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Billet de blog 15 janvier 2025

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Le réel et l'impossible

Personne ne veut la Révolution... Mais elle rôde !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

On me dit : "Ce n'est pas qu'ils ne peuvent pas céder, c'est qu'ils ne le veulent pas."

Je maintiens : Bayrou (ou un autre) ne POUVAIT rien céder.

Cela n'a l'air de rien, cette distinction... Mais c'est, de mon côté, une affirmation du matérialisme historique (et dialectique, pardon pour le pédantisme)...

J'affirme par là que le capitalisme est le dos au mur : la crise économique, démographique, environnementale, politique, est telle que l'alternative : pourvoir du Travail ou pouvoir du Capital atteint une très grande intensité.

Les revendications de "la gauche" sont simplissimes, logiques, approuvées par une large majorité populaire :

* pas d'augmentation de l'âge de la retraite,

* hausse des salaires,

* investissements dans les transports, l'Hôpital, l’École,

* bloquer les licenciements,

* prélèvement massifs sur les profits, les dividendes, les successions, les patrimoines, les hauts salaires.

Céder sur le moindre de ces points entraînerait (encore une histoire de "dominos" !) la nécessité de céder sur les autres et de fait ce serait une révolution.

Cette petite divergence a beaucoup de conséquences.

Elle me conduit, par exemple, à ne pas condamner l'attitude du PS, dont la direction manœuvre pour garder une fragile majorité interne. Olivier Faure veut prouver (à son opposition, à ses électeurs) qu'il n'est pas maximaliste, qu'il est modéré, qu'il ne veut pas "bloquer les institutions", qu'il y met "de la bonne volonté"...

Mais le Capital n'a rien à offrir dans le vieux style de la social-démocratie.

Cela fait que le PS n'a pas d'avenir du côté du "bloc" centre-droite.

Donc le NFP est, en dépit des apparences, solide.

Le camp du Capital ne PEUT pas céder. Le camp du Travail ne VEUT pas la révolution, il veut juste vivre, nourrir ses enfants.

Mais il y a une logique des choses... Comme le dit le docteur Lacan, c'est aux impossibilités que l'on reconnaît le réel...

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