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Billet de blog 11 septembre 2021

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Qui peut être au 2ème tour face à Le Pen ?

Oui, qui peut être là, de gauche, pour vraiment (pas fantasmatiquement) battre la vermine et SURTOUT, enclencher l'avenir ?

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Dans huit mois, le 1er tour de la présidentielle. Grâce à la Constitution, si intelligemment confortée par Jospin, celui ou celle qui gagne gouverne le pays pendant 5 ans sans partage. Soyons d'emblée clairs : Le Pen ne gagnera pas cette élection. Elle sera au 2ème tour, et elle sera battue par le/la candidat-e arrivé-e derrière ou devant elle au 1er tour. Qui en doute ?
Mais parti comme c'est, ce sera Macron, ou Bertrand, ou Pécresse etc.
Je suis ce week-end à la Fête de l'Humanité. Ici, on palpe l'existence et l'hégémonie possible de ce qu'on nomme le peuple de gauche. Pas "le peuple". Le peuple de gauche. Pour m'y rendre, ce matin, j'ai marché (à pied, donc) 12 km de la Place de la République jusqu'à Dugny, traversant le XIème, passant devant la Maison des Métallos, Belleville, l'incroyable Pré-Saint-Gervais (allez voir !!!), Pantin, Aubervilliers, La Courneuve. Perdus ou non lors des anecdotiques et tristes élections récentes, ces lieux témoignent de l'existence et de l'hégémonie encore réelle de ce peuple, dont la captation par l'extrême droite n'est que le résultat épisodique du naufrage présent des partis de gauche (je n'ai pas souci d'y mettre des guillemets).
Alors, entendre Fabien Roussel, ayant rassemblé cinq mille convaincus devant la grande scène, affirmer en même temps qu'il sera candidat à l'élection présidentielle et que le PCF combat l'abstention "de toutes ses forces" (verbatim)... c'est à n'y pas croire comme disait Aragon, mais en sens inverse ("Il fait beau...", écrivait-il). Quelle différence entre l'abstention et le vote pour un(e) candidat(e) qui fera 3, 5, 12% et finira à la corbeille ? Sinon qu'en avril, s'il fait beau, au moins on n'ira pas perdre son temps à déposer un bulletin symbolique dans l'urne ?
Il sera toujours temps, en juin, de confronter les programmes pour la législative, si un(e) président(e) de gauche assure la majorité à l'Assemblée. Et surtout, si il/elle a clairement annoncé que ses premiers mois seront consacrés, d'une manière ou d'une autre, à la réforme constitutionnelle restaurant (ou créant) la démocratie en France. A quoi sert de se battre à coups de radicalité, ou de réalisme, ou de dosage écono/écolo, quand on a perdu d'avance ?
Oui, mais qui va se désister, et pour qui ? Si c'est dans un esprit de retour immédiat d'ascenseur, de donnant-donnant, inutile ! Je te laisse l'illusion de l'Elysée, tu me sauves mes circonscriptions... Vanitas vanitatis...
Honnêtement parlant, qui prétend ne pas voir qu'il n'existe en France à ce jour qu'une seule personne, personnalité, apte à devancer un candidat de droite ? Une femme d'Etat, courageuse et marquée, qui n'attend qu'une ouverture pour offrir sa combativité et son prestige ?

On aura bien compris que ce billet ne s'adresse pas seulement, et loin de là, au seul Parti Communiste.

Jean-Marie Viprey, Besançon

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