Climat : 22 vérités qui dérangent (MAJ Août 2016)

L'article présente 22 vérités qui mettent à mal les thèses hypothétiques et non prouvées du GIEC/IPCC, sources de l'alarmisme climatique délirant dont on nous bassine très régulièrement. Une petite annexe technique, simple, enrichit les 22 vérités.

Climat : 22 vérités qui dérangent

 

Selon le discours officiel du GIEC, « la science a parlé », et tout opposant sceptique est passible d’être ostracisé.  Car il faut faire vite ! Voilà plus de 30 ans que l’on nous rabâche qu’il y a extrême urgence et que la Planète ne pourra plus être sauvée d’ici trois à cinq ans (et même 500 jours selon Laurent Fabius !), que la Planète risque de devenir une « poêle à frire » (sur le feu, bien sûr) si nous ne réduisons pas drastiquement nos émissions de CO2, à n’importe quel prix, même au prix de la décroissance, de la misère et de la ruine de nos économies.

 

Or, toute personne ayant une assez bonne culture scientifique, et qui se donne la peine de travailler la question, en arrive très vite à la conclusion que les thèses du GIEC sont fausses, pour nombre de raisons, dont voici une liste non exhaustive.

[Point n’est besoin d’être « climatologue spécialisé » pour constater le caractère non scientifique des affirmations du GIEC :  voir par exemple le livre de l'économiste Rémy Prud’homme, L’idéologie du réchauffement, science molle et doctrine dure, 2015, L’artilleur, 281 p,]

 

Vérité n°1. La TMAG (Température Moyenne Annuelle Globale) est stable depuis 1997, malgré une augmentation continue de la teneur de l'air en CO2. Comment alors soutenir un rapport de causalité entre la croissance de la concentration du gaz carbonique et celle de la température ?

[Depuis 1880, la seule période de croissance parallèle de la TMAG et de la teneur en CO2 fut 1978-1997. De 1910 à 1940, la TMAG a progressé au même rythme qu'en 1978-1997 alors que les émissions étaient insignifiantes. De 1950 à 1978, alors que les émissions de CO2 s'envolaient, la TMAG a baissé. L’analyse des carottes de Vostok montre que c’est la hausse de la température qui fait croître le CO2 dans l’atmosphère (par dégazage) et non l’inverse. Ce processus est toujours valable de nos jours. Notons que le gros du dégazage pendant les quelques mois d’un El Nio semble venir des forêts équatoriales plus que des océans].

 

Vérité n°2. Les émissions humaines de CO2 depuis 1997 représentent presque 40% de ce que l’homme a envoyé dans l’atmosphère depuis le début de la Révolution industrielle. Or, on vient de le voir, pendant cette période, la température s’est stabilisée. Comment alors soutenir un rapport de causalité entre émissions anthropiques de CO2 et augmentation de la TMAG ?

[Du pic du grand El Niño de 1997-98 à celui grand El Niño de 2015-2016, les séries des températures de la basse troposphère ont, selon les mesures satellitaires, pour meilleure approximation linéaire une température constante].

 

Vérité n°3. D’autant que la part anthropique du CO2 atmosphérique n’est que d’environ 6% (analyse isotopique) au lieu de 25% à 30% selon le GIEC.

[Les 94% restants, 16 fois plus importants que la part anthropique, proviennent des dégazages naturels des océans à surfaces chaudes, des sols et des matières organiques en décomposition].

 

Vérité n°4. L'absorption annuelle du dioxyde de carbone par les océans et par la végétation, quelle que soit l’origine de ce CO2, naturelle ou anthropique, est proportionnelle au stock de CO2 dans l'air, et le dioxyde de carbone une durée de vie de 5 à 6 ans environ au lieu des cent ans dits par l'IPCC-GIEC.

[Le GIEC entretient une confusion entre la durée de vie d'une molécule de CO2 dans l'air et le temps qu'il faudrait pour que se dissipe l'effet de l'injection de dioxyde de carbone à un moment donné dans l'air, dioxyde absorbé par les océans et la végétation et, longtemps après, retourné à l'atmosphère].

