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Jeudi et vendredi, Emmanuel Macron était parti faire une petite visite de deux jours en Serbie pour y vendre des Rafale avec leur armement. La France est le deuxième exportateur d’armes dans le monde, les armes c’est important ! Il est donc normal que le chef de l’Etat favorise un secteur industriel dynamique qui bénéficie à l’heure actuelle d’un marché particulièrement porteur. On le sait, Macron se préoccupe en permanence, 24 h sur 24, des intérêts supérieurs de la nation.
Notre marchand d’armes est revenu et il peut maintenant se consacrer à un autre enjeu majeur : mettre définitivement fin, avec la nomination d’un nouveau Premier ministre, aux espoirs d’une gauche radicale qui prétend gouverner le pays après les résultats des élections législatives. Comment en effet confier les affaires du pays, ne serait-ce que les ventes d’armes par exemple, à des islamo-gauchistes, des éco-terroristes et autres extrémistes irresponsables ? L’espérance n’est clairement pas de ce côté-là de l’échiquier politique. Le scrutin populaire a tout de même des limites ! Il n’est pas envisageable qu’un gouvernement de gauche puisse rompre avec la politique économique et sociale actuelle qui est la seule possible.
La France est une démocratie bien encadrée, les citoyens peuvent toujours proposer, manifester, et même voter, mais le pouvoir dispose. Le constat est implacable : une petite oligarchie détient désormais tous les leviers de commande et de contrôle :
- Contrôle de l’information
- Contrôle, surveillance, et éventuellement répression impitoyable des revendications et des manifestations qui remettent en cause le système en place
- Contrôle des institutions censées être des contre-pouvoirs comme le Conseil constitutionnel et qui ne sont plus que des cautions et des artifices destinés à avaliser les décisions illégitimes du pouvoir
- Et enfin contrôle des élections puisque les résultats pour être suivis d’effets doivent être conformes à la doxa économique et permettre la poursuite d’une politique libérale favorable aux entrepreneurs et créateurs de richesse.
Désormais, l’espérance d’une vie meilleure pour les plus défavorisés et d’une réelle prise en compte de l’urgence écologique paraît bien compromise sinon impossible dans le cadre de nos institutions.
Nous sommes dans une impasse et il est bien difficile de s’engouffrer en grand nombre dans une impasse sans qu’une catastrophe ne survienne.