Restauration scolaire, les lobbies défendent leur bifteck.

Les élèves qui mangent à la cantine ne souffrent pas de malnutrition. Bien au contraire, on les fait ingurgiter beaucoup trop de protéines animales. Jusqu'à 416% des apports de protéines recommandés pour le seul déjeuner chez les enfants de maternelle. Au détriment bien évidemment de leur santé future. Mais qui donc décide de ces apports protéinés ?

La restauration scolaire concerne 6,8 millions d'élèves. Ce qui équivaut à 1 milliard de repas proposés chaque année. Ce qui représente aussi plus de 80.000 tonnes de produits carnés et plus de 120.000 tonnes de produits laitiers engloutis chaque année par les enfants et les adolescents mangeant à la cantine. Ce qui donne respectivement  un chiffre d'affaire annuel de 420 millions et de 280 millions d'euros pour chacune des deux filières. 

Qui peut bien donc décider du contenu de leur assiette et trouver intérêt à les gaver ainsi de viandes rouge et blanche, de fromages et de yaourts ? Les nutritionnistes et diététiciens ? Ils et elles sont pratiquement absent.es des prises de décision ou sont alors majoritairement affilié.es à l'agrochimie et aux lobbies de la viande et des produits laitiers industriels qui sont, eux, les vrais décideurs en ce qui concerne les menus scolaires.

Une manière bien commode de fourguer la bidoche et les produits laitiers issus d'un élevage de plus en plus controversé à une population qui n'a pas la possibilité de choisir. On fait beaucoup mieux en matière de lutte contre les cancers digestifs, diabètes et maladies cardio-vasculaires. On fait aussi beaucoup mieux en matière de réduction des gaz à effet de serre et de lutte contre la déforestation des forêts primaires.

Tout ceci dans le dernier rapport de Greenpeace sur les repas servis dans les cantines scolaires.

 

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