Libertés : s'organiser pour résister

Les raisons de l'enfermement sont politiques

Cela commence à se voir et va devenir de plus en plus apparent au fil des jours : c'est pour des raisons politiques que nous sommes enfermés et que l'économie est à l'arrêt.

Le confinement strict et policier, au pays de Castaner, a pour but d'intimider la population pour qu'elle ne demande pas de comptes. Les abus de pouvoir policiers sont nombreux, Médiapart en rapporte certains : agression d'une jeune mère à Aubervilliers, harcèlement à Marseille pour des banderoles aux fenêtres. Ces trois skieurs dans une zone actuellement désertique (le Lac D'Allos) pour l'interpellation desquels un hélicoptère (sic) a été dépêché ! Cette femme qui, revenant d'avoir porté ses poubelles au tri sélectif (1km5) passe en voiture en bord de mer pour rentrer chez elle, sans s'arrêter, est interpellée et verbalisée (pour avoir regardé la mer).

Le bien-fondé du confinement strict sur le plan sanitaire est largement contesté par de nombreux experts qui le jugent "moyen-âgeux" et plus nocif qu'utile.

Des pays qui ne le pratiquent pas ont beaucoup moins de décès que le notre (en particulier, l'Allemagne). Il est clair que le nombre des morts, lui, est lié au manque de lits, de personnel soignant, de respirateurs, de tests, de masques, de traitement raisonnable appliqué au début de la maladie, dès l'apparition des symptômes.

Mais, nous dit-on, si le confinement strict et policier, en effet, est la "solution" qui reste dans un pays où le gouvernement a tout raté, tout bousillé, il n'en est pas moins nécessaire.

Encore une fois, de bons experts épidémiologistes en doutent fortement. Le virus doit se répandre dans la population. Il se répand plus lentement du fait du confinement, mais il se répand. Ce virus est apparenté à celui de la grippe (qui tue chaque année plus de dix mille françaises et français). Comme toutes les grippes, l'épidémie décroit après un certain temps. C'est ce qui se passe aussi bien en Suède, qui ne confine pas, qu'en Allemagne, qui confine souplement, sans fliquer, ("semi-confinement", écrit Médiapart avec justesse), ou en France royaume de Mr Castaner. Si le virus revient (deuxième vague) les pays comme la Suède ou l'Allemagne s'en tireront mieux car une plus grande partie de la population aura été immunisée.

Rien de raisonnable n'est fait. William Dab a raison de le dire : c'est le bordel le plus total "Y a-t-il en France cinq millions de personnes touchées par le virus ? Dix millions ? Quinze millions ? On n'en sait rien !".

On sait faire des sondages pour déterminer la cote de Macron, à la minute près, mais on ne sait rien sur cette épidémie ! C'est pourtant la même question, sur le plan de la technique statistique. Il suffit de bâtir un échantillon représentatif (ce n'est pas simple, mais on sait le faire) de 1000 ou 2000 personnes, et de les tester sérieusement.

Idem pour le traitement. Des charlatans proches des laboratoires et du gouvernement (il s'agit de Karine Lacombe https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=9NVEEJCMLAc&feature=emb_logo) ont été démasqués. Mais (comme le dit encore William Dab) pourquoi ne pas regarder si les patients qui prennent de l'hexachloroquine régulièrement pour leur traitement contre le lupus, sont moins touchés que d'autres, ou pas moins ?

RIEN n'est fait, aucun travail sérieux. Macron et son staff ne pensent qu'à leurs contre-réformes et à sa réélection.

 

Effrayé par les conséquences de son incurie, Macron veut un pays terrorisé, c'est pourquoi cette grippe malfaisante (ce n'est pas rien, la grippe !) est traitée comme s'il s'agissait de la peste bubonique, ce qui est grotesque.

Cela va durer. Il a déclarer ouvrir les vannes le 11 mai, mais pas pour les restaurants, pas pour les vieux, pas pour les gros : dix huit millions de français vont rester assignés à résidence indéfiniment.

Nous devons résister par tous les moyens légaux (tricher en "allant faire ses courses" pour bifurquer et faire une partie de cartes chez des amis, tout le monde le fait mais ça ne suffit naturellement pas).

Il faut explorer les voies juridiques et constitutionnelles. Je lance ici un appel. Ce qui se passe est illégal et inconstitutionnel !

Les verbalisations, il faut les contester, systématiquement. On peut exiger du contractuel ou du gendarme le papier à signer suivant lequel "je conteste l'infraction". Même si vous n'avez pas l'autorisation dérogatoire, ce décret voté à la va-vite, très mal motivé, je dis qu'il est sans valeur : je le conteste. C'est un abus. Il est contraire à la constitution qui me donne le droit sacré de circuler librement !

Dans le même temps où des millions de gens sont enfermés chez eux, le gouvernement envoie des travailleurs à ce qui serait le casse-pipe, si comme il le prétend, la PESTE rôdait dans les rues.

Déjà des syndicats protestent contre le "confinement à deux vitesses". Ils disent : "Soit le confinement est nécessaire et efficace, soit non."

Les conséquences du confinement et de l'arrêt des productions seront, sur le plan humain, social, psychologique, sanitaire (les maladies "ordinaires" actuellement mal traitées), économiques, dévastatrices à l'échelle de continents entiers. Nous sommes gouvernés par des gens que cela n'empêche pas de dormir.

Résistons !

 

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