Vers une année tendance Scop?

Implantée à Epinal, l’association ODCVL vient de se transformer en Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) en ce début d’année 2013. Avec 157 salariés permanents, 894 en période de vacances, 11 centres d’hébergement en France, 25 000 personnes accueillies tous les ans, cette association en bonne santé, œuvrant dans le tourisme social, a opté pour la SCIC afin de mieux associer les salariés de l’entreprise et les partenaires de celle-ci à sa gestion.

Implantée à Epinal, l’association ODCVL vient de se transformer en Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) en ce début d’année 2013. Avec 157 salariés permanents, 894 en période de vacances, 11 centres d’hébergement en France, 25 000 personnes accueillies tous les ans, cette association en bonne santé, œuvrant dans le tourisme social, a opté pour la SCIC afin de mieux associer les salariés de l’entreprise et les partenaires de celle-ci à sa gestion.


Dans la banlieue lilloise, le Crefo (Centre de Recherche et d’Etudes en Formation et Organisation), une association vient de suivre le même chemin. Spécialisé dans la formation, avec une centaine de salariés permanents, 18 agences dans le Nord – Pas-de-Calais, accueillant 10 000 personnes par an et affichant un chiffre d’affaire de 6 millions d’euros, le Crefo est une entreprise en développement.
La transformation d’associations en coopératives est, aujourd’hui, une tendance perceptible. C’est l’une des sources de la création de Scop ou de SCIC.

Un mouvement national et international

Le 20 août dernier le Rodin et le Berlioz les deux navires de la toute nouvelle Scop My Ferry Link prenaient la mer. Ils assurent désormais la traversée de la Manche entre Calais et Douvres. Constitués en coopérative 450 salariés prenaient ainsi le relais de la Compagnie Sea France, une filiale de la SNCF déclarée en faillite quelques mois plus tôt. Cette opération est la plus grosse réalisée durant l’année 2012. Toutefois, elle n’est pas la seule reprise d’entreprise en difficulté effectuée sous forme de Scop.


A la fin de l’an passé, 32 salariés de la Smart Equipement Technologysituée à Saint-Jeoire-en-Faucigny,e n haute-Savoie optaient également pour la solution Scop face au retrait annoncé de l’investisseur américain. En ce début d’année 2013, en Mayenne, 211 salariés de l’entreprise Arféo-buroform font le même choix devant la même situation. En Picardie, un abattoir, avec 24 salariés, choisit la transformation en Scop. Dans le Nord, après la disparition de la Comareg, 12 salariés ont créé Inter Coop.
Pour les salariés d’entreprises en difficultés, le réflexe Scop apparait de plus en plus comme une solution pour sauver les emplois.

Enfin, la création de Scop est à la hausse, même si ce sont la plupart du temps de petites entreprises de quelques salariés et souvent dans le secteur des services.

Cette tendance à la création de Scop est un trait d’époque. Cherchant à travailler, partager, vivre les relations sociales et humaines dans l’entreprise autrement, de nombreux salariés se tournent vers la solution Scop. D’autant que la crise économique, sociale et sociétale les y pousse. Un mouvement qui s’inscrit dans les perspectives et objectifs affirmés par les coopérateurs français à Marseille, au mois d’octobre, lors du Congrès de la Confédération générale des Scop et par coopérateurs internationaux, qui, à Manchester, au début du mois de novembre ont défini une stratégie de développement du mouvement coopératif international pour les 10 ans qui viennent.

Pour plus d’informations : http://www.nord-social.info/

 

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