Jean-Marc ADOLPHE
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Billet de blog 9 mars 2013

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Marseille capitale culturelle ? Pas pour "l'art de vivre" !

Jean-Marc ADOLPHE
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Marseille-Provence est "Caitale culturelle européenne".

Mais l'histoire ci-dessous est édifiante; elle montre avec quel mépris Jean-Claude Gaudin et la municipalité de Marseille traitent certains collectifs remarquables qui font vivre depuis des années une culture à la fois exigeante et de proximité. Pour cause d'engagements non respectés (qui figuraient dans le dossier de Marseille-Provence 2013), la Commission Européenne devrait illico suspendre le versement des subventions allouées à Marseille-Provence 2013 !

Jeean-Marc Adolphe, rédacteur en chef de Mouvement

APPEL A SOUTIEN POUR EMPÊCHER L'EXPULSION DES PAS PERDUS ET DE L'ART DE VIVRE DU COMPTOIR DE LA VICTORINE
Après cinq ans de tentatives amiables, nous avons été contraints de suspendre depuis un an le versement des loyers, afin d'obtenir de la Ville de Marseille, notre propriétaire, les travaux de réparation et de mise en conformité indispensables au bon déroulement de nos activités.
Par un courrier en date du 25 février 2013, les services du Patrimoine de la Ville de Marseille nous ont signifié la résiliation de notre bail et nous enjoignent de libérer les locaux que nous occupons au Comptoir de la Victorine sous un mois.
Cette injonction fait suite au non règlement d’un commandement de payer correspondant à un an et un trimestre (en cours) de loyer pour les deux structures.
Rappelons-nous !
Le 14 décembre 2006, le jour même de l’annonce de la candidature de la Ville comme Capitale européenne de la Culture 2013, Monsieur le Maire, Jean-Claude Gaudin, annonçait le rachat du Comptoir Toussaint-Victorine par la Ville de Marseille. Une délibération du Conseil municipal en date du 1er octobre 2007 entérinait l’engagement de la Ville et réaffirmait la nécessité d’accompagner l’acquisition de travaux d’urgence « afin de permettre aux artistes de poursuivre leurs activités sur le site ». En février 2008, la Mairie en faisait l'acquisition.
Depuis cinq ans nos structures alertent régulièrement les services du Patrimoine et de la Culture sur les réparations indispensables à la sécurité et au bon déroulement de nos activités, sur l' urgence de travaux de mise en conformité des locaux.
Depuis cinq ans aucune initiative sérieuse n'a été prise par ces services pour répondre à ces demandes essentielles.
D’autres résidents du bâtiment ont rencontré et dénoncé les mêmes difficultés. Des démarches collectives ont été entreprises : constat d’huissier, demande de rendez-vous avec les services de la Ville, signalement systématiques des actes de vandalisme et des dégradations, déclarations de sinistres aux assurances, demande d’interventions, demande de travaux d’urgence et de mise en conformité, etc…
Depuis cinq ans nos très nombreuses démarches sont invariablement restées sans réponses significatives.
Nous sommes des structures artistiques et entreprises du spectacle responsables. Nous avons à cœur le respect des règlementations et souhaitons sur ce point être irréprochables.
Mais dans quelle situation sommes-nous mis, quand il y a cinq ans, nous était annoncé que nous n'avions pas l'autorisation d'accueillir plus de 19 personnes dans nos locaux (1350 m2 d'espaces pluridisciplinaires), toutes structures confondues - sans que cette interdiction ne soit accompagnée de mesures qui permettraient d'organiser nos activités conformément aux règles de sécurité ?
Depuis cinq ans, de fait, nous sommes contraints de travailler dans des conditions déplorables et inadaptées, qui entravent le développement de nos activités.
Nous n'avons eu d’autres choix pour attirer l'attention de la Ville de Marseille que de suspendre collectivement, depuis un an, le paiement des loyers, provisionnant ceux-ci en vue d'un règlement ultérieur. Nous avons bien conscience que cette forme d’action n’est pas une solution ; elle est à ce jour la seule que nous ayons trouvée.
Aujourd’hui, l'unique réponse de la Ville de Marseille à cette situation, est la menace d'engager une procédure d’expulsion immédiate à l'encontre de deux structures artistiques, par ailleurs soutenues par l’Etat et l’ensemble des collectivités territoriales pour leurs activités dans le domaine du spectacle vivant, de la musique et des arts plastiques au Comptoir de la Victorine.
Cette menace d’expulsion intervient
- sans qu’aucune recherche de conciliation n’ait été engagée par la Ville de Marseille
- sans qu’aucuns travaux d’entretien ou de mise aux normes significatifs n’aient été effectués depuis l’acquisition des bâtiments
- sans que les obligations incombant au bailleur ne soient respectées

Cette expulsion reviendrait pour la ville à provoquer l'arrêt brutal des activités des Pas Perdus et de L’Art de Vivre et à mettre en cause l'existence même de ces deux entreprises.
Elle constituerait une entrave à l’activité de très nombreuses structures culturelles de Marseille accueillies de façon régulières dans les locaux du Comptoir de la Victorine.
Aidez-nous à l'empêcher !
Aidez-nous à ce que de toute urgence des travaux de réparation et de mise en conformité soient engagés !
Aidez -nous à ce que le Comptoir Toussaint-Victorine devienne un lieu digne des résidents qui l'occupent, digne du quartier dans lequel il se trouve et de ses habitants !

Le Comptoir de la Victorine - 10 rue Sainte Victorine, 13 003 MARSEILLE
Les Pas Perdus - 04 91 50 07 38 - lespasperdus@wanadoo.fr
L'Art de Vivre - 04 91 64 31 04 - lartdevivre@free.fr

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