Allons enfants de la patrie ! (réveillons "La Marseillaise")

Dans quelques jours le Tribunal de commerce de Marseille aura à examiner deux projets de reprise du quotidien La Marseillaise. L’un des deux est porté par la SAS Les Nouvelles Editions Marseillaises.

Dans quelques jours le Tribunal de commercearrow-10x10.png de Marseille aura à examiner deux projets de reprise du quotidien La Marseillaise. L’un des deux est porté par la SAS Les Nouvelles Editions Marseillaises.

 Quel est le constat ?

Un titre né de la Résistance, voici plus de 70 ans. Farouchement ancré à gauche, porteur d’une vision non consensuelle présentée par des journalistes de qualité. Mais aujourd’hui, une entreprise confrontée à des pertes financières considérables, une gestion d’un autre âge et une absence d’investissements qui a notamment empêché le développement numérique.

 Quelle est notre ambition ?

La Marseillaise a tout pour devenir un grand média généraliste, porteur des valeurs humanistes, progressistes et solidaires, du sud-est de la France. Ce journal, et les projets éditoriaux, événementiels et culturels que nous souhaitons mettre en œuvre, peuvent offrir une des réponses d’envergure aux crises de citoyenneté et de démocratie locale, ainsi qu’une réponse aux intolérances aux fractures sociales et culturelles. Il s’agit en effet de contribuer à construire une démocratie locale vivante, participativearrow-10x10.png ; pour que soient exprimées et entendues les voix de ceux qui appellent au vivre-ensemble contre celles, bruyantes, de ceux qui cultivent la peur de l’autre, et appellent aux tensions et aux exclusions. Les exigences journalistiques, citoyennes et entrepreneuriales qui nous animent seront le sens de notre engagement.

Votrearrow-10x10.png soutien est déterminant !

Dans le mouvement d’une nouvelle formule de La Marseillaise que nous lancerions en juin, une grande opération de financementarrow-10x10.png participatifarrow-10x10.png sera lancée, afin de garantir l’indépendance du titre, et lancer les premiers projets, en complément des apports bancaires et d’investisseurs sincères.

Dès à présent, si vous adhérez à la démarche que nous avons engagée, faites le savoir en donnant le plus de poids possible à une offrearrow-10x10.png novatrice et ambitieuse qui ne répond pas aux règles traditionnelles, lesquelles n’aspirent jamais spontanément à changer…

Les Nouvelles Editions Marseillaises,  SAS au capital de 12.000 euros.

Présidée par Fabrice KEHAYAN, gérant de société. Constituée de : Jean-Marc ADOLPHE, journaliste, fondateur de la revue Mouvement ; Henri AGNEL, compositeur ; Jean-Jacques BIRGE, compositeur ; Pierre BONNET, agent territorial ; Laurent CAUWET, gérant des éditions Al Dante, responsable du lieu culturel Manifesten ; Jean-Paul CURNIER, écrivain, philosophe ; Jean DIGNE Jean, président de « Hors les murs » et du Musée du Montparnasse ; Karine GARBARINI Karine, photographe, responsable d’association ; Liliane GIRAUDON Liliane, écrivain ; David GRZYB, fonctionnaire territorial, Président du Parc Régional de Camargue ; Marc JACQUIN, directeur de projets culturels ; Jean KEHAYAN Jean, journaliste honoraire, essayiste, ex-Président du Club de la Presse Marseille-Provence ; Fanny LANNOY, administratrice ; Christian LEBLE,journaliste, réalisateur ; Gérard MORDILLLAT, écrivain, journaliste ; John PALACIN, administrateur civil, diplômé d’HEC et de l’Institut d’Etude politique de Paris, ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration, ex-membre du cabinet d’Arnaud Montebourg au ministère du Redressement productif ;  Christian POITEVIN, poète-écrivain, ex-adjoint à la culture de la Ville de Marseille ; Fatiha SCHLICHT, administratrice ; Erick VEDEL Erick, photographe ; Claude VERON, directeur de projets culturels.

Nom :

Prénom :

Fonction :

Adressearrow-10x10.png :

Adresse mail :

« Je soutiens le projet de relance de La Marseillaise porté par Les Nouvelles Editions Marseillaises ».

A adresserarrow-10x10.png à : nouvelleseditionsmarseillaises@gmail.com


Soyons pressés !

 La presse ça presse.

Nous sommes l’information.

Nous sommes le média.

Nous sommes le bouche-à-oreille.

Nous sommes la rumeur et le commentaire.

Nous sommes les ondes.

Nous sommes la toile.

Nous sommes les journaux.

Nous sommes les colporteurs des nouvelles bonnes et mauvaises.

 

Charlie. Les armes qui ont voulu te tuer t’ont ressuscité.

Mais dans le désarmement d’autres feuilles se ramassent à la pelle :

Marseille risque de n’être bientôt plus ravi par un journal satirique,

Toute la Provence se prend les pieds dans le Tapie,

Et même l’hymne national est défait, en voie de judiciaire liquidation.

C’est la guerre des cessions et des récessions.

De Vintimille à Vendres,

bientôt ne résonneront plus les échos de La Marseillaise

 

Sont-ils morts pour rien,

Mala Kriegel, Jean de Bernardy, Léon Paranque et tant d’autres,

écrasés par la botte du nazisme et de la collaboration,

tués-fusillés pour avoir écrit, imprimé, diffusé, les pages d’un journal clandestin

qui refusait que la France marche au pas de l’oie ?

 

Au moins, la censure d’alors était claire et nette,

elle claquait comme balle de fusil.

Aujourd’hui les censures sont silencieuses, économiques ; elles n’en sont pas moins meurtrières.

 

Mais aujourd’hui nous nous levons et nous élevons

contre les fanatiques de la soi-disant religion

qui ont voulu abattre un journal Charlie ;

et tout autant contre les fanatiques de la soi-disant économie

qui veulent abattre notre bien le plus cher : la liberté de s’informer et de s’exprimer.

 

Aujourd’hui, redevenons insupportables :  réinventons la presse qui va bien, la presse qui respire, la presse qui polémique, la presse qui révèle, la presse qui débat, la presse qui sort de la propagande publicitaire, la presse qui presse et nous presse de redevenir des citoyens libres et indépendants.

 

Rien, jamais, n’est inéluctable.

Cette presse qui va mal, nous nous donnons comme consigne de la réparer,

de la sauver de ses ennemis et censeurs.

Nous décidons, pour commencer, de ne pas laisser mourir de mort pas si belle La Marseillaise,

allons lever des fonds et du désir afin de reprendre en vigueur un si beau titre pour qu’il ne finisse pas dans la fosse commune du cimetière des journaux.

Oui, nous pouvons le faire. 

Il suffit de le décider.

Ensemble et joyeusement. 

Jean-Marc Adolphe pour Les Nouvelles Editions Marseillaises

(20 janvier 2015)

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