En avril dernier, les associations et ONG Aides, Greenpeace, la Cimade, la Ligue des droits de l’Homme et la Quadrature du net ont lancé un manifeste pour « garantir l’universalité, l’égalité et l’effectivité des droits fondamentaux ».

Le communiqué dit qu'il est « indispensable de lutter contre la surveillance étatique et privée sur Internet en réaffirmant, promouvant et défendant l’utilisation d’outils garantissant la confidentialité des communications et des connexions et en revenant sur les lois de surveillance contraires aux droits fondamentaux. »

Pour la défense des lanceurs d'alerte, le manifeste dit: « prévoir le bénéfice du statut de lanceurs d’alerte à toute personne qui signalerait, dévoilerait, ou dénoncerait des faits, passés, actuels ou à venir, de nature à violer des droits fondamentaux ou entrant en conflit avec le bien commun ou l’intérêt général. »

Et sur l'état d’urgence : « mettre fin à l’état d’urgence perpétuellement prolongé et devenant le régime politique de notre pays. »

Mediapart a reçu Emmanuel Macron le vendredi 5 mai dernier. Interrogé sur l'état d'urgence il répond :

« Je ferai le point avec les services de renseignement. S’il est avéré que les perquisitions administratives sont justifiées en raison du niveau de risque, je le maintiendrai. Si ça ne sert plus à rien et que la surveillance des éléments les plus dangereux, les modes d’action hors état d’urgence sont aussi efficaces, je le suspendrai. »

Amnesty International France demande à Emmanuel Macron « d'évaluer la nécessité de l’état d’urgence, et y mettre fin si celle-ci n'est pas démontrée, car sa dangerosité pour les droits humains est quant à elle avérée ».

Pouvons-nous faire confiance au nouveau Président de la République pour sortir de l'état d'urgence ? Nous le saurons très bientôt.

Et n'oublions pas que même si nous avons évité le risque Marine Le Pen, l'état Big Brother demeure.

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