Charles Gave. La peste blanche

Charles Gave est un financier et un économiste français. Ses écrits l'apparentent à la droite chrétienne traditionaliste. Mais si on sait le lire au delà des préjugés négatifs que ces termes pourraient comporter pour beaucoup, on ne peut nier leur pertinence scientifique.

 Un article de lui référencé ci-dessous,intitulé « La peste blanche », explique pourquoi la vieille Europe va disparaitre. Nous incitons nos lecteurs à le lire. Nous y ajoutons quelques commentaires.

Charles Gave. La peste blanche https://www.breizh-info.com/2017/09/10/77234/peste-blanche-suicide-demographique-europeens

Appelons vieille Europe, ou Europe Caucasienne, celle qui existait jusqu'aux années soixante avant les vagues récentes d'immigration provenant du Moyen-Orient et de l'Afrique, et au sein de laquelle les immigrés non-européens appelés par le capitalisme européen pour satisfaire ses besoins de main d'oeuvre ne dépassaient pas encore les 10 à 15% de la population autochtone.

Cette vieille Europe avait construit une civilisation remarquable et homogène, que nous pourrions nommer la civilisation vieille européenne ou plus simplement européenne. Elle n'avait pas que des qualités, puisque les deux dernières guerres mondiales avaient résulté de conflits mortels entre ses composantes. Mais aujourd'hui, aux yeux des Européens comme de beaucoup de non-Européens, notamment aux Etats-Unis et dans les ex-Etats du Commonwealth britannique, elle présente encore de telles qualités que peu voudraient la voir disparaître. Les Européens qui émigrent ne constituent encore une infime minorité. Le plus souvent, partis, ils rêvent d'y revenir.

Or c'est sa disparition qui se produira inéluctablement – c'est-à-dire quoique l'on puisse faire – avant la fin du 21e siècle. L'article de Charles Gave, intitulé « La peste blanche », explique pourquoi la vieille Europe va disparaitre


En l'espèce, son article, sous titré « le suicide démographique européen », explique comment la sous-natalité des Européens de souche, ou Caucasiens, ne leur permettra pas de résister dans les prochaines décennies à la surnatalité des récents immigrés ou des nouveaux immigrés qui ne sont pas d'origine européenne et qui ne se reconnaissent pas dans la civilisation européenne. Les rapports entre les taux de fécondité des premiers et des seconds est de 1.3 ou 1.4 enfant/ femme à 3.4 à 4 enfants/femme.

Tout démographe sérieux sait que rien n'est plus rigide que les taux de natalité et les effectifs de population en résultant. Quoique veuillent faire les politiques, à supposer qu'ils veuillent faire quelque chose, ces effectifs ne changeront pas dans le cours des 2 ou 3 prochaines générations. Or un calcul simple montre que d'ici la fin du présent siècle, les Européens de souche seront devenus largement minoritaires par rapport aux immigrés. Ceux ci, qu'ils aient acquis ou non une nationalité européenne, resteront fidèles à leurs communauté d'origine.

C'est là que doit selon nous intervenir le facteur religieux. D'ici la fin du siècle, la population européenne, ce terme comprenant la population française, deviendra inéluctablement « d'origine musulmane ». Quel mal y aurait-il à cela, si ces musulmans vivaient en paix relative avec les non-musulmans, comme c'est encore le cas dans beaucoup de pays, notamment en France. Malheureusement les quelques 2 milliards de musulmans dans le monde sont de plus en plus instrumentalisés par des organisations combattantes, telles l'Etat Islamique (EI) au Moyen-Orient qui leur expliquent qu'ils ne pourront pas gagner le paradis d'Allah s'ils n'ont pas menés une guerre à mort contre les non-musulmans ou les athées. Tous ne cèdent pas à ces instructions, mais beaucoup le font aujourd'hui et le feront de plus en plus dans les prochaines années. Les djihadistes ou combattants de la foi en résultant seront en nombre suffisant pour détruire les autres civilisations, y compris la civilisation européenne.

D'autres facteurs

Charles Gave n'explique pas ceci assez clairement. De plus, il ne tient pas compte de deux facteurs qui entraineront nécessairement une submersion de l'Europe de tradition chrétienne, juive ou athée par des populations provenant de pays musulmans de plus en plus décidées à la convertir de force à l'Islam comme leurs ancêtres l'avaient fait au 10e et 11e siècle dans le sud de l'Europe, notamment en Espagne (Al Andaluz).

