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Billet de blog 25 mars 2016

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ON NE DEMANDE PAS AUX RICHES DE « PARTAGER »

Je sens qu’aujourd’hui, je vais en agacer quelques uns, mais tant pis. Je ne sais plus quel homme de gauche j’ai lu il y a peu, je crois que c’est dans Siné mensuel, un journaliste qui disait : « Partager la richesse, il le faut et c’est possible ». C’est le mot « partager » qui ne me va pas. On ne demande pas aux riches de partager.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le partage c’est comme la solidarité, un acte volontaire que l’on fait par empathie avec les autres, par altruisme. Or, c’est une évidence, si les quelques milliers d’individus qui se sont accaparé 90 % des richesses du globe étaient altruistes, ou humanistes, ou seulement psychologiquement normaux, ils n’auraient jamais osé accumuler de telles fortunes sur le dos des autres.

Il faut donc qu’ils rendent ce qu’ils ont volé, point.

Car la richesse n’a pas d’autre source que le travail de l’immense majorité, qui ne se révolte pas et c’est ainsi que les riches restent riches et que les pauvres restent pauvres. Il y en a même de plus en plus. Partout. Cela aussi est une évidence.

« Partage » est un mot du vocabulaire catholique. Et un catholique essaie toujours de comprendre l’autre, quels que que soient ses actes pour finalement lui pardonner, par humanité, par « miséricorde ». Il a beaucoup de mal à s’opposer frontalement à ce qui est insupportable. C’est ainsi que Jean-Claude Guillebaud, dans un article intitulé « Le tourment de la guerre » rappelle que nous sommes tous fascinés par la violence et qu’il faut « regarder en face les monstres qui nous habitent ». De là à comprendre, même sans excuser, les monstres qui habitent les autres, il n’y a qu’un pas. Et c’est un pas que je trouve extrêmement dangereux, parce que cela interdit de s’attaquer aux vrais responsables de la misère. Et à chaque fois, c’est la Justice qui est bafouée.

Les pauvres n’osent rien dire. On les tond comme des moutons et ils se laissent faire parce qu’ils n’ont pas le choix. Dans les classes moyennes des pays riches, il y tous ceux qui auraient les moyens de se battre. Quelques uns appellent à la Révolution, et ils sont bien seuls en ce moment. D’autres, catholiques ou pas, aident « charitablement » les pauvres à supporter leur misère. Quelques autres se retirent plus ou moins du circuit pour expérimenter des alternatives. Et la masse qui reste s’en fout ou se passionne pour son métier, ou la musique ou n’importe quoi d’autre…

Ils sont, nous sommes tous l’immense majorité et la situation reste inhumaine pour les trois quarts de l’humanité. C’est un bien triste constat.

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