KONGO BOLOLO : L'AMER PATRIE (20)

Magie et image, visage d’esprit car visage de déguisement face au monde ou le monde face à lui donc interface, le masque est farce qui (se) fait face.

 Magie et image, visage d’esprit car visage de déguisement face au monde ou le monde face à lui donc interface,  le masque est farce qui (se) fait face.

 

En entrant à Gama avec son père, Mobilamis  aperçut sa cousine Véronique Apendi ; aussi courut-il vers elle en criant :                                                      

- Cousine Véronique !  Cousine Véronique !   Cousine Véronique !                                                                                                                                

-Oh ! Mobilamis, comme tu as grandi ! Que fais-tu ici ?    

- Reçu à mon examen de passage, je viens continuer mon cycle au CMI de l’école officielle de Sèèb.  

– C’est  très bien !  Avec ton père,  je discuterai de la question de savoir si une inscription à Mokeko  ne te serait pas plus bénéfique ; nous en reparlerons plus tard.  Voici Booba mon cousin maternel.  

– Et  toi, quelle crue te fait échouer  ici ?  

- Puisque maintenant tu sais lire, tu sauras de quoi il en retourne  en parcourant le prochain numéro de « Sangô  ya Sangha,  Sangha ya sangô».  

– Mais ce ne sera que dans un mois !...  Bien trop loin !  

- Je t’en montrerai le brouillon d’ici peu.  

Trois jours plus tard, la cousine tint  parole :

 « QUESTION DE MASQUE.

Sur ma route conduisant vers Sèèb, je  trouvai à Dia monsieur Booba allant à la rencontre de son employeur monsieur Courtois, un Blanc qui s’est mis en tête  de sauver le masque kwil, art tombé en désuétude. C’est un jeune homme d’environ vingt-cinq ans paraissant en avoir dix de plus. La trame tissulaire affleurant  de place en place sur les manches de sa chemise témoigne bien plus  de sa condition que du passage et repassage des années. Il est chasseur de visages d’esprit pour le compte de monsieur Courtois un Blanc que tout le monde ici trouve bizarre, anormal pour les Indigènes, parachronique selon les Blancs catholiques, uchronique quant aux Blancs  appartenant à la mission suédoise  de l’Eglise protestante baptiste. Aux dires des Indigènes, monsieur Courtois est hors norme car il préfère fréquenter le baaz de Biaka en société avec Goagoa, Booba et les autres villageois,  à la case de passage réservée aux hôtes européens en tournée à Sèèb et ses environs ; comble de folie, il partagerait la couche  d’une femme  pygmée  que tout Bantouphone qui se respecte répugne à fréquenter tant publiquement que clandestinement.  Les Blancs catholiques pensent que tout en mettant en danger mortel  la philosophie de la colonialité, ce Français atypique préfigurerait ce que sera notre pays dès la parousie advenue ; du point de vue des Baptistes suédois, il incarnerait  ce que l’Européen dès son arrivée en nos contrées aurait dû instaurer comme type de relation interindividuelle. Hier après le repas à la maison commune, chacun homme ou femme, est venu admirer les masques dénichés par  Booba  qui les avait étalés devant monsieur Courtois ; ce dernier en avait choisi  un en bois :   

Monsieur Courtois : Faux visage souple ou rigide, fusion métaphorique  anthropomorphe zoomorphe ou composite, polychrome bicolore ou de teinte unie,  en bois tissu végétal ou cuir, fugace ou permanent, dissimulant  tout ou partie de la figure afin de déguisement  face au monde ou le monde face à lui, le masque est lui-même une face.  

Booba : Cette remarque me paraît quelque peu restrictive car le masque ne couvre pas seulement  la physionomie mais peut intéresser toute le partie supérieure du corps de la tête jusqu’aux épaules. Il dissimule bien d’autres choses tels  les poteaux portant totems ; alors qui déguise qui ? Le masque aux traits immuables est-il moins vrai que notre visage qui change d’aspect au gré de nos émotions, et au fil des ans ?   

