Le défi de la rentrée

On en parlait depuis un moment déjà. Finalement, c’est arrivé . . . Cet été, la dette publique nous est vraiment tombée sur la tête.Après une période de conditionnement préalable, nous sommes désormais entrés ( notamment depuis l’abaissement symbolique de la note des Etats Unis par l’agence Standard and Poor’s) dans le vif du sujet. Les économistes libéraux qui nous dirigent semblent décider- au prétexte de réduire l’endettement des Etats- à accélérer la privatisation des services publics. La rentrée s’annonce plus austère et plus difficile que jamais, notamment pour les classes populaires qui souffrent plus que les autres du désengagement de l’Etat et en particulier de la réduction des services sociaux. Les dernières mesures annoncées par François Fillon ne trompent personne, la taxe exceptionnelle de 3% sur les revenus dépassant 500.000 € par an jette de la poudre aux yeux d’un électorat mais ne remet pas en cause une fiscalité profondément inéquitable et injuste : ce sont bien les pauvres qui vont continuer à payer pour les riches. Année après année, les motifs de mécontentement s’accumulent . . . Les mouvements de protestation, d’exaspération , voire de violence à l’instar de ce qui s’est passé récemment en Angleterre, se multiplient sans parvenir à bousculer l’ordre établi.Les peuples auront-ils la force, la volonté, l’intelligence de s’indigner efficacement en organisant, à l’échelle européenne notamment, une résistance concertée ? C’est une des questions de cette rentrée.

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