Le premier de ces facteurs est l'accroissement inexorable de l'immigration, dont l'auteur dit ne pas ne pas vouloir tenir compte dans son article. Or celle-ci deviendra nécessairement cataclysmique dans les 50 prochaines années. Ainsi la population de l'Afrique subsaharienne (taux de natalité aux alentours de 4 à 5 enfants par femme) passera inexorablement de 2 milliards à 4 milliards. Il s'agira en majorité de musulmans, tels les Nigérians, et pas nécessairement des pacifiques. La secte Boko Haram y fera nécessairement des émules.

Le second facteur tient au changement climatique. Or celui-ci, lui aussi inexorable, entrainera une désertification de l'Afrique, même en zone équatoriale. Les milliards d'Africains ne resteront pas chez eux. Ils iront inexorablement vers le seul continent à leur portée, l'Europe. Celle-ci sera également mise à mal par le changement climatique, mais dans une moindre mesure. Ce seront donc au moins 500 millions d'Africains qui partiront à la conquête de l'Europe non musulmane, attirés par les avantages relatifs qu'elle aura gardé. Autrement dit, même si les Européennes blanches, chrétiennes ou athées décidaient – chose évidemment impossible compte tenu des moeurs - d'avoir 5 enfants par femme, comme Charles Gave en évoque l'hypothèse, ceci viendrait trop tard.

Le reste du monde

Le facteur religieux nous différencie des Etats-Unis. Certes là bas, comme l'ont bien senti les électeurs de Donald Trump, les « blancs » deviendront inévitablement minoritaires face aux noirs  et aux "latinos". Mais aucun de tous ceux-ci ne sera musulman. Ils partageront les mêmes croyances religieuses que les blancs.  Des terrains d'entente pourront sans doute être trouvés, même si le « racisme » se renforcera – racisme entendu comme combat entre les « White supremacists » s'efforçant de conserver leurs statuts et « Blacks » et « Latinos » s'efforçant d'y accéder, nécessairement aux dépends des White.

Le même problème de suicide démographique attend la Russie. Celle-ci sera riche de la Sibérie sud-polaire qui deviendra très fertile. Elle attirera de plus en plus de Chinois eux mêmes victimes de la désertification. Les Chinois, même s'ils n'ont pas la fécondité des Africains, submergeront vite les Russes. Poutine et Xi l'ont compris. Ils s'efforcent de maintenir un bon accord au sein du Brics, afin d'organiser dans la paix la migration chinoise en Russie asiatique. Mais ceci sera-t-il encore possible à plus long terme. La Russie blanche restera longtemps chrétienne orthodoxe, la Chine taoïste et bouddhiste. Ces religions ne semblent pas aussi conquérantes que l'islam. Qu'en sera-t-il plus tard? Les minorités musulmanes dans ces deux pays ne seront en tous cas pas autorisées à y s'y propager en imposant un islam de combat, comme elles le feront en Europe.

Un dernier facteur, non abordé dans l'article, doit être mentionné. Il s'agit de la disparition très probable de la plupart des ressources terrestres, d'ici la fin du siècle, du fait de l'explosion démographique de l'espèce humaine et du réchauffement climatique. En bonne logique, si la planète était gouvernée raisonnablement, les divers Etats imposeraient, non seulement de réduire drastiquement les consommations, mais de limiter partout la natalité au niveau d'un simple taux de remplacement. Or ils ne le feront pas, sous la pression d'une majorité de populations qui le refuseront, le plus souvent sous la pression des religions dominantes. Ceux des Européens raisonnables qui suivraient ces prescriptions scientifiques, disparaitraient encore plus vite.

Que faire en Europe?

Nous n'avons pas ici de réponse réaliste à proposer. Certains Européens blancs et non musulmans essaieront-ils sans trop attendre de défendre ce qui restera de leur civilisation les armes à la main, et encore avec les armes les plus efficaces possibles, de la façon qu'envisageait sans doute Victor Orbàn en Hongrie? Il y a tout lieu de penser que les « droits-de-l'hommistes » continueront à s'y opposer. S'ils changent d'idée devant le danger migratoire, ce sera trop tard.

Le Comité de rédaction de Europe solidaire

 

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