Goagoa : Même s’il semble indéniable que le visage affirme l’identité du sujet, révèle l’être en lieu et place du paraître qui n’est en définitive  que pare- être  c’est-à-dire  masque, on peut sans exagération affirmer que le masque ne fait pas que couvrir le visage de son  porteur , il l’abolit, le remplace : celui-ci perd ainsi son identité pour prendre celle de l’esprit du masque.  Bois, peinture issue de la terre, corne de bongo et visage anthropomorphe, celui que je tiens résume la création ; ciel, le vide entre  cornes et visage représente l’envers du trop-plein du rituel. La juxtaposition des couleurs signe le passage par yeux et bouche, d’un état à un autre, celui des vivants à celui des morts, et retour ; il rappelle que l’initiation est œuvre de longue haleine touchant les secrets de la vie et de la mort.    

Booba : L’artiste peut, en fonction du sentiment  de poids ou de légèreté qu’il veut délivrer, accorder ou non une prééminence  à la masse. Peint en blanc couleur de l’au-delà, ce masque-ci est un jeu de plein et de vide en parfaite symétrie, aussi donne-t-il une impression d’équilibre. Il est surmonté  de deux cornes de bongo qui se rejoignent sous le menton : expansion volumétrique du masque, et symbolique du pouvoir de celui qui le porte car n’oublions pas que lak è boog, corne de bongo (Tragelaphus eurycerus)  est symbole  de pouvoir tant économique (corne d’abondance) que magico-religieux ( tabernacle  où sont  conservés les fétiches) ; par ailleurs il est interdit à tout homme  père d’un fœtus en pleine croissance d’abattre ce bovidé sous peine d’avortement ou de complications obstétricales à l’accouchement. Les joues blanches et les cernes autour des yeux plongent l’observateur dans le monde  de la mort d’autant  que la bouche apparaît fermée, et que le front polychrome évoque les lividités cadavériques.  Face, le masque est interface, aire transitionnelle où circulent les échanges  entre  mondes visible et invisible, vivants et morts. Le masque est prosopée, il fait Anastasie : pour devenir masque, cette face  aurait dû perdre  la face en recomposant la géographie d’une figure aux couleurs et traits brouillés, renoncer  à son humanité habituelle, et devenir sur(-)face, écran où s’écrit, s’exprime, se déroule le film d’une histoire  mythique selon des phrasés expressifs plus ou moins explicites, traduction des échanges qu’exprime sa muette éloquence : le masque  me paraît  être  bien plus une idée de visage qu’un visage. 

Goagoa : Ce n’est pas incidemment ce me semble, que les Kwil traduisent le mot masque par boob-kuk : visage d’esprit; il est incarnation d’un esprit d’où son incontestable rôle social. Visage sans masque, le masque est un visage aux traits immuables ; qu’il s’agisse de maquillage fugace ou d’objet solide, il est le support privilégié des rites, et fait partie de celui qui le porte. Sans son costume de feuilles ou de fibres, il se fige, se meurt, et devient pièce de musée, nécropole pour masques. Le  masque dansant est un renouvellement progradient : renouvellement d’actes passés en perpétuel renouvellement. Par la répétition des traits, la suppression des liaisons, les disjonctions émaillant  ses formes, le masque est une ellipse ; or selon le mot d’Yves Le Furt, « L’ellipse a (...) valeur paradoxale  d’exposition par le caché » : visage d’esprit, visage de ce qui par essence est sans  visage, le masque masque  le visage de l’Esprit afin de rendre celui-ci visible aux vivants ;  le porteur se voit réduit au rôle de pantin entre ses mains. Abolissant  la frontière entre naturel  et surnaturel, il permet l’appropriation du pouvoir surnaturel ; voilà pourquoi en général de nombreuses cérémonies avec masques sont interdites aux femmes et aux enfants.  

Booba : Animé par la  danse,  porté par la musique, ce support des rituels métamorphose le visage humain ; zoomorphe aux linéaments stylisés ou chimériques, créature  composite mêlant homme et animal parés de fibres végétales portant des appendices métalliques, il  se présente comme figuration  de l’unité dans la diversité, transcendance des trois règnes animal, végétal et minéral c’est-à-dire pur esprit, l’Esprit du masque qu’il présentifie sans le représenter. Puisqu’il est porteur de représentation du monde, le masque exprime la solidarité des ressortissants d’une aire culturelle qui déploie ses ramifications tels des rhizomes.  

Guudom le patriarche : Le masque donne forme à des formes informes, aussi similitude d’aspect ne signe-t-elle  pas une identité de fonction. Sa puissance tient de  celle de ses porteurs successifs puisqu’il concentre, met en synergie les puissances sociales de ces  derniers ; on comprend donc aisément  qu’il puisse protéger un individu, un clan ou un village.  