 

Vérité n°5. Les variations de la TMAG sont en gros « sinusoïdales », avec une période de 60 ans qui correspond aux mouvements du soleil par rapport au centre de gravité du système solaire, superposée à des cycles de plus longue période, notamment 210 ans et 1000 ans. Nous sommes à un maximum des « sinusoïdes » de 60 ans et 210 ans, et donc un refroidissement peut être attendu dans les prochaines années, comme ce fut le cas après 1950.

[Les cycles de 1000 ans dictent le gros du réchauffement et ne sont pas en relation avec un phénomène connu. Le cycle de 210 ans est un cycle magnétique du soleil découvert par De Vries sur les fluctuations de la production de carbone 14 par les rayons cosmiques. Les révolutions des planètes massives Jupiter et Saturne autour du soleil déplacent le centre de gravité du système solaire selon qu’elles sont en conjonction ou en opposition.Leur combinaison produirait le cycle de 60 ans].

 

Vérité n°6. Il y a un phénomène de saturation de l'absorption par le CO2. Si vous prenez une source d’IR à large spectre (corps chauffé à 1000°C, par exemple) et mesurez avec un spectromètre ce qui reste après la traversée de l'équivalent quelques dizaines de mètres d’atmosphère, vous verrez que les bandes du CO2 (4,3 et 15 microns) ont été entièrement absorbées et remplacées par le spectre d'émission du CO2 qui rayonne à la température du gaz. Donc l’atmosphère au-dessus de quelques dizaines de mètres ne voit plus les émissions de la surface sur les bandes d’absorption du CO2. Le rajout de CO2 ne change presque plus rien, si ce n’est que l’épaisseur optique augmente.

 

Vérité n°7. Dans le passé géologique des derniers 600 millions d'années la teneur de l'air en CO2 a été jusqu'à 20 fois supérieure à la teneur actuelle, et il n’y a pas eu d’emballement des températures. Pourquoi nos misérables émissions de CO2 auraient-elles à présent un impact cataclysmique, alors que les lois de la Nature sont invariantes dans le temps et l’espace ?

 

Vérité n°8. Les niveaux des mers montent d'environ 1,7 mm/an d’après les mesures des marégraphes (valeur après correction de la subsidence ou de l'émergence du rocher, maintenant mesurée avec précision par GPS). Aucune accélération n’a été observée ces dernières années ; les mesures à Brest depuis 1807 et à Marseille depuis la fin du dix-neuvième siècle sont, avant correction GPS,de moyennesun peu moindres que 1,3 mm/an.

[Une tempête fait monter le niveau de 1 mètre à 3 mètres pendant quelques heures ou quelques jours ; la montée du niveau des mers qu'elle soit de 1 mm/an ou 3 mm/an n'a guère d'importance pratique et est du même ordre de grandeur que la subsidence ou l'émergence tectoniques de la côte].

 

Vérité n°9. Le « hot spot » (« point chaud ») en zone tropicale prévu par les « modèles » comme le détaille le rapport AR4 (2007) du GIEC devait être LA preuve indubitable du rôle du CO2 et des contre-réactions

« amplificatrices » de la vapeur d'eau sur la TMAG. Il n’a pas été détecté, donc il n’existe pas.

[Selon les thèses du GIEC le doublement (instantané) des teneurs de l'air en CO2 n'aurait qu'un effet de +1°C et c'est l'amplification par la vapeur d'eau qui ferait le gros du réchauffement prédit ; en réalité la vapeur d'eau modère cet hypothétique réchauffement, sans quoi le "climat" se serait "emballé" depuis belle lurette et il n’y aurait pas de vie sur notre planète].

 

Vérité n°10. La teneur de l'air en vapeur d’eau est en gros constante et celle de l'air de la haute troposphère diminue, alors que le GIEC avait prévu l’inverse – sa contre-réaction positive...– quand augmente la teneur de l'air en CO2. La contre-réaction réelle de la vapeur d'eau, suite à des changements de température, est donc négative et stabilisatrice.

