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Billet de blog 9 mars 2013

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La liberté en embuscade

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

 "En 1953, un homme d’affaires des Etats-Unis avait affirmé à Caracas : « Ici, on a la liberté de faire ce qui nous plaît avec notre argent : pour moi cette liberté vaut plus que toutes les libertés politiques et civiles réunies. »  Lorsque le dictateur Marcos Pérez Jimenez fut renversé en 1958, le Venezuela était un vaste puits de pétrole entouré de prisons et de chambres de torture ; on importait tout des Etats-Unis : les automobiles et les réfrigérateurs, le lait condensé, les œufs, les laitues, les lois et les décrets."                                                                                                                                                      

C’était le Venezuela d’avant Chavez, le Venezuela tel que le décrit Eduardo Galeano dans un chapitre de son livre « Les veines ouvertes de l’Amérique latine ».

Hugo Chavez n’est plus et certains doivent à nouveau caresser l’espoir que « le cours normal » des choses reprenne au Venezuela. Hugo Chavez était un populiste, un dirigeant autoritaire, « un échec total » (1),  car il n’hésitait pas à entraver cette liberté si chère aux hommes d’affaires et aux  dirigeants occidentaux, celle qu’il importe de servir et de satisfaire en toutes circonstances et à n’importe quelles conditions: la liberté du marché. Les valets de l’ « Empire » ne supportent pas les résistants authentiques.

Certes, son régime n’était peut-être pas un modèle de démocratie (et les relations qu’il entretenait avec  certains gouvernements peuvent en particulier faire l’objet de critiques) mais Hugo Chavez a eu néanmoins le mérite, dans un environnement particulièrement hostile et après le coup d’Etat fomenté contre lui en 2002, d’avoir maintenu les principes essentiels de la démocratie ; d’autres que lui auraient probablement sombré dans un  autoritarisme beaucoup plus répressif.

Aujourd’hui, les forces du marché peuvent à nouveau être libérées au Venezuela.                           

 Mais, grâce à Chavez, le peuple vénézuélien garde encore son destin en main . . .

(1)    Selon les termes très mesurés de Dominique Reynié sur France Inter dans l’émission « Questions critiques » de Jean-Marie Colombani du 08/03/2012

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