L'Irak se dotera tôt ou tard de missiles russes anti-aériens S-400

La nouvelle a été diffusée par les deux agences russes TASS et Sputnik le 15 mai.

 

Ainsi, selon Tass, en mars 2018 le ministre des affaires étrangères de l'époque Ibrahim al-Eshaiker al-Jaafari  avait annoncé cette acquisition. Fin avril 2019 l'ambassadeur irakien à Moscou Haidar Mansour Hadi l'a confirmée lors d'une conférence de presse tenue à l'issue de la huitième réunion de la commission intergouvernementale russo-irakienne sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique . Elle sera complétée par une assistance technique russe.

Cependant, selon Sputnik, le gouvernement irakien n'aurait pas encore pris de décision. Ce serait moins la question politique qui ferait hésiter que le manque de crédits de défense du gouvernement irakien. On peut penser sur ce point que Moscou se montrera accommodant.

Ceci à surpris ceux qui pensait que l'Irak restait encore soumise à l'influence politique américaine ainsi qu'aux pressions du Pentagone pour qu'elle rejoigne la coalition américano-arabe anti-Iran qu'il s'efforce de mettre en place avec les pétro-dollars fournis par l'Arabie saoudite. Il est évident que ni les Etats-Unis ni Israël ne voient cette acquisition d'un bon œil. Ainsi les S-400 pourraient mettre en danger les appareils militaires israéliens patrouillant dans cette zone. Leur portée est telle qu'elle pourrait également menacer Israël lui-même.

Cependant le gouvernement irakien qui entretient de bonnes relations avec la Turquie aura toutes les raisons de suivre l'exemple d'Ankara qui se dote actuellement de systèmes S-400 malgré les menaces suivies de sanctions de Washington. Le poids politiques des Etats-Unis dans cette partie du monde décroît irrésistiblement. L'envoi de nouvelles troupes annoncé par Donald Trump n'y changera rien.

Pour en savoir plus, voir

https://www.asiatimes.com/2019/05/article/major-strategic-implications-if-iraq-gets-s-400/

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.