[Le rayonnement infrarouge thermique du globe vers le cosmos (en anglais Outgoing Longwave Radiation ou OLR) est d'environ 233 W/m² somme de 20 W/m² venant de la surface, 20 W/m² de l'ozone et du CO2 stratosphériques et de 193 W/m² émis par la vapeur d'eau qui assure donc en gros 83% de l'OLR. Ce rayonnement vient de la plus haute couche d'épaisseur optique 1,07 source de 80% des photons qui parviennent aucosmos].

 

Vérité n°11. La surface de la banquise australe a augmenté chaque année depuis le début des observations satellitaires (1979) et elle atteint actuellement des records de superficie.

[Bien distinguer la banquise (glace flottant sur la mer), dont la surface varie selon la saison entre 4 et 20 millions de km², et l'inlandsis ou masse de glace de la calotte antarctique. Cette dernière est actuellement en légère croissance : les précipitations sont supérieures aux pertes par écoulement d'eau ou de glace, d'environ 50 milliards de tonnes par an]

 

Vérité n°12. La somme des surfaces des deux banquises, dont les variations sont en opposition de phase, est à peu près constante, donc la contribution des banquises à l’albedo du globe n'a pas diminué.

[En hiver austral ou boréal, il n’y pas de soleil, donc l‘albédo est sans grande importance. Selon le GIEC, la diminution estivale de la surface de la banquise augmenterait la chaleur absorbée par l'océan arctique ou austral. C’est oublier qu’aux hautes latitudes, le gros de l'albédo est dû aux nuages qui rétrodiffusent le flux solaire et masquent la surface ...].

 

Vérité n°13. Les mesures des 3500 sondes océaniques ARGO montrent, depuis leur mise en service en 2003, un très léger refroidissement des océans (hors Océan Austral), entre la surface et 700 à 1000 m de profondeur.

 

Vérité n°14. Le flux IR (infrarouge) quittant la haute atmosphère vers le cosmos a plutôt augmenté depuis 1974, contrairement aux affirmations d'un supposé « déséquilibre radiatif » du globe ; il n’y a pas d’effet « couverture » par les « Gaz à Effet de Serre ».

 

Vérité n°15. La loi de Stefan-Boltzmann n’est pas applicable aux gaz, qui ne sont ni des corps noirs, ni des corps gris, alors que la « communauté » du GIEC l’applique aux gaz.

 

Vérité n°16. Les gaz-traces absorbent le rayonnement de la surface et rayonnent à leur température qui, en altitude, est, la plupart du temps, moindre que celle de la surface terrestre ; ils ne peuvent en aucun cas « réchauffer » la surface : voir le second principe de la thermodynamique qui interdit le transfert spontané de chaleur d’un corps plus froid à un corps plus chaud.

 

Vérité n°17. Ce sont les températures qui ont toujours piloté les variations du CO2, jamais l’inverse. À notre époque, les incréments de la teneur de l'air en CO2 suivent très exactement l'anomalie des températures intertropicales.

 

Vérité n°18. Le projet CLOUD du CERN teste la théorie de Svensmark-Shaviv sur le rôle des rayons cosmiques dans la formation des nuages bas ; le flux de rayons cosmiques est modulé par l’activité magnétique du soleil ; les premiers résultats, assez positifs, ont été publiés dans Nature.

 

Vérité n°19. Les modèles climatiques numériques diffèrent entre eux quant aux paramétrages de tout ce qui a trait à la vapeur d'eau, aux nuages, aux banquises, et n'en savent pas reproduire les évolutions. Le projet Earthshine mesure les variations de la réflectance de la Terre vue de la Lune quand elle n’est éclairée que par notre planète, et montre que cette réflectance varie essentiellement selon l’ennuagement. Elle a, selon les données sur l'ennuagement, décru de 1984 à 1998 et augmenté par la suite jusqu’en 2004, soit une assez bonne covariation avec la TMAG.

 

Vérité n°20. Les projections des modèles numériques divergent entre elles pour de toutes petites modifications des conditions initiales et s'écartent toujours plus des observations. Un modèle numérique n’est pas une preuve scientifique, et, quand il est réfuté par l’observation, c’est qu’il est faux et doit être abandonné, ou, au mieux, audité et revu en détail. On attend toujours l'abandon ou la révision des modèles numériques financés par les contribuables et mis en avant par le GIEC pour « démontrer » l’attribution au CO2 d'une partie des changements passés de température et ses prophéties de catastrophes à venir.

