JUILLET 2018

En juillet ne me cassez pas les pieds! Sinon... je fais pipi par terre et je me roule dedans! Na!

07 juillet

Mon côté subversif ne peut pas ne pas relever.

Le Conseil Constitutionnel a invoqué la notion de "fraternité", à juste titre à mon sens dans une large mesure, pour invalider les poursuites qui étaient faites à une personne qui aurait nourri ou assisté des immigrants illégaux.

Sur un plan pratique et contextuel, si j'avais eu quelque influence juridique, je n'aurais pas cherché des poux dans la tête du "coupable" bien que les questions d'immigration ne soient pas à mes yeux simples et anodines.

Là où mon côté "pervers" et opportuniste trouve un boulevard pour s'exprimer, c'est dans ce précédent, finalement bienvenu, que vient de créer le Conseil Constitutionnel dans sa référence au "pouvoir juridique" de la notion de fraternité. Je suis curieux de voir ce qui va se passer par la suite dans la mesure où à mon avis s'il serait potentiellement compliqué d'arbitrer sur la notion de "liberté", sur les notions de "égalité et fraternité" le Conseil Constitutionnel a visiblement un grand pouvoir "révolutionnaire" sur  les sujets économiques, sociaux, fiscaux, etc., qui posent à mon sens bien des questions .

Il ne se passera peut-être pas grand chose de plus.  

Y'a pas photo?

Non, mais à mes yeux il y a problème sur la question du développement du photovoltaïque dans les implantations chez les particuliers.

J'ai évoqué cela fin juin, suite à certains échos médiatiques. Peut-être les médias eux-mêmes devraient se fendre d'une analyse ou d'une investigation à ce sujet. Pour ma part j'ai l'impression de soulever les mêmes interrogations que celles que j'avais soulevé du temps de Sarkozy concernant les modalités de subventionnement des installations photovoltaïques chez les particuliers,voire, au niveau des entreprises (concerne crédits d'impôts et prix de rachat de l'électricité produite).

Y' a des jours où tout semble fait pour vous lasser de vous intéresser à beaucoup de choses hors de la sphère personnelle plus ou moins indépendante. 

10 juillet

Mon Président peut pas tout.

C'est nouveau, avant, on avait le PPE qui peut peu, maintenant c'est le PPPT. Allez, je vais essayer d'être "sérieux" si on peut l'être, pour essayer (aussi) de formuler ce qui résulte dans ma cervelle de l'intervention présidentielle du jour, ou d'hier maintenant, à Versailles.

Je ne sais pas très bien ce que l'on peut retirer d'un "discours fleuve" où tant de notions ou perspectives sont évoquées. Si j'arriverais peut-être à faire une analyse et une critique de texte, à l'évidence, j'ai du mal a retirer quelque chose d'un tel exercice oral.

Il y a tout de même au moins un point sur lequel j'ai l'impression d'avoir pu focaliser avec ces quelques heures de recul, cela concerne la question de l'ISF dont je ne suis pas à priori un inconditionnel défenseur. Il me semble avoir dégagé des propos du Président qu'il était favorable à une forme de "taxation" de "l'argent qui dort" ou de l'épargne. Au regard de la réforme de l'ISF qui a été mise en place, je suis tenté de lui reprocher qu'elle ne détaille pas ce qui relève de la détention de participations, d'actions, au capital d'entreprises, de ce qui n'est qu'équivalent espèces détenu en compte courant et donc de "capital dormant" suivant la logique que je crois avoir comprise. Par ailleurs, la détention de participations ou d'actions n'a suivant ma compréhension aucun pouvoir investisseur ou créatif mais simplement la potentialité d'un revenu ou d'une perte au titre de dividendes ou au titre de plus ou moins value sur cession. Posséder des "actions" ou des parts de sociétés n'est qu'une source de revenu potentiel et "à mes yeux" en aucun cas une contribution autre qu'à la valorisation relative des entreprises cotées ou non et aux transactions sur les marchés financiers et constitue également une forme de capital dormant.

