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Billet de blog 23 avr. 2020

La liberté ou la mort, ou le moment des choix...

Le recours aux ordonnances et aux décrets est une façon de protéger et d'immuniser l'Etat lui-même dans son défaut de protection des individus. Une forme sécuritaire et liberticide de prévention des risques, où sont d'abord mises en avant l'approche disciplinaire et policière de l’épidémie, sans pouvoir imposer d’obligation positive de protection de la population.

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C'est au Salon de 1795 que Jean-Baptiste Regnault présente cette petite toile intitulée « La liberté ou la mort ». Fort de son prix de Rome obtenu quelques années plus tôt, il se considère comme le rival et l’égal du grand Jacques Louis David, et il délaisse alors ses habituels sujets antiques pour se lancer dans la peinture à sujet révolutionnaire.

La liberté ou la mort © Jean Baptiste Regnault

Pour ce tableau, Regnault fait le choix de représenter des allégories comme c'est souvent le cas dans la peinture d'histoire. Sa composition s’organise autour de trois personnages portants chacun des symboles révolutionnaires. Le premier qui est au centre du tableau est le génie de la France, dont les ailes blanches sont légèrement teintées de rouge et de bleu. De sa tête jaillit une flamme, symbole de la purification et de l’illumination. L’ange est nu et ouvre totalement ses bras comme pour accueillir et interroger les propositions qui lui viennent. Il est ici représenté comme un messager protecteur et annonciateur au-dessus du globe et de l'Europe que ses idées et sa lumière illuminent. A sa gauche, est représentée l’allégorie de la mort sous forme d'un squelette drapé de noir à califourchon sur un nuage. Elle tient la faux dans une main et dans l'autre une couronne de lauriers, symbole de la victoire. A sa droite se trouve l’allégorie de la liberté, peinte sous les traits d'une jeune femme drapée a l'antique. Dans la lumière de son diadème elle lève un bonnet phrygien de la main droite, symbole de la Révolution Française, et de l’autre elle nous montre un triangle et son fil à plomb – la perpendiculaire et le niveau – outils des bâtisseurs et symbole de l’égalité. A l'inverse de la mort, elle ne flotte pas dans le ciel mais repose sur un trône en signe de stabilité et de règne. La composition générale du tableau créée une forme de balance entre les trois personnages et place le spectateur devant un choix a faire, droit dans les yeux des personnages peints. Comme le génie il n'a que deux alternatives possibles : la liberté ou la mort. Mais si la liberté doit passer par la défense des valeurs représentées héritée de la Révolution (liberté égalité fraternité), et quel qu’en soit le prix, alors la mort dans ce cas est un sacrifice fait au nom de la Nation – d'où la présence de la couronne de Lauriers. Par ce tableau, c'est un message presque pédagogique que le peintre adresse à ses contemporains, avec un geste clair qui énonce les grands principes de la période Révolutionnaire et fait ici l’apologie du don de soi et du sacrifice au nom de la défense de la République.

