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Billet de blog 30 mars 2010

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Le Pigeon et le Renard

Dans cet exrême-droite néolibéralisme usurpateur à jamais irréversible, de surcroît anti-républicain, anti-démocratique, au delà des retraites, c'est notre "Vivre Ensemble" qui est en jeu aujourd'hui.

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Dans cet exrême-droite néolibéralisme usurpateur à jamais irréversible, de surcroît anti-républicain, anti-démocratique, au delà des retraites, c'est notre "Vivre Ensemble" qui est en jeu aujourd'hui. Hélas, de l’Histoire, l’incapacité à apprendre et les intérêts à ne pas comprendre ne sont pas fortuits. (mon premier billet sur médiapart) :Le Pays des bêtes

De tous bords, comment qualifier ces gens qui concourent, qui postulent à une démocratie fictive empêchant ainsi toutes issues honorables à la planète ? S'il n'y a pas une "bonne" petite guerre salvatrice, ou une "bonne" St Barthélémy avec des minorités, d'après leurs plans, je peux déjà vous donner le prochain président de la république étonnant ("François Hollande") qui ne fera que cinq ans pour laisser la main à un duo détonnant et naufrageant. Où sont les bonnes lois, de la Droite - la vraie, pas ces extrémistes néolibéraux - à la Gauche en passant par le Centre où sont les bonnes mains de St Just: « Les révolutions qui naissent de bonnes lois et qui sont maniées par d’habiles mains changeraient la face du monde sans l’ébranler ».

Depuis les années 90 avec le "Thomson à 1 Franc", au fond de nous-même, dans une confiance surréaliste et bougrement hypocrite, nous savions que la bulle de la croissance infinie et de l'argent virtuel infini - gages de paix sur la planète - avaient une fin. C'était trop beau. Le Pacte a été rompu par de trop gourmands, on ne joue plus, les Marchés, sauvés une première fois du désastre, demandent à voir les cartes. Donc depuis fort longtemps, ayant le flair aiguisé, emmenant nos richesses dans des paradis fiscaux non exposés, les chiens et les rats ont déjà quitté moralement et virtuellement le navire "France". Il nous reste ces chacals aux ordres des exilés fiscaux gérant la France à distance, ces charognards sous forme de sirènes charmantes qui nous disent qu'ils ont de belles têtes, qu'ils sont des 'premiers communiants", qu'ils nous aiment à la folie, ces serviteurs zélés qui nous ouvrent nos cerveaux pour un meilleur temps disponibles au matraquage et à la manipulation, en nous chantant le terroir, des chansons envoûtantes et des pensées uniques déconcertantes. Une grande partie de nos élites se sent investie, à n'importe quel prix, à n'importe quel renoncement, quel que soit le nombre de morts (plusieurs milliards prochainement), de sauver les valeurs de l'occident et de sauver sa peau. Mettre la France au pas, dans leur droit chemin : pour elle, avec son peuple - "élu de Dieu" pour certains - , l'occident est la quintessence de l'évolution. Elle vendrait, elle prostituerait sur un plateau de TV père et mère si nécessaire. Autrefois nous étions des veaux. Hier, avec un mépris sans nom, elle nous prenait pour une poule facile, un peu simplète, un peu limitée (Giesbert : "La tragédie du Président" Flammarion, mars 2006, page 284, propos attribués à de Villepin) : "La France a envie qu'on la prenne. Ca la démange du bassin. Celui qui l'emportera à la prochaine élection, ce sera pas un permanent de la politique, mais un saisonnier, un chenapan, un maraudeur".

Aujourd'hui, nous sommes, pour eux, des moutons de Panurge avec les loups dans la bergerie. En pompant la bête comme des "draculas", sous des airs de "Sainte-Nitouches", de "Bon-Dieu sans confession", elle vendrait la France en pièces détachées, en leasing, sans scrupules et sans morale - une chaîne de montage ici, un musée là - . A coup sûr, elle vendrait son peuple "mante-religieuse" s'autodétruisant indirectement par ses fonds de pensions et ses actifs boursiers, peuple outragé, brisé, martyrisé, mis en esclavage devant le chantage des marchés financiers dont elle fait partie (de l'Intérieur "1984") comme professionnelle, marchés financiers qui vivent là où il y a des jambons frais : maîtres du monde sans morale, émanation de nos faces sombres.

Où sont ces élites responsables et honnêtes, au service de notre bien commun, au service de la vraie Europe, citoyens de la Terre?

Où sont ces élites construisant l'avenir pour nos enfants, respectant notre dignité d'humain, nos principes républicains?

On ne se méfiera jamais assez des charlatans déguisés en démagogues! Dans ce cynique darwinisme, la vraie Politique, la vraie Foi sont, pour eux, des attrape-gogos. Pour eux, c'est la rentabilité du court-terme et l'obéissance aux ordres venant d'ailleurs! Dans ce beau pays de notre roi-soleil Nicolas XVI, protecteur des massacreurs d'humains et de son copain Benoit XVI, protecteur, devant la justice des Hommes, des abuseurs d'enfants, comme les humoristes, les caricaturistes et tous les saltimbanques, encore libres, sont interdits s’ils dépassent la décence de cette mafiacratie élitocratique, de cette extrême-droite extra-nationaliste, il nous reste comme Jean de La Fontaine, la poésie.

Alors ! Bonjour Autruches, Fouines, Pigeons, Moutons, lapins, Renards et Loups !

Maître Pigeon, dans son pays ruiné,
Possédait un ego formidable.
Maître renard par cynisme alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Et bonjour Monsieur du Pigeon.
Que vous êtes fort! Que vous êtes mignon!

Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix de tous les rabat-joies,

A ces mots le pigeon ne se sent pas de joie.
Et pour montrer sa belle puissance,
Il ouvre son cœur laisse tomber sa méfiance.

Le renard s'en saisit et dit: « Cher électeur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien une élection sans doute."
Le pigeon honteux et confus
Jura mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

Puis vint l’ennemi du renard, Maitre Loup,
Tout suffisant et repu, en habits d’apparat,
Qui sans retenu, derrière la porte, l’encula,
Et le raisonnement lui croqua d’un coup.

Jean de La Piscine.

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