Jean-Marc Guillaumond

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Billet de blog 11 novembre 2016

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Trump avec tambour et trompette !

A la présidence des USA, c'est un patron qui sera aux affaires..

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Trump élu!

Certains pourront y voir les limites de la démocratie. Partant du principe (à vérifier cependant) que dans toute population donnée, les ignorants et les imbéciles sont les plus nombreux, il y aurait un risque certain à les laisser voter…De là à rétablir une sorte de scrutin censitaire qui ne donnerait la possibilité de choisir ses élus qu’à ceux qui peuvent le faire en toute connaissance de cause  et à interdire, par exemple, le droit de vote à tous ceux qui regardent en boucle les émissions de la télé-réalité, il y a un pas, dans une démocratie, délicat à franchir...

D’autres insisteront sur le rejet d’une classe politique qui depuis des décennies, aux USA comme  en Europe, républicains, démocrates, droite et gauche confondus, sert surtout l’intérêt de grands groupes financiers aux dépens des classes  dites moyennes. Par son parcours, Hillary Clinton  en était perçue comme la plus digne et sûre représentante. Tous les milieux d’affaires dans le monde savaient qu’avec elle au pouvoir, rien sur le plan des liens entre le milieu politique et les milieux financiers n’allait changer. Face à Trump, Sanders porteur d’un programme original (pour les USA) aurait sans doute été un plus redoutable adversaire.

 Mais voilà c’est Trump qui a été élu…

 On remarquera que le bateleur qui a séduit une partie de l’Amérique avec ses déclarations à l’emporte-pièce anti-système, anti-élite, très éloignées des codes habituels du discours politique  est avant tout un homme d’affaires, chef d’entreprise et milliardaire. Et personne ne peut imaginer sérieusement (sauf peut-être une partie de son électorat) que sa fortune et son empire  immobilier se soient construits hors système. Désormais avec Trump, les milieux d’affaires n’ont plus besoin d’un homme  ou d’une femme politique pour les représenter.  C’est un des leurs qui va directement diriger le pays. Comme une entreprise.  Trump, c'est le capitalisme au pouvoir, à l’état brut, sans intermédiaire. 

 Après le Brexit et les poussées de l’extrême-droite en Europe, cette campagne présidentielle américaine et son aboutissement Donald  Trump (sorte de cerise sur le gâteau) devraient interroger un système économique libéral à bout de souffle  qui, en creusant de façon abyssale les inégalités entre les individus, est devenu dans nos sociétés le principal facteur de désordre social, civique, politique et le pire générateur d’insécurité. 

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