Ce que pose comme question ce tableau en regard des événements qui chavirent notre monde aujourd'hui, c'est notre rapport justement a cette question de la liberté. Un héritage fondamental que nous ont laissé les Lumières et leurs pensées sur le monde mais qui d'une certaine manière s'est dévoyé dans le libéralisme même au point d'en devenir le corollaire identitaire le plus marqué et plus indissociable. Envisager sa remise en cause, même a la marge, est un discours devenu obscène pour nos contemporain(e)s et bien peu de citoyen(e)s sont prêts à accepter aujourd'hui certaines restrictions individuelles au nom de principes écologiques forts ou d'une consommation différemment assumée ou même au nom d'une meilleure redistribution des richesses. C'est que la liberté est devenue le sacro-saint du bonheur et de la réussite individuelle, l'emblème du pouvoir et de l'émancipation, le symbole du triomphe des puissants dans une forme de violence habilement déguisée – que l'on songe par exemple à l'évasion achetée à millions d'un certain Carlos Ghosn, chantre du libéralisme débridé, et on comprend alors toute la fascination pour ce genre de brutalité au dessus du droit commun des peuples. Alors si aujourd'hui parler de restriction de liberté est devenu inconcevable et totalement inimaginable même pour chercher de nouveaux axes de partage ou de sens collectifs, il est assez fou de constater comment le confinement imposé au monde (choix le plus archaïque qui soit par peur de la maladie et besoin d'ordre sécuritaire) a pourtant emporté l'idée même de toute liberté individuelle ou collective. Rien n'est plus liberticide en effet que d'être enfermé chez soi avec l'impossibilité de sortir sauf à certaines conditions. Chez nous l'épisode Covid à même été l'occasion de déployer un arsenal juridique inédit autorisant l’État à prendre des mesures liberticides hors normes pour instaurer l’exception de « l’état d’urgence sanitaire » avec transfert de tous les pouvoirs a l'exécutif et mise sous cloche de l'Assemblée Nationale. Rien que ça ! Juste la démocratie muselée dans ses failles et ses propres limites, ça laisse penseur. Nous sommes pourtant tristement habitués depuis ces dernières années aux problématiques liées aux régimes d’exception dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Mais, avec cette épidémie, ce sont d’autres fondements juridiques qui s’appliquent, tirés d’un « ordre public » qui dispose de sa propre histoire et de ses propres dispositifs (règlement sanitaire strict, hiérarchisation des malades, traitement médicamenteux imposée, privation de droits, stigmatisation des populations, interdiction des rassemblements, etc...). Ce que l'on a brandi avec le Covid n'est plus un choix entre « la liberté ou la mort » mais seulement une peur de la mort afin de réguler l'ordre public et masquer l'incapacité du pouvoir à anticiper et à enrayer le désordre annoncé – car « derrière tous les dispositifs disciplinaires, se lit la hantise des contagions, de la peste, des révoltes, du vagabondage ou des désertions » dit Foucault. Erreur stratégique inavouable qui une fois comprise pousse désormais les dirigeants à faire sortir tout le monde sans moyens de protection efficace, ni tests probants, et à agiter l'idée magique du traçage individuel pour enrayer la contamination. La liberté ou la mort ! Sociale ou virale, peut importe – Business as usual ! C'est le retour du mensonge initial, celui de l'obsession économique avant tout...

