Ah ! Le mirage de la grande Europe, l’Europe protectrice, le grand peuple européen, le grand pôle économique ! Avec ce bouleversement irréversible, où est la solidarité, cet esprit communautaire qui devait venir – je vous le rappelle – une fois l’Europe marchande en marche ?
A part les marchands, sans compter l’ersatz d’Europe citoyenne, a-elle eu, un jour, de la consistance ?
Dans un mes billets je disais que l’on fera le trottoir (DEMAIN NOUS FERONS LE TROTTOIR...) Texte écrit le10 novembre 1996. Mais nos dirigeants – certains, certes – ne sont-ils pas des macros vendant leurs peuples en prostitution au plus offrant ? Ils en vendraient même nos organes vitaux –usines, savoir-faire, musées, grandes écoles, etc.. -, nous laissant faire la manche demain.
Des peuples qui élisent des macros, des proxénètes, comme représentants, un comble !
La Chine humiliée par deux "guerres de l’opium" tient aujourd’hui notre destin en main. Leur faire la guerre pour les obliger à fumer de l’opiumest à l’image de notre frénésie d’aujourd’hui dans la consommation ubuesque, dans le gavage de bouillies médiatiques.
Les occidentaux n’ont pas compris que le temps des Rambos guerriers hollywoodiens sur tous les champs de bataille est terminé.
Billet de Jean-Louis Denier sur Marianne2.fr :
Pourquoila Chine veut-elle racheter l'Europe ?
L'Empire du Milieu voudrait racheter plusieurs milliards d'eurosde dettes portugaises. Lentement, mais sûrement, la Chine «tisse sa toile» enEurope. Selon le journaliste Jean-Louis Denier, l'état asiatique souhaiteraitéviter tout protectionnisme de la part des Européens et développer une zoned'influence politico-financière.
La longue liste des « emplettes » chinoises en Europe
Selon un quotidien portugais - le Journal de Negocios- la Chine s’apprêterait à racheter plusieurs milliards d’euros de dettes portugaises. Cette opération prendrait la forme d’une acquisition massive d’obligations d’Etat lusitaniennes et se déroulerait lors du premier semestre de l’année 2011.
Habituellement, les commentaires et considérations d’usage ne rendent compte de ce type de décision que sous un seul angle, celui de l’économie. Ils considèrent - et ils n’ont pas tort - que Pékin poursuit principalement trois objectifs en soutenant les pays de la zone euro :
1° Préserver la situation financière (le pouvoir d’achat) d’un ensemble géographique et économique qui est le premier débouché des exportations chinoises dans le monde et le second partenaire commercial de la Chine après les USA.
2° Rallier l’Union européenne à la cause du Yuan et obtenir d’elle une attitude bienveillante permettant à la Chine de continuer à sous-évaluer sa monnaie et donc de continuer à exporter massivement.
3° Diversifier les placements chinois (1900 milliards d’euros de réserves de change) en achetant de plus en plus d’avoirs libellés en euros et de moins en moins d’avoirs libellés en dollars.
Même exacte, cette vision des choses est partielle et néglige une autre approche, celle qui, géopolitique, rend compte d’intentions chinoises qui ne sont pas uniquement économiques ou qui intègrent le facteur économique dans une stratégie globale et internationale d’Etat où l’économie est la continuation de la politique par d’autres moyens.
Cette instrumentalisation de l’économie la place donc sous la subordination, et de la politique, et d’un Etat, c'est-à-dire d’une ((suite ...)