 

Vérité n°21. De toute manière, comme le disait le GIEC dans son troisième rapport (IPCC-TAR, 2001), « nous avons affaire à un système non linéaire chaotique couplé, et par conséquent des prévisions à long terme des états futurs du climat sont impossibles ».  Pourquoi cela aurait-il changé depuis 2001 ? Sûrement pas pour des raisons scientifiques. Il y a des alternatives aux modèles numériques instables et peu crédibles employés par le GIEC : les techniques d'identification de processus maintenant largement employées en ingénierie, finance, « data-mining », etc., ont été appliquées avec succès aux évolutions climatiques.

 

Vérité n°22. Enfin le GIEC n’est ni un organisme scientifique, ni un organisme indépendant : le Résumé à l'Intention des Décideurs (en anglais Summary for Policy Makers), est le seul texte lu par les instances internationales, les politiques et les médias. Il est rédigé sous le contrôle étroit des représentants des États et sous la surveillance des ONG. La composition des instances dirigeantes du GIEC montre une minorité de scientifiques, très majoritairement engagés dans l’idéologie environnementaliste, et une majorité de représentants des ONG environnementalistes et des États.

 

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Ces 22 vérités qui dérangent ont été publiées initialement sur :

http://www.contrepoints.org/2014/06/03/167818-climat-22-verites-qui-derangent

Elles sont disponibles sur :

http://www.climat-optimistes.com/textes/climat-22-verites-qui-derangent/

et elles sont justifiées en détail (72 pages)  avec toutes les figures graphiques et références utiles sur : 

http://www.climat-optimistes.com/wp-content/uploads/2015/06/22-v%C3%A9rit%C3%A9s.pdf

http://climat-sceptiques.org/index.php/2016/02/veyres-camille-22-verites-qui-derangent/

 

 

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Les notes qui suivent visent à éclaircir quelques points de vocabulaire et préciser quelques notions. Les numéros des paragraphes sont ceux des Vérités qui dérangent.

 

2- Le cumul des émissions "anthropiques" venant de combustibles fossiles est , compté de 1751 à fin 2015, de l'ordre de 420 milliards de tonnes de carbone contenu dans le CO2 des fumées, contre 257 milliards de tonnes fin 1996, année de la fin de la croissance récente des températures (1975-1996); il en reste au plus 50 milliards de tonnes dans l'air (6% de 850 milliards de tonnes); tout le reste des émissions "anthropiques", 420-50= 370 milliards de tonnes a été absorbé par les océans et la végétation et fait moins de 1% des quelques 40 000 milliards de tonnes de carbone qui circulent entre ces réservoirs et l'atmosphère.

En gros, 80 milliards de tonnes par an sont dégazés par les océans intertropicaux, autant par les sols et légèrement plus, sont absorbés par les océans des latitudes tempérées et par la végétation quia, depuis les années 1960, fortement profité de la fertilisation par plus de CO2 dans l'air avec un très net "verdissement" de la planète, c'est-à-dire plus de végétation, même dans les zones arides.

 

3- Le carbone présente deux isotopes stables (non radioactifs) : le carbone 12 et le carbone 13. Les combustibles fossiles sont très pauvres en carbone 13. Les observations du rapport des quantités de carbone 13 et de carbone 12 dans l'air confirment qu'il n'y a dans l'air que 6% venant de combustibles fossiles, ce qui est l'ordre de grandeur du rapport entre les "émissions anthropiques" de 10 milliards de tonnes par an et les dégazages naturels des sols et des océans, 160 milliards de tonnes par an. Notons que, dans le rapport scientifique AR5 du GIEC, page 471, figure 6.1, les émissions anthropiques ne font que 4% des émissions naturelles de CO2, ce qui, compte tenu des incertitudes de l’ordre de 20%, est cohérent avec les 6% de l’analyse isotopique. Ce chiffre est soigneusement frappé d’omerta dans le Résumé pour les Décideurs, document de propagande, sans valeur scientifique, mais qui est le seul à être lu et proclamé urbi et orbi...

