Quel contraste entre le personnage troublé, presque balbutiant et cherchant ses mots au tout début de son interview hier soir sur le plateau du20 heures de France2 et celui de cet après-midi devant le MEDEF.
Après avoir entendu ce matin Stéphane Le Foll sur le plateau de BFM TV, repensant à l'intro de Manuel Valls hier soir évoquant (et sur quel ton…) les divers conflits internationaux, comment ne pas se demander si quelque stratégie de communication, du niveau du "terrorisme intellectuel", n'aurait pas été envisagée dans la sphère gouvernementale. Ce n'aurait pas été un précédent puisque avec Nicolas Sarkozy on a déjà eu à connaître ce genre d'allusions, en rapport avec les conflits armés franco-allemands ou européens en fin de non recevoir pratiquement à toute critique envers l'Europe.
J'en reviens aux quelques images vues cet après-midi d'un presque fanfaronnant Manuel Valls, sans trop m'être attardé au propos ou au discours, certaines "racines" personnelles qui me font sensible aux impressions, m'amènent dans la ligne d'un commentaire récent, exprimé, au sujet de Bruno LE MAIRE à témoigner de ces impressions.
Ce que j'ai "capté" cet après-midi m'a fait me remémorer de quelques anciennes références littéraires où il était question de "l'homme fait", du "développement unilatéral de l'homme" de la notion "d'Être" et de "Présence". On assiste à un Manuel Valls présentant d'un jour à l'autre de multiples visages.Pour cet aprés-midi c'était l'enfant "rassuré", heureux de goûter ces quelques instant de notoriété, animé de quelques mouvements du buste que ne renierait pas Nicolas Sarkozy avec qui il partage je trouve de nombreux traits dont celui de l'ambition et peut-être un certain goût de la provocation mesquine. Probablement Valls est quelqu'un d'autoritaire, capable de dureté et de fermeté, caractéristiques dont personnellement je reconnais les vertus pour exercer la fonction de ministre de l'intérieur mais selon moi, cela ne suffit pas pour faire de ce genre de personnes des hommes d'Etat mais plutôt de potentiels "petits dictateurs".
Je souhaite que mes impressions ne soient, à mon insu, que pure spéculation imaginative.
Pour ce qui est de la ligne politique, Valls n'a pas renié ce qu'il défendait aux primaires du P.S. et doit en ce moment "jouir" de la satisfaction de la possibilité de passer des paroles aux actes. La ligne politique n'est pas mon centre d'intérêt principal du moment, juste un dernier commentaire toutefois, je crains que les affrontements à venir entre différents courants ou "bords" soient très…tendus et "saignants".