FACE A LA SITUATION, QUI FINALEMENT EST REALISTE?

Nous sommes nous trompés individuellement ? Collectivement en tout cas il y a peu de doute. Le constat largement partagé de l’état de la planète en témoigne.

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Nous sommes nous trompés individuellement ? Collectivement en tout cas il y a peu de doute. Le constat largement partagé de l’état de la planète en témoigne. Nous ne sommes plus dans le même monde qu’il y a seulement deux ans. On affichait des plans climat à 25 ans quand c’est maintenant qu’il faut agir. On agrandissait les cités quand ce qui est en jeu est de les rendre vivables quand le climat s’emballe. On était dans les réflexions, il est urgent de passer à l’action. Le contexte n’est plus le même, il faut nous y adapter.

Des exemples ? Le temps se raccourcit, revoyons les échéances et pensons les projets à cinq ans. Les objectifs nés de la situation d’avant sont à présent caduques, reformulons-les. Planter des arbres quand on pensait construire n’est peut-être pas glorieux mais répond sans doute à une nécessité. Revoyons nos stratégies, nos politiques. Faut-il pour autant tout oublier des rôles d’acteurs de l’urbain que nous avons joué ? Les pratiques, les savoirs, les méthodes acquis sont précieux mais doivent être adaptés aux enjeux d’aujourd’hui. Il nous faut réinventer des processus, concentrer les moyens sur des choix renouvelés. Une attention aux usages dans les espaces urbains plutôt que l’utilisation à priori du granit. Le public également doit être impliqué car les changements sont lourds qui risquent d’advenir. Visiter collectivement, écouter les attentes nées de ce qui vient d’être vécu avant de faire projet : ce sont certains moyens pour que le passage, la transition ne soit pas sans les citoyens. Faute de quoi les résultats pourraient s’en trouver maigres. Et plutôt que l’énoncé d’un propos pessimiste voyons là une recherche réaliste de solutions pour agir.

 

Texte écrit pour un petit ouvrage édité par AMO Languedoc-Roussillon

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