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Billet de blog 16 septembre 2016

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Il faut cesser d'aider les pauvres

Le 24 août, j’ai reçu un mail d’un site marchand qui collecte auprès de ses clients des fournitures scolaires (avec l’aide de la Croix-Rouge en plus !) pour aider les enfants « défavorisés » au moment de la rentrée scolaire. Comme les dames des patrons d’autrefois !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Cela veut dire d’abord que la scolarité n’est pas totalement gratuite. Seul l’enseignement et les locaux dans lesquels il se déroule sont gracieusement offerts aux petits citoyens ; pas les fringues, pas les cahiers, pas les cartables, ni les affaires de sport, ni la cantine le midi, ni les sorties scolaires…

Cela veut dire aussi que si la scolarité était vraiment gratuite pour tous, aucun enfant ne serait plus défavorisé au moment de la rentrée ; il n’y aurait donc pas besoin de leur faire la charité.

Dans le même genre, j’ai appris en juin dans le rapport d’activité 2015 de la Fédération française des banques alimentaires (FFBA) qu’on estime à quatre millions le nombre de personnes ayant recours à l’aide alimentaire. Les Banques alimentaires emploient 476 salariés et plus de 5 750 bénévoles ! Ne serait-il pas plus simple que les nouilles soient gratuites pour tous, ainsi que les sardines, le pain et les haricots verts ?

Plus grave encore, j’ai appris qu’en 2015, 2 000 personnes sont mortes dans la rue et que 30 000 enfants n’avaient pas de toit. Ne faudrait-il pas poser quelques chalets en bois un peu partout, ou au moins des containers aménagés comme on en voit sur les chantiers des opérations immobilières de luxe ?

Il faut cesser d’aider les pauvres. Il faut que la société devienne solidaire, par l’impôt et sa redistribution. C’est la manière la plus évidente d’éradiquer la pauvreté. Tout le monde est d’accord là-dessus, sauf les plus riches, évidemment.

« Quand on a fini d’espérer, disait Sénèque (- 4 à 65 de notre ère), il faut apprendre à vouloir et à faire ».

A mon avis, c’est le moment, parce qu'au trian où ça va, bientôt, nous n'aurons plus le droit.

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