Goagoa : Nos morts ne sont  jamais défunts : quelles influences et actions ont-ils  sur nous ? Tel est l’objet polarisant nos réflexions sur tout ce qui déroge de notre route stéréotypée, obsessionnalisante  jusqu’à l’os. Les mânes gouvernent notre vie : le Ciel et l’Enfer  nous est plaisanterie des Blancs mais en contrepartie, mus par un brassin d’inquiétudes toujours multiples, confuses, entremêlées, invérifiables et non sériables,  nous sommes  des hypochondriaques du religieux parcouru en tous sens par des pensées moroses d’où le syndrome de persécution qui nous colle à la peau telle une tunique de Nessus ;  heureusement  pour nous , notre très haut pouvoir d’assimilation nous permet de ne jamais perdre de vue nos racines  ancestrales. Pour un initié, tout ceci est lisible sur nos masques. 

Booba : Voici un masque ngi d’origine Fang, il fut adopté par les Kwil et les Djem. Les  Ngi appartenaient à une confrérie à mi-chemin  entre la police et l’armée, sorte de gendarmerie : maintien de l’ordre dans l’aire contrôlée par les clans alliés, force de d’attaque et de défense contre les ennemis extérieurs. C’est dans cette confrérie que se recrutaient les combattants les plus farouchement  opposés à la colonisation française dans le pays fang et allié de la Karagua-Kudu à la Guinée espagnole en passant par le Gabon. Ce masque est surmonté d’une statuette de parturiente qui expose imbriquées, deux notions : l’amour et la mort. Pour l’homme  la femme et l’enfant, le sexe féminin est cause d’amour et de mort : il faut conjuguer l’amour pour faire un enfant qui est pour ses parents, raison d’amour ;   toute naissance est cause potentielle de mort pour la mère.  Qu’un homme meurt d’avoir espéré ou réussi l’accès au sexe d’une femme est banalité quotidienne. 

Monsieur Courtois : En effet dans mon pays,  hier exposée, la mort est aujourd’hui cachée ; hier dissimulé, le sexe de nos jours est surexposé comme si la mort et l’amour entretenaient une relation duale. Avec son teint blanc de chaux couleur de la mort, ses yeux petits presque clos encadrés par une paupière supérieure peinte en noir symbole d’esprit maléfique et  l’inférieure lacérée de minuscules balafres que l’on retrouve sur les tempes, sa bouche fermée signant son impassibilité voire son impavidité, ses oreilles démesurées épouvantail  encadrant une statuette de mère exhibant son sexe,  --  malédiction suprême adressée au voyeur,-- oreilles dressées de chaque côté  de la tête surmontée d’une chevelure  en crête de coq aboutissement de cicatrices chéloïdes parties des ailes du nez, ce masque monoxyle émacié semble bien avoir été sculpté pour inspirer la terreur . Où l’as-tu déniché ?  

Booba : À Motom- Ayek  le village de Sa-kwi-Sèèb (Capable-de-Secouer-Sèèb).  

Monsieur Courtois : Sa-Kwi-Sèèb, Sa-Kwi-Sèèb...Ne serait-il pas celui de qui dans son  rapport  d’août 1920 parle l’adjudant Chèvre de retour de la circonscription de la Karagua-Kudu où selon lui le corps d’un Européen aurait été profané ?    

Guudom le patriarche : Le profanateur était le grand-père de celui qui présentement vit à Motom-Ayek. Cet aïeul las des exactions des Blancs et de leurs soudards décida un jour de se venger d’un Blanc qui l’avait publiquement humilié. Non seulement  il tua ce dernier, mais le dépouilla au sens premier du terme, et de sa peau se confectionna un par-dessus qu’il revêtit, puis disparut à jamais dans la forêt.   Pour revenir aux masques  j’en vois un funéraire ici, et là-bas un d’origine kota utilisé lors des danses profanes.   

Monsieur Courtois : Tête suspendue par un fil (le fil de la vie ?) à un halo (le cosmos) qui le contient,  blanc ce masque funéraire est un jeu de plein et de vide. La bouche est discrète presque absente ce qui confère à la sculpture un aspect cacochyme avec des yeux mi-clos oblique en bas et en dedans.  Yeux en croissant de lune surmontés de sourcils surélevés et broussailleux, tête coiffée de cheveux tressés, le visage blanc  du masque kota se présente comme un polygone fait de deux triangles équilatéraux à base  commune.    

