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Billet de blog 12 janvier 2015

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JE SUIS CHARLIE... droit vs. incitation au blasphème

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

C'est un débat qui découle des évènements de la semaine passée.

Le président de Reporter Sans Frontière (RSF) a sans doute (re)lancé ce débat sur le plateau de France 2 ce dimanche soir 11 janvier (émission spéciale de variétés de Naguy et d'autres en écho à "JE SUIS CHARLIE").

Il s'agit que les religieux comprennent que ce qui leur paraît un blasphème ne l'est pas pour quelqu'un qui est extérieur à leurs codes religieux. Le président de RSF a dit que les religieux ne peuvent imposer le sacré à autrui: Mon rêve ce soir, c'est que dans quelques mois, quand on sera allé voir tout le monde - les rabbins, les curés, les imams - tous puissent mettre à la porte de leurs édifices cette charte qui incite leurs ouailles, tous les croyants, à reconnaître que la liberté d'expression n'a pas de religion.

L'avocat de Charlie Hebdo a confirmé pour sa part que le droit au blasphème, c'est l'esprit de Charlie.

Le site www.nouvelles.fr précise: Si le blasphème n'est, de fait, pas un délit en en France, il l'est encore dans d'autres pays occidentaux ...

Il est vrai qu'il ne faut pas aller trop loin: une loi qui donnerait explicitement le droit au blasphème pourrait être une incitation aux blasphèmes, ce qui n'est guère souhaitable.

Sans loi sur le blasphème, si chacun a le droit d'avoir une religion, ce droit peut-il être remis en question de manière subtile et détournée par des moqueries ou des sarcasmes déplacés et gratuits quant aux pratiques religieuses? De tels sarcasmes peuvent marginaliser ceux qui pratiquent une religion. Dès lors, de tels sarcasmes médiatiques ne sont-ils pas une forme de harcèlement moral ouvert?

Bref, le débat n'est pas simpliste.

Au final, il faudra sans doute que religieux et humoristes acceptent de mettre de l'eau dans leur vin.

En tout état de cause, tuer pour un dessin, c'est du terrorisme, et là y a pas photo! C'est sans doute la motivation essentielle de la grande manif d'hier "JE SUIS CHARLIE" entre République et Nation.

A suivre...

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