Il nous faudrait quelqu'un.e

Un président pour en finir avec le président. Un parti pour en finir avec les partis. Constitution pour une démocratie participative. Y a juste à décider d’y réfléchir. Oser. Penser. Inventer. Créer. Jeter à la face du monde le défi, non-pas d’une tête de roi, mais de têtes qui pensent. Le réseau des tronches. Proposer un modèle, portable, universel. Peut-être sauver le monde !

coluche-candidat

Vous souvenez-vous de l’élection de 1981 ? Marquante, hein ? La joie ! L’euphorie. La fête. Musique. Jusqu’en 1984.

Bon. En fait, l’élection de 1981 est marquante à d’autres titres, surtout un : 16 % d’intentions de votes pour un clown gai. Et puis le non-engagement final du clown. Ses dires : « menaces, de toutes part ». De tous partis. Et puis son apostrophe à Mitterrand (je ne me souviens Pas Verbatim, Mais En Substance), c’était « sa carrière, s'il savait où on s'la met ! ». Le « Où est passé not’pognon ? » (de dingue). Le Droit de réponse « Faut-il tuer Coluche ». Et puis 1986, bien sûr. Putain de camion. Le soupçon.

Soupir.

Lui-même, je m’en souviens très bien, avait dit : « C’est clair, moi, j’aurai pas été capable d’être président. » (toujours PV, MES)

Dans cette boutade, il y a certainement l’idée inconsciente que président, c’est une aberration. Et je suis sûr qu’il aurait été capable d’être cet homme qui une fois élu, met en chantier la fin du pouvoir personnel et des partis. Constitution pour une démocratie participative. Y a juste à décider d’y réfléchir. Et à oser. Penser. Inventer. Créer. Jeter à la face du monde le défi, non-pas d’une tête de roi, mais celui des têtes pensantes. Le réseau des tronches.

Aurait-il eu ses putain de 500 signatures ? 500 élus. 500 personnes délégant Coluche pour qu’il mette à bas le système dans lequel ils se vautrent ! Enfin, c’est pure hypothèse, Coluche ne pensait probablement pas à instaurer la première République. Et alors, dans ce cas plus traditionnel : je suis élu, et je fais avec l’assemblée qu’on aura, comme depuis 1958 ; dans ce cas-là, les 500 signatures, il les aurait eues ?

Dur à dire. Et puis, 38 ans plus tard, c’est inutile de se poser la question.

Mais si on avait quelqu’un.e d’autre ?

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