Ce serait le tourisme et l'agriculture de la Provence et de la France qui seraient anéantis.
Aucun parmi les milliers de touristes qui passent sur l'autoroute A7 à longueur d'années ne prend la peine de s'arrêter, ni même de tourner la tête, pour admirer cette merveille de la technologie française qu'est la centrale nucléaire de Tricastin, tellement plus en harmonie avec le paysage provençal que ces éoliennes qui cueillent les souffles de vent.
De surcroit, il doit être frustrant pour une telle merveille moderne de vivre méconnue à quelques encablures d'Avignon dont le vieux pont inutile est connu dans le monde entier, sans parler du festival qui, chaque été, fait frétiller toute la région.
Alors, pourquoi la centrale de Tricastin ne lirait-elle pas Mein Kampf (Mon Combat, en français) pour faire un pacte avec le diable et devenir aussi célèbre voire plus célèbre que le pont d'Avignon.
Il suffirait de presque rien: rendre fou un opérateur, inviter un terroriste (une espèce en voie d'expansion), détourner un avion, charger du TNT sur un drone, sans plus attendre l'arrivée d'un cataclysme naturel qui risque de mettre trop de temps.
Imaginez la renommée immédiate que susciterait un feu d'artifice nucléaire à Tricastin et toute une Provence parsemée de brindilles radioactives! Dans le monde entier, les touristes seraient avisés qu'il faut désormais éviter la Provence autant que la région de Tchernobyl et de Fukushima. Sans parler des cancers, c'est toute l'industrie touristique et agricole française dont les ambitions seraient anéanties.
Le nom "Tricastin" sonnerait désomais aussi fort que "Hitler", mais qu'importe puisque Hitler est célèbre.
Combien de temps Tricastin acceptera-t-il encore de rester dans l'ombre, alors que la célébrité est à portée de mains?
Avec Julos Beaucarne, c'est A Vous Mes Beaux Messieurs, que je le demande, en ce jour anniversaire de l’évènement qui révéla au monde toute la spendeur mortifère de la centrale de Fukushima.