 

4- Le GIEC prétend que la moitié des émissions anthropiques restent dans l'atmosphère ; comme ni les océans ni la végétation ne discriminent entre les molécules de CO2 selon leur origine, et comme ils absorbent chaque année un cinquième du CO2 de l'air, c'est évidemment impossible.

Le gros de la croissance de la teneur de l'air en CO2 de 1958 à 2015 vient d'un léger accroissement du dégazage naturel, conséquence de la croissance des températures de surface des océans qui provoque plus de dégazage. Comme les océans et la végétation absorbent plus quand il y a plus de CO2 dans l'air, l'atmosphère contient toujours en gros cinq années du flux total entrant ou sortant.

 

6- L'atmosphère est opaque en infrarouge thermique ; un corps opaque ne transporte pas de chaleur par voie radiative ; la surface (à 71% océanique) chauffée par le rayonnement solaire dans le visible et l’UV proche, se refroidit essentiellement par évaporation et convection.

 

9- Les fables du GIEC/IPCC sur l'amplification du réchauffement par la vapeur d'eau sont démenties par les observations. La teneur en vapeur d'eau de la haute troposphère est déterminée par le mouvement de l'air qui régule en quelques jours le rayonnement vers le cosmos de la haute troposphère, qui fait 90% du rayonnement du globe. Au rythme actuel il faudrait 200 ans pour doubler la teneur de l'air en CO2 alors que la régulation par la vapeur d'eau et les nuages se fait en quelques heures ou quelques jours.

 

13- La capacité calorifique de l'atmosphère est équivalente à celle de 2,5 m d'eau de mer ; les observations des températures sur les premiers 700 m des océans depuis 2003 ne montrent de réchauffement qu'entre 20°S et 60°S de l'ordre de 0,4 W/m² et un refroidissement ailleurs, particulièrement marqué en Atlantique nord où il atteint -3 W/m² sur 2006-2015. Rappelons que seul le visible et l'UV-A pénètrent dans l'eau et que le "réchauffement" moyen observé depuis 1955, de 0,25 W/m² environ, correspond à une toute petite variation de la couverture nuageuse car 0,25 /340 est 7 dix millièmes à rapporter à un albédo moyen de l'ordre de 31% (340 W/m² est le flux solaire moyen incident en haut de l'atmosphère).

 

17 -Pour une durée de vie de cinq ans des molécules de dioxyde de carbone dans l'air, la quantité de CO2 dans l'air venant des combustibles fossiles se calcule à partir des statistiques de consommation de combustibles fossiles. Elle a varié entre +0,15 ppm/an dans les années 1980 avec le développement de la consommation de gaz naturel, et +0,55 ppm/an vers 2008 avec le presque doublement de la production de charbon entre 2002 et 2010 pour le développement de la Chine ; la stagnation des "émissions" de carbone depuis 2012 la fait diminuer nettement.

Les variations sur 12 mois, entre un mois de l'année et le même mois de l'année précédente, des teneurs en CO2 de l'air mesurées aux observatoires du Mauna Loa ou du Pôle Sud sont presqu'exactement superposables à une fonction     a  T(t) + b    des températures T(t) de la basse troposphère intertropicale et le sont mieux encore quand on considère la seule partie naturelle du CO2 de l'air, trouvée en ôtant aux observations brutes la quantité de CO2 dans l'air venant des combustibles fossiles.

Des tests statistiques montrent que la seule corrélation significative et non fortuite entre les séries temporelles des températures T(t) et des teneurs N(t) de l'air en dioxyde de carbone est entre la dérivée dN(t)/dt et T(t).

Toutes les autres corrélations proposées à la crédulité des lecteurs par exemple entre T(t) et N(t) ou entre dN(t)/dt et dT(t)/dt ou entre N(t) et dT(t)/dt sont infondées.

Voir http://www.tylervigen.com/spurious-correlations pour des exemples de bonnes corrélations tout à fait infondées.  Il est attristant mais vrai qu’il a fallu attendre le début du XXIème siècle pour que l’on s’aperçoive que, pour les cycles glaciaires et interglaciaires, l’insolation à 65°N calculée par Milankovitch est à corréler non pas avec le volume des glaces V(t) repéré par le niveau des mers et autres marqueurs mais avec la dérivée dV/dt de ce volume des glaces et qu'alors les deux courbes insolation et fusion des glaces dV/dt sont superposables.

