SOYONS FOUS, NATIONALISONS LES LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES

En fait, je viens de m’apercevoir que je suis pour un État entrepreneur, entreprenant, innovant, expérimentateur dans l’économie marchande chaque fois que ça en vaut la peine. Et ça en vaut la peine quand on veut éviter que des actionnaires privés augmentent artificiellement les prix de produits qui sont indispensables.

Certes la liste est longue, mais certains produits, tout de même, sont plus indispensables que d’autres ! Prenez les médicaments. Comment notre communauté nationale peut-elle laisser la recherche, l’expérimentation et la production de molécules qui peuvent sauver des vies, à des capitalistes qui jouent en bourse comme au casino ? Notre société est complètement irresponsable, pourrait-on dire, d’agir de la sorte ! Masochiste, même !

Donc je me dis, moi, avec mon petit cerveau, qu’il faut nationaliser Servier et sa filiale Biogaran qui fabrique les génériques. Le français Sanofi, fait à lui tout seul plus de 8 milliards de dollars de bénéfices par an… Cela permettrait de boucher un petit trou de sécu par ci par là, non ? Et au CNRS d’assurer la recherche des nouvelles molécules. Et à Pasteur de distribuer les génériques pas cher dans le monde entier. C’est de l’utopie, ça ?

Mais pourquoi une utopie ? C’est une évidente nécessité.

Sauf que, dans la période, tout progrès est en train de devenir une utopie de doux dingue. Ca me rend fou, effectivement…

Je vois d’ici votre sourire en coin. C’est pourtant sérieux, ce que je vous dit ! Suis-je le seul à être fou de cette manière ? Plus on est de fous plus on rit, paraît-il.

Quand est-ce qu’on rit ?

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