remettre à sa place sa petite gueule". Quand il s'attaque à son pire ennemi, Emmanuel Macron, incarnation de la social-démocratie qu'il abhorre, là, il utilise l'argument massue: "grand bourgeois" qui regarde le peuple de haut…" 

 

Voleur de nos rêves ! Mais surtout, putschiste enfin dévoilé de l'organisation Communiste Internationaliste !

Il n'y a pas de vol entre frères d'armes communistes. Ou alors, Mennucci n'est pas un vrai camarade. Pourquoi tenter de dépouiller un camarade ? D'abord, il est bien plus simple de s'attaquer à une circonscription où la gauche, toutes tendances confondues, représente 65 % des électeurs. Ensuite, la gauche, c'est lui. Il vient enfin de se déclarer hier soir. Moi je dis, "Attention Santerre**, les français n'aiment pas l'injustice. Te voilà prévenu !"

Même s'il gagne, (ce qui n'est pas encore prouvé), lorsque ses "clients" s'apercevront qu'il mange à la gamelle de l'Assemblée, comme tous les autres (même s'il a une plus grande goule), ils n'aimeront pas. Alors, bien sûr, Mélenchon, ce n'est plus pas la faucille et le marteau, la menace à la Jean Pax Mefret (chars russes et Sibérie). En revanche, quand on relit toutes les "révolutions" façon JLM, on voit bien qu'elles ont toutes fini dans le mur ou fait Pschitt, quand les putschistes à l'eau de rose se sont heurtés aux résistances traditionnelles bien en place : intelligentsia, bourgeoisie, français moyens, paysannerie très forte dans notre belle France... Mais attention, s'il obtient une majorité, la France risque d'en pâtir longtemps.

On n'est plus aux 19ème ou au début 20ème siècle. C'est pourquoi, dénoncer encore aujourd'hui la "classe bourgeoise" responsable de tous les maux et ressortir encore, ses idées lambertistes (ami de Marcel Déat !!! et Molinier, rien que cela), ressortir donc ces et ses idées de lutte des classes, je dis que :

- 1. Ce n'est pas anodin pour un "mec" (pardonnez l'expression) qui n'a jamais eu de travail en usine, qui n'en connait que les abords pour y installer les piquets de grève de l'OCI. (exemple, chez Lip)

- 2. Ça fait vachement peur !

- 3. Je comprends mieux sa complaisance avec la "Marine". En fait, il exècre plus les Macron que les Le Pen. C'est écrit dans les gènes de son histoire.

 

D'ailleurs, Emmanuel Laurentin lui reproche une connaissance généraliste mais limitée de "maître d'école", ne connaissant la Révolution Française que par ses lectures strictement jacobines, et confessant son admiration pour St Just et Robespierre. "Plus célèbres dans l'exercice de la Terreur et de la Guillotine que dans celui de l'extension des libertés". Ou encore Michel Onfray, philosophe, qui reproche à Mélenchon "d'être plus l'héritier de la Terreur que des belles valeurs de notre Révolution française".

Koba (surnom de Staline) quant à lui, n'hésitait pas à s'identifier à Pierre le Grand et Ivan le Terrible. Par mimétisme, JLM s'identifie à St Just et Robespierre. La messe est dite ! C'est maintenant qu'il faut le stopper.

** Santerre : son pseudo de résistant à l'Internationale communiste (OCI, PCI, puis CCI). Et là, le blogueur que je suis, ne rigole plus du tout.


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Voici pourquoi, Mélenchon a longtemps travaillé sa gouaille naturelle, pour devenir un doux tribun. Voilà pourquoi il prend "ses gouttes" tous les matins, pour sourire un peu, pour ne plus voir rouge ou déraper sur la lutte des classes et sa haine viscérale des petits bourgeois. Pour ne plus démarrer au quart de tour sur la Terreur, son terrain de jeu favori. Comme Beria vous disais-je hier.

 

Voilà pourquoi, si vous continuez d'y croire, il continuera de voler vos rêves de vivre mieux. A la française. Cet homme est dangereux

JLB

 

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