18- La tension superficielle interdit le développement des noyaux de condensation de la vapeur d'eau en nuage pour une plage de diamètres entre quelques molécules et une fraction de micron, sauf en présence d'impuretés, telles que poussières ou composés sulfatés ou effets électrostatiques. Les mécanismes physico-chimiques reliant le flux de particules chargées venant des "rayons cosmiques" et la croissance et la multiplication des noyaux de condensation de la vapeur sont en cours d'élucidation. L'insolation et la température de surface dépendent de la couverture en nuages bas.

 

21- Pour un exemple d'application des techniques d'identification des automaticiens aux séries des températures et de l'insolation reconstituées depuis le neuvième siècle, voir :

Philippe de Larminat :  Climate Change:  Identifications and projections - ISTE Editions, London 2014 (139 pages), disponible en ligne    sur      http://iste-editions.fr/products/changement-climatique  et en français  « Changement climatique - Identifications et projections »  ISTE 2015.

 

22- La nature politique du GIEC a été brillamment démontrée par Drieu Godefridi dans son livre « Le GIEC est mort, vive la science ! » (Texquis) 2010. Voir aussi http://blog.turgot.org/index.php?post/Drieu-GIEC.

Les 22 Vérités qui dérangent démentent les indications de la partie I des rapports du GIEC intitulée "The Physical Science Basis".

Les parties II et surtout III ("Mitigation of Climate Change") des rapports du GIEC sont un recueil de prescriptions politiques pour la mise en œuvre des idées de l'idéologie la plus extrémiste formulée dans des ouvrages connus tels que ceux du Club de Rome L'humanité au  carrefour (Mankind at the Turning Point):

" La Terre a le cancer et ce cancer c'est l'homme", ou de Paul Ehrlich, "The Population Bomb": "Un cancer est une multiplication non contrôlée de cellules, l'explosion de la population est une multiplication incontrôlée de personnes. Nous devons non plus traiter les symptômes mais éradiquer le cancer. Cette opération demandera des décisions apparemment brutales à prendre sans sentimentalité".

Les mesures recommandées par le rapport WG3 du GIEC visent en fait à la suppression, pilotée par un gouvernement mondial, de l'agriculture et de l'industrie modernes, de façon à exterminer ou faire disparaître les neuf dixièmes de l'humanité, sauf, bien sûr, ceux qui se sont autoproclamés « élus » ...

 

 

 

Annexe technique

 

Un peu de physique sur « l’effet de serre »

Tout d’abord, parler d’effet de serre est impropre. En effet, dans une serre, comme l’a montré l’expérience de Wood, les transferts de chaleur se font essentiellement par évaporation et convection et non par radiation infrarouge et il importe peu que la vitre soit ou non transparente au rayonnement infrarouge thermique. Or les thèses du GIEC considèrent que l’essentiel des transferts de chaleur dans l’atmosphère se fait par voie radiative, en minimisant les transferts par convection, évaporation, condensation et évapotranspiration.

(1)                          Tout corps qui absorbe du rayonnement à une certaine fréquence rayonne à cette même fréquence, mais à satempérature.

(2)                           Un transfert de chaleur par voie radiative entre deux corps A et B est la différence entre les émissions de A absorbées par B et les émissions de B absorbées par A. Entre deux corps opaques de même température ce transfert net sera nul (votre main droite ne réchauffe pas votre main gauche !). Entre un corps chaud et un corps plus froid, le bilan final, à l’équilibre, sera que le corps chaud s’est refroidi (et non pas réchauffé !), et que le corps froid s’est réchauffé. L'air est, à cause de la vapeur d'eau, très opaque en infrarouge thermique et le bilan net entre l'air et la surface est nul. L'air ne saurait réchauffer la surface par voie radiative ! Et la chaleur ne peut aller spontanément que du plus chaud vers le plus froid!

