Gros canard débile

Vieille métaphore de Donald Trump

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Le métier de bouquiniste présente au moins un avantage : on a tout le temps de nouveaux livres, et dans le tas, des choses qu’on ne connaît pas ! Et comme on met du temps à les vendre, on a le temps d’en lire quelques uns. Et on lit des choses qu’on n’aurait jamais songé à lire. Exemple : Hellboy. C’est une BD américaine, de Mike Mignola et Bill Wray. Vrai, c’est mignon ! Hellboy est un bébé démon. Pas encore le droit de faire tout un tas de choses, et il a les boules. Par exemple, il peut pas bouffer de chair. Il est en train de faire rôtir une espèce de ver au-dessus de la lave dans laquelle Hitler est en train de baigner. Hitler va l’embrouiller. Utilisant sa naïveté, il va lui indiquer, afin de servir ses noirs dessins, un coin où on peut manger de la chair.
Enfin, c’était juste pour situer un peu.
Les auteurs reprennent et parodient le genre comics. À la fois super-héros et journal de Mickey. Le tome III, après deux aventures de Hellboy, m’a fait rencontrer Gros canard débile. Aussi gore, aussi grave, aussi hilarant que Hellboy. Avec en plus que ça cadre pile-poil avec Donald le Connard, dont on parle tant depuis deux ans maintenant.
J’espère que vous allez être d’accord avec moi : belle métaphore de Trump. L’espèce de p'tit Titi, c’est tout à la fois la justice, la justesse, les droits de l’homme, la courtoisie, les traités internationaux, etc. Et le caneton dans les cages (apparemment, ces américains-là n’y connaissent rien au rugby), c’est-à-mon sens l’américain lambda. Enfin, lamba +.

 

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