Eux ont l’ expérience de la difficulté scolaire. Plus que ces premiers de la classe que sont Attal, Belloubet, Blanquer, Pap Ndiaye qui ne connaissent l’institution scolaire que du premier rang de la classe
Si l’école d’aujourd’hui ne marche qu’avec les bons élèves (et avec eux, elle marche très bien), c’est qu’elle n’est faite que par des bons élèves et pour les bons élèves.
Notes, classement, bientôt redoublement et groupes de niveau, l’école n' apprend pas grand chose aux élèves, mais elle les évalue beaucoup. Une gare de triage. qui écarte, sélectionne, élimine pour ne garder, que ceux, les happy few, qui intégreront, en bout de course, via les classes prépa, les grandes écoles.
A l’école, les maitres (et ce n'est pas de leur faute) passent plus de temps à vérifier des savoirs souvent acquis (ou pas) par les élèves dans leur famille qu’à les leur transmettre !
Pour Noémie, le mauvais élève est aussi intéressant que le bon. Ses défauts, positivement pris en compte, tourneraient en réelles qualités. Ainsi l’ignorance devenant objet d’étude sérieuse ( j'apprends que j’ignore, je sais que je ne sais pas) contribuerait à cette humilité qui fait si cruellement défaut à la macronie et coupe nos élites dirigeantes de la base citoyenne. Quant à la paresse, sérieusement travaillée, elle pourrait déboucher plus tard, en entreprise, et en particulier dans l'organisation du travail, sur des trésors d'inventivité et de productivité… Produire plus en travaillant moins… Un beau challenge de paresseux motivé!