Mais si l'ordre tient tant que ça c'est aussi parce que la santé est devenue un enjeu primordial de nos sociétés modernes. Là où le capitalisme naissant voyait dans le corps individuel l'utopie de sa prospérité sous la main invisible du marché, le corps individuel moderne est devenu une vitrine idéologique de cette liberté capitaliste à l'oeuvre dans le destin des peuples : bien vivre c'est vivre en bonne santé ! Et à l'inverse une société malade est une société qui ne peut pas œuvrer correctement à la production du marché de sa propre croissance ! On voit bien aujourd'hui comment nos sociétés occidentales sont immergées dans ces questions de bien-être et de santé érigés en principe de vie (jogging, yoga, méditation, psychanalyse, médecine douce, naturopathie). Prendre soin de soi et de son corps est devenu un modèle du vivant, et comme le dit un ami anthropologue et chercheur : « Ce n’est donc pas pour rien que les villes, même en plein confinement, regorgent de joggers, avec leur tenue extravagante, dernier cri. Ils ne souffrent pas que de l’enfermement, ils suivent les lignes de conduite de cette idéologie de la santé qui leur a été instillée, subtilement : non pas par contrainte, mais par incitation. La santé, c’est la vie ou plutôt la vie, c’est la santé ! Ils sont le symbole même de cette idéologie de la santé, sous nos yeux. » (1) Il est vrai que ces dernières décennies une forte résurgence de cet impératif de santé individuelle et publique travaille tout le corps du pays en raison certainement des crises sanitaires ou alimentaires graves qui en ont émaillé la mémoire : apparition du sida, affaire du sang contaminé, crise de la vache folle, affaire du médiator, procès de l'amiante, grippe aviaire, etc... A la fatalité de la maladie et de la mort, ou même parfois de la perte d'un enfant, qui régnait jusque dans les années 70, sont venues s'ajouter les notions de responsabilités collectives et de manquements au droit dans les crises successives. Si bien qu'un des problèmes fondamentaux aujourd'hui dans ce type de grave troubles sanitaires est la perte de confiance totale dans la puissance publique souvent discréditée par le mensonge ou la dissimulation (ce que dire encore aujourd'hui l'affaire sur le manquement des masques). Le recours aux ordonnances et aux décrets on le comprend aisément est donc un usage nécessaire pour protéger et immuniser le pouvoir lui-même dans son défaut de protection des individus. Une forme sécuritaire et liberticide de prévention des risques, où sont d'abord mises en avant l'approche disciplinaire et policière de l’épidémie, sans pouvoir imposer d’obligation positive de protection de la population. On a beau mettre en place des commissions d'experts, des conseils d'experts, des réunions d'experts, des plateaux d'experts, rien ne sort de leurs belles expertises pour l'avenir. Tout juste parviennent-ils à se mettre d'accord sur des protocoles de soins et une hypothétique reprise des activités sur la base de celle qu'ils connaissent d'avant. Et on laisse comme souvent planer sur les individus la responsabilité de leurs actes – ils votent mal, ils trient mal, ils consomment mal, ils roulent mal, ils se soignent mal et leur comportement est désormais dangereux. Plus que jamais le corps est un outil de politique. Corps social, corps disciplinaire, corps infectieux, corps confiné, corps pisté, l'individu est responsable de tout. L'ennemi c'est nous ! Les non observants des règles de distanciation sociale.

Alors de là découleront deux choix possibles comme dans le tableau de Regnault : la liberté ou la mort ! Mais pas la mort héroïque et civique au service de la République – on ne pourra se contenter ici de quelques gerbes de fleurs et d’une distribution de Légions d’honneur.  Non, rien de tout cela ! Soit nous assisterons à une forme de petite mort résignée devant l'ordre sanitaire imposé – enfermer les anciens par exemple, confiner encore les malades et ficher les fautifs en attendant mieux – ou alors résignée devant l'avenir d'un ordre politique dont on nous dit déjà qu'il sera d'une austérité folle et qu'il faudra faire des "efforts", voire renoncer encore à des acquis sociaux. Résignation en somme devant l'égalité et la solidarité inscrits aux frontons de nos édifices publics, et peut être même à la liberté si les lois se durcissent encore. Soit au contraire nous assisterons à un immense sursaut pour changer de braquet en pleine côte, pour reprendre le lexique du cyclisme cher à notre Nation. Car si il y a un enseignement à tirer de cet épisode viral c'est que tout est possible, même l'impossible ! Il aura été notamment possible de freiner l’économie très rapidement, en quelques jours seulement et à l’échelle de la planète tout entière sans que l'humain périsse comme on nous le rabâche depuis bientôt un siècle. Non seulement c'est possible mais suivit rapidement de bienfaits évidents pour la nature et l'environnement. Alors pourquoi ne pas saisir cette chance et continuer dans cette voie de manière préparée, réfléchie et choisie afin de répondre droit dans les yeux de nos contemporains aux autres défis qui attendent dans l'ombre : fin de l'exploitation pétrolière, décroissance chronique, réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, appauvrissement des sols, montée des eaux, futures pandémies, etc, etc, etc... Car depuis longtemps les scientifiques alertent sur l'état de la planète qui nous conduit tout droit vers une crise irréversible – certains parlent déjà du Covid comme d'une anecdote de l'anthropocène là où d'autres réaffirment que demain une partie de la planète ne sera plus "assurable" contre les catastrophes naturelles ! L'ours blanc affolé sur sa banquise qui fond fait verser quelques larmes mais guère plus. Le koala qui brûle dans les brasiers en flamme fait tousser mais guère plus. Les milliers de gosses qui meurent de famine chaque jour font douter mais guère plus. Et les migrants qui frappent à la porte de chez nous font pitié mais guère plus. Tout cela est encore loin de chez nous comme l'était ce virus avant sa folle entrée en jeu. Mais c'est là justement que le bat blesse, car notre capacité à anticiper est à ce point quasi nulle qu'il faut toujours attendre le pire pour découvrir à quel point notre fragilité et nos libertés individuelles o ucollectives sont des luxes...

