LE BILAN CARBONE DE LA DESINDUSTRIALISATION EST UN DESASTRE.

La terre tourne et son atmosphère ignore les frontières que les hommes y tracent avec leur sang. En fermant ses usines et en consommant de plus en plus et de plus en plus mal, la France a exporté les pollutions et les emplois dans des pays moins soucieux de développement durable. Sont venues s'y ajouter les émissions de gaz à effet de serre résultant des transports maritimes et aériens.

L’article du Monde titré « Réindustrialiser la France tout en réduisant les émissions de carbone, pourquoi l’équation reste un casse-tête » illustre bien comment, quand un problème politique est posé à une mauvaise échelle, les auteurs amènent l'opinion publique à des conclusions dévastatrices du point écologique et social.

La terre tourne et son atmosphère ignore les frontières que les hommes y tracent avec leur sang.

La question de l'impact des activités humaines sur le climat ne s'étudie a l'échelle d'un pays mais à celle de notre planète.

Les faits sont là, implacables. DEPUIS 50 ANS, LA FRANCE S'EST DESINDUSTRIALISEE EN AUGMENTANT LES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE. En fermant ses usines et en continuant de consommer de plus en plus et de plus en plus mal, la France a exporté les pollutions et les emplois dans des pays beaucoup moins soucieux de développement durable. Sont venues s'y ajouter les émissions de gaz à effet de serre résultant des transports maritimes et aériens.

EN SE DESINDUSTRIALISANT, LA FRANCE EST LACHE, HYPOCRITE ET NOCIVE.

En 1980, nous avions tous les appareils de contrôle et les équipes administratives pour interdire réduction des pollutions industrielles illustrées par cette photo caricaturale. Je le sais puisqu'à cette époque, j'ai mené une étude de marché de ce type de systèmes de contrôle pour le ministère de l'industrie.

Le choix a été fait en France, en Grande Bretagne et aussi en Allemagne, sous l'influence américaine, de chasser les productions industrielles et de laisser la bride sur le cou au commerce et à la finance.

C'étaient spéculer bêtement sur la naïveté des Indiens, des Coréens, des Vietnamiens et des Chinois. Petit à petit, ils se sont dotés de capacités propres de recherche et d'innovation tout comme l'avaient déjà fait les Japonais.

Aujourd'hui, l'avenir de l'espèce humaine sur la planète se décide à Pékin et à New Dehli bien plus qu'à Paris et à Washington. 

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