Si donc je devais esquisser une conclusion du moment sur certains concepts "macroniens", au-delà de mes doutes plus ou moins intuitifs, la "flat-taxe" n'est qu'une mesure de privilège sur une forme "ordinaire" de revenus qui ne sont ni ceux du travail ni ceux de l'investissement, ou alors il faudrait distinguer les revenus qui viennent de l'investissement dans le capital d'entreprises nouvelles ou récentes si on admet qu'elles peuvent être rentables dès le premier exercice. Ce n'est pas d'une limpidité totale dans mon esprit mais je suis très très suspicieux. Pour ne pas être partial, j'admets que l'on peut relativiser la perte de recettes fiscales liée à la réforme de l'ISF et s'accommoder du postulat qu'ajouté à la flat taxe cela évite des "fuites de capitaux". Je ne suis pas anti-riches mais sur un plan sociétal, je pourrais assez facilement contester que de plus ou moins grosses fortunes puissent se constituer et que l'on aboutisse aux constats contemporains relatifs à la répartition ou plutôt la concentration de la richesse.

Je ne suis toujours pas converti au "macronisme", je viens d'en exposer une des raisons, mais c'est plus complexe que cela. 

Deux absences dans le discours présidentiel: l'universalisme, et cette presque oubliée formulation: "remettre l'économie au service de l'homme".

Ta Kati t'a quitté? Non, mon Président peut pas tout...Rien que l'introduction du discours semble empreinte d'un grotesque tristement hilarant.

Ce que je pourrais aussi rattacher au discours présidentiel d'hier:

Il me semble avoir entendu que notre Président était favorable à ce que le travail paye mieux. C'est simple, il faut augmenter les salaires ou au moins le SMIC. Si je ne m'engage pas trop sur le sujet c'est parce que je me doute qu'à un moment ou à un autre cela va entrer en conflit avec les problématiques de compétitivité avant même celles de rentabilité et d'inflation.. 

Il y a une grande hypocrisie dans ce genre de propos.

On ne peut rien faire pratiquement dans l'état actuel. Si je devais militer pour quelque chose, ce serait par exemple pour l'indépendance nationale et l'autonomie alimentaire et énergétique (filière hydrogène), mais également tout autant pour la protection des abeilles et des oiseaux. Les "business plans", s'ils ont toujours existé, ne me semblent pas une "voie culturelle" d'avenir.

Même si j'avais la possibilité de l'interroger, il est probable que monsieur Gurdjieff n'apporterait pas de réponse directe dans ce genre de "questionnements". C'est peut-être une grande chance de savoir concilier conscience et pragmatisme existentiel distant.  

12 juillet

Sujet concernant Conseil Constitutionnel élus de la majorité et de l'opposition et plus ou moins tout le monde.

J'ai reçu récemment un courriel publicitaire concernant les investissements locatifs dans le cadre de "la loi Pinel". Hormis le fait que cela faisait un bon moment que je n'avais pas reçu ce genre de courriel il semble donc que la "loi Pinel"  est toujours en vigueur.

De mémoire cette "fameuse"  "loi Pinel" relie avantages fiscaux et investissements dans des programmes immobiliers neufs à vocation locative. 

On peut prendre acte, mais ma machine à question alimentée par toutes sortes d'informations se demande si on retrouve les mêmes avantages fiscaux pour l'investissement dans un programme immobilier neuf à usage de résidence principale?

Donc, si le Conseil Constitutionnel s'est montré capable d'initiative et de pertinence au regard du critère de fraternité il a possiblement, après toutes les vérifications nécessaires, l'opportunité de se montrer avec peut-être un temps de retard, pertinent sur la notion d'égalité qui englobe plus ou moins à mon sens le concept de fraternité.

A voir. Je n'ai pas la moindre idée de ce qui s'offre (ou pas) aujourd'hui fiscalement aux programmes neufs à usage ou vocation (au stade du projet) de résidence principale. Je ne doute pas que les sens exacerbés de la justice et de l'équité de notre Président , de son gouvernement, de sa majorité, ne manqueront pas à l'occasion et s'il y a lieu de s'emparer du sujet.

13 juillet

Je m'attarde de temps à autre sur le sujet...

J'ai trouvé une version du boléro de Ravel à peu prés convenable sur Youtube. Peut-être un léger décalage son image et quelques bruits parasites par moment, mais globalement l'enregistrement a préservé les aspects de dynamique sonore ou de variations d'amplitude.

https://www.youtube.com/watch?v=8KsXPq3nedY

18 juillet

Autre version Toccata...

Image fixe mais tonalité différente de celle du lien que j'avais déjà proposé.

https://www.youtube.com/watch?v=ho9rZjlsyYY:

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