L’histoire ne se répète pas, c’est entendu, et peut-être qu'elle est aussi mensongère que l'espoir. Pourtant, certaines circonstances du passé éclairent l’époque et mettent en garde contre les tentations de penser trop vite notre présent. Il n'y a pas d'avant ni d'après dans l'histoire, parfois des gestes violents, des moments de tension, des tournants décisifs, mais il y a pas de début ni de fin. Justes des progressions lentes, des idées qui se déplacent, du temps qui est a l'oeuvre. Alors une chose est sur il n'y aura rien de nouveau demain, rien de changer dans nos vies, pas de nouveau soleil. A priori rien ne se fera seulement pour des raisons purement écologiques qui obligeraient les hautes sphères de la finance mondialisée et du pouvoir à sa botte à détricoter ce qui a été patiemment mis en place depuis quarante ans, a savoir la capture des régulateurs d'économie publique, le démantèlement de l'état-providence, l'indépendance de la banque centrale européenne, la privatisation des profits, la mutualisation des pertes, la construction d'un modèle social à dessein inégalitaire. Mais ce que dit pourtant l'épisode du Covid c'est bien ce lien d'instabilité qui se creuse entre la finance débridée du monde et l'état d'urgence de la question climatique, notamment en regard de la violence du chaos dans lequel nous entrons sans anticipation – car il n'y a jamais de salut avec de petits ajustements. Tout est affaire de conventions et de décisions politiques, nous le voyons en ce moment c'est une question de choix. Des choix a faire pour élargir toutes les idées auxquelles nous croyons vraiment et qui infusent pourtant depuis longtemps déjà (décarbonation de l'économie, investissement dans l'énergie verte, réduction du trafic aérien, relocalisation industrielle, réorganisation de la consommation, taxation des plus riches, reprise agricole durable, et la liste est encore bien longue).

Peut-être alors que ce tournant espéré est celui qui viendra si nous savons l'aborder collectivement. Encore faut-il que ce moment Covid permette de cristalliser, de façon certes violente mais durable, les idées autour de la limite désormais visible du système qui s'effondre. Aura-t-on suffisamment changé dans les mentalités de ceux que la détresse et la récession ne toucheront pas encore, ou si peu ? Quelle sera la hiérarchisation des difficultés et des efforts consentis par tous ? Aura-t-on suffisamment compris chez nos décideurs que la bulle technocratique doit désormais redescendre sur terre pour en prendre le pouls avant le naufrage redouter dans les urnes et la rue ? L'optimisme ou le fatalisme sont par définition communautaristes et personne ne sait donc ce qui se passera le moment venu. « De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace » disait Danton quant il s'agissait de défendre la nation naissante. Ajoutons-y de la démocratie, encore de la démocratie, toujours de la démocratie... Pour ne pas être coincé entre la liberté ou la mort de notre vieux monde fatigué...

(1) Ethnographie du confinement et de la pandémie Covid19, par Luis Michel,

La liberté ou la mort,
Jean Baptiste REGNAULT, 1795, 60 x 49 cm,
Kunsthalle, Hambourg

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