Circulation : la Mairie de Paris annonce de nouvelles mesures de sécurité.

30 juin 2019 - La Mairie de Paris, suite à une récente montée des accidents de la voie publique (AVP), vient d'annoncer une mesure qui fait déjà polémique (Avec l'APF et Reteurs).

Le pôle sécurité routière (PSR) de la Préfecture de police de Paris annonce un nombre particulièrement élevé d'accidents de la route depuis cette dernière semaine, c'est-à-dire depuis la montée des températures.

Cette situation a justifié une analyse des données en urgence (ADU), qui a fait l'objet d'un rapport. Ce rapport montre qu'il s'agit de divers véhicules (automobiles, deux-roues motorisés, vélos, trottinettes) qui ont quitté la chaussée pour percuter un lampadaire, un feu rouge, un arbre, une barrière, ou simplement une voiture en stationnement ou un trottoir. Fait marquant, la quasi-totalité des véhicules accidentés étaient conduits par des personnes de sexe masculin.

L'auteur du rapport, le professeur Gérard Manvussat, de l'Unité de psychiatrie oulipienne (UPO) de l'hôpital de la Saleté-Pipétrière, a pu interroger les conducteurs ayant survécu à leur accident. Les conclusions sont sans appel : tous admettent avoir perdu le contrôle de leur véhicule après avoir eu l'attention attirée par une personne de sexe féminin en tenue légère.

avp

L'adjoint à la Maire de Paris chargé des questions relatives aux transports et à l'espace public vient par conséquent d'annoncer la décision d'Anne Hidalgo. Conformément aux recommandations du professeur Manvussat et en accord avec la Préfecture de police, la mairie de Paris a décidé de rendre obligatoire pour les personnes de sexe féminin de moins de quarante ans le port d'un vêtement couvrant l'ensemble du corps, à l'instar de l'abaya ou du jilbab, le long des voies de circulation.
abaya

Cette mesure fait déjà l'objet de protestations.

Le Collectif féminin contre la maturophobie (CFCM) s'est immédiatement élevé contre la discrimination imposée par cette décision. « Je vous préviens, bien des femmes de plus de quarante ans sont à même d'envoyer un camion contre un réverbère », a menacé Aude Javel, présidente du collectif.

De son côté, l'association des piétons de sexe masculin (APSM) a saisi le tribunal administratif de Paris. Jean Naymard, son porte-parole, admet avoir lui-même heurté plusieurs fois un lampadaire ces jours derniers, mais « les erreurs des piétons ne mettent pas en jeu la sécurité publique », argumente-t-il, « il n'y a pas lieu qu'ils soient visuellement pénalisés par cette mesure coercitive ».

La confédération LGBTTQQIAAAP dénonce quant à elle une vision archaïque des genr·e·s et des relations intergenré·e·s dans une tribune publiée par Libération : « Non, les chos·e·s ne sont pas aussi simpl·e·s ! »

Enfin, le Comité des islamistes contre l'islamophobie (CICI) envisage quant à lui de saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) pour atteinte aux droits d'auteur.

Dans son rapport, que nous nous sommes procuré, le professeur Gérard Manvussat argumente « à l'origine de ces accidents, il y a le réflexe oculo-céphalogyre propre aux hommes de sexe masculin. Il s'agit d'une réaction sous-corticale que les sujets ne peuvent pas contrôler. Dans les cas les plus graves, on peut même avoir affaire au syndrome du loup de Tex Avery (SLTA). Par conséquent, la seule solution est d'écarter les causes ».

Nous avons essayé de joindre le professeur Manvussat, mais il vient d'être admis en soins intensifs après avoir violemment heurté une bouche d'incendie en scooter. D'après son épouse, contactée par téléphone, il a dérapé sur une plaque de verglas.

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