Presse : encore un angle mort

Un cyclone a dévasté le Mozambique la semaine dernière. Seul Cuba, à ma connaissance a été capable de solidarité. Et la presse occidentale, même celle que seuls-ses-lecteurs-peuvent-acheter, ne semble pas s’en émouvoir.

Extrait de l’édito de la lettre de l’association Cuba coopération France signée d’un certain Roger Grévoul que je ne connais pas mais que je lis chaque semaine. « Le Mozambique vient d’être frappé par un cyclone nommé IDAÎ particulièrement dévastateur. Les dégâts sont catastrophiques : au moins 500 morts, 110.000 sans-abri, de sérieuses menaces d’épidémies... Le gouvernement cubain n’a pas adressé seulement des mots de condoléances et de sympathie. Il vient d’envoyer un hôpital de campagne avec son personnel et les équipements essentiels. Cette brigade de 40 professionnels de santé est venue rejoindre les 372 professionnels cubains en service dans ce pays d’Afrique. »

Et les États-Unis, l’Europe, la Chine, que font-ils ? Rien apparemment.

Et les médias capitalistes ? Ils n’en parlent pas. Médiapart, si, en pointant dans un article datant de vendredi dernier que ce cyclone « suscite de vives craintes sur le changement climatique », bien que les « experts », fort de leur expertise, disent qu’ils ne savent pas dire s’il y a un rapport de causalité entre le réchauffement climatique et l’augmentation de la puissance destructrice des cyclones. Quel est leur expertise, on ne sait pas bien. Pour l’instant, on constate et puis voilà.

Et sur notre refus de solidarité, rien.

On peut en conclure, ou plutôt confirmer que :

  1. le seul pays authentiquement socialiste de la planète (même s’il est bien peu démocratique) est capable de trouver les moyens d’une solidarité internationale, tandis que les puissances industrielles occidentales et orientales laissent tomber avec mépris un continent entier ;
  2. que la presse occidentale, y compris celle qui « ne dépend que de ses lecteurs », apparemment, n’en a pas honte.

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