Parfois, on peut croire à un poisson d'avril...

Cette année le poisson du 1er avril n’était pas de mise. Merci au Canard enchaîné d’avoir titré qu’il était reporté à l’année prochaine. Pourtant parfois,  écoutant les infos,  on pouvait croire à un poisson d’avril! ...

Soudain, voilà qu’on s’inquiète du sort des personnes âgées dans les EHPAD!  Du sort des jeunes qui errent sans famille et sans abri  dans les rues de la capitale! Du délabrement des prisons! Soudain on découvre qu’on manque de masques, de tests, de matériel,  de médicaments, de personnels dans les hôpitaux! Soudain on perçoit les limites de la mondialisation, de la solidarité européenne, de l’économie de marché, du tout  compétitif, du tout libéral!  Soudain, et là on tombe de l’armoire, on entend un président, des ministres,  des économistes, tous depuis des lustres attachés à un  libéralisme pur et dur,  soutenir  qu’il ne faut plus se soucier de la dette, du déficit, qu’il faut agir solidaires, quoiqu’il en coûte, et qu’après la crise il faudra relancer l’économie par la consommation et peut-être même nationaliser certaines entreprises…!  Ils disent aussi qu’après la crise,   rien ne sera plus comme avant et que tout devra changer!  

Rappelez-vous, c’étaient les mêmes qui nous disaient, hier encore,  lorsqu’il  fallait trouver deux sous pour améliorer l’ordinaire des derniers de cordée:  il n’y a rien à faire,  il n’y a pas d’alternative! 

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