Macron entre Ubu et Henri le Béarnais

Ubu ( Hitler, Trump, Bokassa, Amin Dada, Pol Pot, Staline, etc. ) ; Henri de Navarre ( Henri IV, le chef de l'exécutif le plus humaniste, habile, clairvoyant que la France ait connu ). Ce sont les deux destins qui se proposent à Manu. Si Ubu l'emporte, je devrai cesser ce blog et me taire en général, car la dictature sera instaurée. Il faut sauver le président Macron.

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Je suis inquiet. Je l’aime bien, moi, ce président. Et c’est la première fois que j’aime bien la personne pour qui j’ai voté. Non pas en me bouchant le nez comme je l’avais fait en 2002, mais en pleine liberté. Et au premier tour aussi. (En 2002, je fus cocu également au premier tour puisque j’aurais dû voter Taubira, et que j’ai voté Jospin, ayant observé chez Jean et Francine — bistrot — la courbe des sondages dans le Parisien.) Sur le papier, c’était vraiment prometteur : table rase des partis, du faux clivage gauche-droite, complètement obsolète à côté du vrai clivage actuel, entre humanisme et racisme, celui qui règne entre les amoureux de l’ouverture, de l’Europe, de la solidarité, du respect de l’environnement, et les accros à la peur de l’autre, au refus de l’aide, au repliement sur soi.

Je suis inquiet. Manifestement, il a pété un câble. Il a viré mégalo. Ou il est victime du démon de la perversité selon Edgar Poe. En tout cas, il dit n’importe quoi. Exemple le plus grave : « Tu m’appelles pas Manu. Tu me dis Monsieur le Président. Il faut respecter la fonction que j’occupe. » Et en même temps (!) il se fait des graves selfies avec des mecs qui font le doigt d’honneur italien. En parlant de selfies, pourquoi n’a-t-il pas condamné le comportement de Benalla ? Il est rien bravache, hein  ?

Je suis inquiet. C’est au sein de la Cinquième République qu’il semble que Manu perde les pédales. La Cinquième qui lui permet de déclarer la dictature ! Même en espérant qu’il ne le fasse pas, qui peut-on attendre en 2022 s’il ne redresse pas sa popularité ? Elle, non ? À moins que ce ne soit elle ? (celle qui n'a gardé que le Maréchal et s'est débarrassé du Le Pen ).

Je suis inquiet. Si la dictature arrive, que deviendra la belle liberté de parole qui est la mienne en ce moment ?

Et si on demandait à Brigitte ? Elle pourrait, je sais pas, lui mettre une colle ? une fessée  ? un cataplasme ? des baffes ? Une sale note ?

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