La soirée se poursuivait tard dans cette petite auberge au pied de l'Izoard. Nous avions englouti de copieuses oreilles d’âne et bu force pichets d’un vin blanc particulièrement gouleyant. La conversation en vint naturellement au loup. Ce fut alors la fureur et le bruit. Le loup divise. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Dans le tumulte général, je parvins à placer qu’il y a un loup de droite et un loup de gauche, le loup du Figaro et le loup de Libération, le loup des éleveurs et le loup des bobos parisiens.
J’expliquai, le loup dans la bergerie, il est de droite, le loup dans la nature, il est de gauche.
On protesta, tu exagères, tous les éleveurs ne sont pas à droite !
D’accord, j’admis, mais les lecteurs du Figaro, si !
Et Macron?
Quoi Macron?
Le loup Macron, tu le mets où?
Bonne question, justement, j’ai répondu, en me resservant un petit verre de génépi, le loup ne peut être en même temps dans la bergerie et dans la nature. S’il vous assure du contraire, méfiez -vous, ce loup n’est pas un loup, c’est un renard!
Après, on a parlé du patou et là, on a eu un mal de chien à définir quelle sorte d’animal politique c’était...
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