Manon des Beaux Quartiers

Manon des Beaux Quartiers est hors d’elle. Terminés les apéros du soir après la fac, les discussions enflammées où on refait le monde avec les copains aux terrasses des cafés...

Ce virus m’a volé ma jeunesse, nous sommes, comme l’a bien dit notre président Macron, une génération sa-cri-fiée! 

Déjà une fois, lors de vacances de Noël, elle avait ressenti cette injustice lorsque avec ses parents, ils avaient été bloqués  par la neige toute une journée sur la route qui les conduisait à Courchevel. Nous sommes  pris  en otage!  avait-elle sangloté. 

Quand on lui fait remarquer que ce n’est facile pour personne, elle a cette parole désarmante, oui mais les vieux, les pauvres, les malades, font moins la différence.  C’est plus facile pour  eux de se priver des plaisirs de la  vie, ils en ont l’habitude!

 Mais, rassurez-vous, Manon est une battante. L’année prochaine, si ça continue, c’est juré, dit-elle, quoiqu’il arrive, je partirai me ressourcer à Dubaï.

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