Pendant les travaux, la vie continue

Depuis quelques années les villes sont en chantier. Les projets concoctés en début de mandat électoral se concrétisent.

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Moment difficile mais moment obligé car il existe des problèmes urbains qu’il faut résoudre (manque de logements, transports saturés, activités économiques qui se modernisent...). De plus et jusqu’à un certain point l’évolution est un signe de dynamisme, quand une ville sans travaux donnerait à croire qu’elle est finie, immuable.

Alors on démolit, répare, construit : des bâtiments, des lignes de tram, des parcs, des places…

Or ces chantiers nécessaires bouleversent la vie locale. Où va t’on prendre son bus, comment approvisionner les commerçants, comment accéder à l’école, aux habitations ? Les entreprises ont bien dans leur cahier des charges d’y répondre mais un chantier est déjà assez compliqué !

Certaines collectivités ont donc engagé un travail d’accompagnement des usages durant les travaux et d’information des habitants ou acteurs locaux.

C’est le cas de Saint-Denis que je conseille depuis plusieurs années sur le sujet alors qu’un grand nombre de chantiers est réalisé en même temps : deux lignes de tram, un nouveau quartier Porte de Paris, au Confluent, des espaces publics à la gare, de l’habitat dans les secteurs anciens. Comment faire fonctionner le centre et les quartiers pendant les travaux, organiser ceux-ci pour ne pas bloquer l’activité existante pendant plusieurs années au risque de la faire disparaître ? C’est aussi un service que l’on rend à la population que de conserver un certain confort, une certaine qualité de vie en attente des transformations à venir.

Je conseille également le Conseil général du Val de Marne sur les usages et l’information des habitants dans le cadre de l’aménagement du RD7 et de la construction du tram T7, lesquels traversent des quartiers actifs, habités, des secteurs d’activité fragiles, des pôles d’échange de transports en commun.

Le principe est d’avoir une connaissance fine des multiples usages et de vérifier en continu l’organisation des chantiers pour que chaque étape les rende possible. Il s’agit autant d’une capacité d’anticipation que d’un travail de terrain attentif afin de pouvoir réagir à ce que l’on n’aura pas prévu. On met alors au cœur de la réflexion non pas seulement les travaux et leur planning mais la vie quotidienne, l’activité urbaine, bon moyen pour que les projets y répondent de manière pertinente. Une coordination des acteurs est aussi la condition pour produire une information fiable et continue aux usagers. En fait l’on complexifie le métier de la transformation urbaine pour des résultats plus justes.

 

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