NDDL : l'opération sans nom

Sans doute échaudé par le fiasco de la première tentative d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes lancée en 2012, baptisée « opération César », le gouvernement n’a pas donné de nom de code à la nouvelle opération en cours. Suggestions…

Destruction de Lama faché, lundi 9 avril © Reporterre Destruction de Lama faché, lundi 9 avril © Reporterre

Innommable, l'opération ?

Le Monde s'inquiète : « La première journée d’intervention des gendarmes mobiles dans la ZAD [...] va-t-elle signifier la fin de tout espoir d’une solution négociée entre les occupants et l’État ? On peut le penser, tant ce qui était encore une zone à défendre semble devenir une zone à détruire. » Alors, « opération ZAD », comme « Zone À Détruire », tout simplement ?!

Même édulcoré, le logo symbole de la gendarmerie est une « bombe enflammée ». Alors, « opération Grenade », en hommage à « cette institution moderne en mouvement » , cette « force humaine » comme le proclame son service de communication ?!

Et pourquoi pas un nom qui inspire le respect, un nom humain, un nom populaire, un nom qui en quelques lettres résume l’ambition écologique du gouvernement  : « l'opération Hulot » ?!

« Au milieu des grenades assourdissantes

résonne le son d’un accordéon diatonique. » 

(Extrait de Reporterre - En direct, la Bérézina de Macron et de sa clique)

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