(3)                           Un corps opaque ne transporte par de chaleur par voie radiative ! L'air opaque en infrarouge thermique ne transporte pas de chaleur par voie radiative, mais par convection et transport de vapeur d'eau (chaleur latente). La surface du Globe (71% en océans) se refroidit essentiellement par évaporation de la vapeur d'eau et par convection del'air.

(4)                          Il ne faut pas confondre :

(a)                                             Le rayonnement infrarouge des molécules de gaz-traces qui subissent des milliards de collisions par seconde, et cèdent immédiatement aux molécules d'azote et d'oxygène l'énergie de vibration ou de rotation de la molécule due à l'absorption d'un photon infrarouge thermique ; de temps en temps ces molécules sont excitées par une collision et émettent un photon infrarouge reflet des températures del'air

(b)                                             Le rayonnement X ou UV des atomes où le passage d'un électron sur une orbite supérieure par absorption d'un photon X ou UV est suivi (pas toujours) d'une émission X ou UV lorsque l'électron retourne sur son orbitebasse. Ce n'est que dans ce cas qu'un atome absorbe un photon X ou UV et réémet

(5)                            La vapeur d'eau est opaque (très fortement absorbante) sur presque tout le spectre de l'infrarouge thermique de 100 µm à 4 µm (hors une bande entre 9 µm et 12 µm), le CO2 est opaque seulement entre 14 µm et 17 µm.

(6)                            C'est une « pellicule en haut de la vapeur d'eau » qui fait le rayonnement du globe vers le cosmos. Cette « pellicule » est, disons, à -19°C et vers 5 à 6 km, plus haute en zone chaude, plus basse en zone froide. Le dioxyde de carbone ne contribue que quelques pour cent du rayonnement du globe et essentiellement depuis la stratosphère. La chaleur perdue par rayonnement vers le cosmos, d'environ 2°C/jour est, en altitude, compensée par la condensation de la vapeur d'eau et par l'infrarouge solaire absorbé par la vapeur d'eau et les nuages. Pour la stratosphère les UV solaires sont absorbés par l'ozone et y compensent, exactement pour chaque couche, la chaleur perdue par le rayonnement du CO2 vers le cosmos. Le gradient de température entre cette « pellicule » et la surface est 6,5°C/km = g/(Cp + |Ch|), où g est l'accélération de la pesanteur (9,81 m/s²), Cp la chaleur massique de l'air (1005 J/kg/°C) et Ch le chauffage solaire de la vapeur d'eau  (qui absorbe la moitié de l'infrarouge solaire) et le chauffage par condensation de la vapeur d'eau dans les nuages. La structure des températures de l'air de la troposphère est donc déterminée par la gravitation et par la vapeur d'eau ou de façon équivalente par une relation   "polytropique" entre température et pression

T/T0= (P/P0)R/µ/(Cp + |Ch|)où  T0 et P0 sont la température et la pression du "haut de l'air" dont le rayonnement  vers le cosmos assure le refroidissement  de l'air et  µ la masse molaire de l'air.

(7)                             La teneur de l'air en vapeur d'eau varie très rapidement avec les températures, d'environ de 7%/°C près de la surface à 12%/°C aux températures de la haute troposphère. La vapeur d'eau est à 80% concentrée sur les trois premiers kilomètres, mais c'est, disons le pour cent le plus haut de la vapeur d'eau qui assure le gros du rayonnement du globe vers le cosmos. Sa position est modulée par le mouvement vertical de l'air. S’il y a un peu moins de vapeur d'eau vers, disons, 300 mbar, alors le rayonnement viendra « de plus bas et de plus chaud » et le globe, à cet endroit, rayonnera plus vers lecosmos.

Ces quelques points permettent de voir que toutes les définitions de « l'effet de serre » proposées dans les manuels, les textes de l'IPCC, ceux des sociétés météorologiques et de l'OMM… n'ont aucun sens physique.

En voici quelques exemples.

(a)                             « L'air est comme une vitre suspendue dans le vide qui absorbe le rayonnement de la surface   et en réémet la moitié vers le haut et la moitié vers le bas » : voir les points (2) à (4) ci-dessus. En réalité le rayonnement de l'air vers la surface est égal au rayonnement de la surface absorbé par l'air et n'en est pas la moitié!

