Le Porc, le Loup et le Pingouin

Encore un oiseau blessé d’une flèche

Proverbe 

Les animaux du monde ne vivaient plus en paix
Depuis qu’homo sapiens, inexorablement,
Avec un gros cerveau sous un foutu toupet
Souillait leurs territoires méticuleusement.
Hormis Rat, Ver, Chacal, Coyote, Vautour,
Tous subissaient le joug de l’apprenti sorcier,
Et tous voyaient venir la fin des heureux jours.
L’irraison du plus fort navrait le monde entier.

Mais trois bêtes entre toutes méritaient la pitié.
Porc, Loup, Pingouin aussi, pleuraient à chaude rage
Car en plus de périr, ils étaient humiliés,
Subissant calomnie, diffamation, outrage.

Plus lubriques pourtant, et plus sales que Porc
Les hommes l’avaient pris comme figure infecte.
Plus sanguinaires que Loup, plus affamés encore,
Ils l’avait instauré croquemitaine abject.
Bien autrement damné, un pauvre palmipède,
Pingouin de son état, vivant au Groenland,
Maudissait en pestant le foutriquet bipède :
Tout d’abord comparé au président Hollande,
Il vit dans Mediapart qu’en avril aux Glières,
On avait comparé les présidents-Karcher
À deux membres émérites de la gent glacière.

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