(b)                          « Une molécule de gaz-trace absorbe et réémet moitié vers le haut et moitié vers le bas » :   voir(4)

(b bis) « Le rayonnement des gaz-traces vers le sol réchauffe la surface » :   voir (2)

(c)                            « Chaque couche de l'air absorbe  autant  qu'elle  rayonne, l'air  est  en "équilibre radiatif" (Manabe 1967) et la surface se refroidit par rayonnement vers le cosmos » : en réalité l'air est opaque et la surface se refroidit par évaporation et convection et c'est la « pellicule » d'épaisseur optique unité "en haut de la vapeur d'eau" qui se refroidit par voie radiative

(d)                           L'effet de serre est « GH = rayonnement de la surface - rayonnement du globeverslecosmos »;cettequantitén'aaucunsensentransfertdechaleur:voir (2) et (3) ci-dessus. Elle sert seulement à faire croire que les gaz-traces modulent GH. En réalité le rayonnement de la surface absorbé par l'air est toujours -à peu près- égal au rayonnement de l'air absorbé par la surface. Le rayonnement de la surface parvenant au cosmos sans avoir été absorbé par l'air et les nuages est de l'ordre de 20 W/m², soit 5,7% des 350 W/m² rayonnés par la surface.

(e)                           « L'augmentation de la teneur de l'air en CO2 diminue le rayonnement du CO2 troposphérique vers le cosmos, ce qui réchauffe le haut de l'air par un "forçage radiatif" vers 300 à 500 mbar » : en réalité la vapeur d'eau de ces mêmes couches empêche toute manifestation ou apparitiond'un « chauffage par forçage radiatif » qui découlerait d'une augmentation de la teneur de l'air enCO2.

(f)                          « 93% du forçage radiatif -ou du déséquilibre thermique du globe- est passé dans les océans » Les relevés océanographiquesne trouvent que 0,2 W/m² à 0,3 W/m² alors que l'IPCC-GIEC AR5 dit un « forçage radiatif de 2,3 W/m² en 2011 ». En réalité la température de l'océan dépend de l'ensoleillement donc de la couverture nuageusequimodulelevisibleetl'UV-Aquiseulspeuventpénétrersurquelques mètres dans l'océan ; l'infrarouge thermique est absorbé par quelques microns d'eau liquide.

(g)                           « Le dioxyde de carbone piège le rayonnement infrarouge thermique : le globe qui rayonne moins vers le cosmos doit donc se réchauffer » : Quarante ans (1974-2014) de mesures par satellites du rayonnement infrarouge du globe ne montrent pas de diminution du flux moyen rayonné vers le cosmos qui refléterait l'augmentation du « piégeage » pour une teneur en CO2 passée de 330 ppm à 400 ppm. On voit plutôt une légère augmentation du rayonnement duglobe.

(h)                          « Il n’y a pas de cycles climatiques naturels et le petit âge de glace n'a pas existé, pas plus que l'optimum médiéval » : C'était là l'objet de la fraudedite de la crosse de hockey, courbe présentée six fois dans le rapport IPCC-GIEC de 2001, et démontrée fausse dès 2003 et 2004. Le manche de cette crosse de hockey présente des oscillations insignifiantes (plus ou moins deux dixièmes de degrés entre l'an mil et 1950). Les dernières publications disent dix fois plus pour la zone au nord de 35°N (par rapport à la moyenne sur 1880-1960, +2°C de l'an 950 à l'an mil et -2°C vers 1650)

(i)                          « Le réchauffement est irréversible et va se poursuivre sur des siècles avant que la teneur de l'air en dioxyde de carbone revienne à sa valeur préindustrielle » : comme vu plus haut, même sur la série des températures de surface, on n'a depuis 1998 (et depuis 1979) que des centièmes de degré de réchauffementau lieu du degré prévu par les « modèles informatiques ». La durée de vie du dioxydede carbone dans l'air est d'au plus 5 ans. La très faible inertie thermique de l'air (la capacité calorifique de toute la colonne d'air est égale à celle de 2,5 m d'eau de mer) interdit tout stockage de chaleur au- delà de quelques jours.

 

 

 

 

 

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