 Booba : Cerné par deux arcs  de cercle qui se rejoignent,  ici le visage est un cœur : deux ventricules séparés par un septum, le nez. La bouche est à peine esquissée. Les yeux sont horizontaux et grand ouverts. Du menton qui fait office de pointe du cœur, deux lignes s’élancent chacune vers un sourcil puis se réunissent  pour former l’arête nasale. Le front est dégagé, la  chevelure ne présente pas de golfe. Masque profane  kwil typique, il est symétrique et équilibré.  C’est un condensé d’ellipses : convexité des formes, concavité des plans d’où surgissent deux excroissances creusées de fentes obliques, une bouche discrète avec un menton absorbé par la courbe de l’ellipse. Les cornes qui encerclent le visage créent un espace vide. Un œil gauche ouvert, l’autre fermé ; clin d’œil complice ? Vigilance permanente ? Aveuglement et perspicacité : éblouissement jusqu’à l’aveuglement ou obscurcissement permettant perspicacité ? Accueil ou refus sexuel ?...  Ici la métaphore opère par transport, glissement, correspondance, juxtaposition, superposition, fusion.  

Monsieur Courtois : Chaque masque révèle un monde culturel codé : en approchant de mon punctum proximum  celui que j’ai en main, j’observe la coalescence des deux orbites qui tracent une ligne d’horizon. 

Goagoa : Ligne d’horizon, ligne des ancêtres : le vivant en- deçà, le mort au-delà.  Perdant sa face pour prendre celle de l’esprit du masque, le porteur  est accompagné jusqu’aux  limites de la vie ; face-à-face avec les dieux, les génies, la force vitale de la lignée. Les fentes palpébrales nous sont ouvertures sur l’imaginaire, porte d’entrée dans le mystère.  Donnant vie au mythe, rendant vie aux morts et élevant le vivant à la déité, boob-kuk  exprime par son style la singularité et la solidarité d’une ethnie plus ou moins influencées par les cultures  qui lui sont contigües.  Le principal critère de beauté chez nous est la symétrie, l’équilibre, le rythme et l’harmonie entre les masses, les surfaces et les lignes. Les artistes  travaillant non d’après croquis mais selon leur inspiration dans les canons prédéfinis  par la coutume, l’appréciation est bien plus intuitive qu’objective.  

Monsieur Courtois : Le masque africain me déroute car il m’est difficile de le caractériser. Il m’est poème qui par ses associations de traits couleurs et formes, signification  symbolique et expressivité, obéit  à une structure de communication faite de mystères. Dans un éclat souvent éblouissant de sens, plans, formes et couleurs s’interpénétrant  se répondant, il ne livre en définitive qu’un message brouillé limpide pour les seuls initiés ; mais néanmoins sur celui-ci en forme de cône renversé à base semi-circulaire avec emboîtement  de plans concaves et de bords convexes, front haut barré d’un pli horizontal noué au niveau de la glabelle doublant ainsi la ligne des sourcils, on peut distinguer une paire d’yeux clos ou presque (aveuglement ?... signe de mort ?...)  tandis que, horizontaux les vrais yeux sont ouverts. Symétrie parfaite axée sur le nez, la bouche et le menton. Sur ce visage en excavation le pli  frontal,  les sourcils, les paupières, la bouche et le menton situés sur le même plan extérieur apparaissent en surplomb comme des îles d’un archipel flottant sur une mer aux profondeurs abyssales.  Lorsque j’examine la physionomie de monsieur Goagoa et que je la confronte au  masque,  je trouve de frappantes correspondances : la glabelle et les tempes de l’homme  portent des cicatrices permettant d’identifier son ethnie, donc sa culture ; ces trois points forment ce que j’appelle le triangle de l’identité ou de l’héritage ; en élargissant quelque peu sur le masque  l’aire de ce polygone, les sommets se situeront au milieu du front et sur les joues.  Revenant à monsieur Goagoa, je peux décrire un triangle inversé à sommet buccal et base binoculaire. Sources d’énoncé et de silence, la bouche et les yeux  disent  d’une manière ou d’une autre ce que pense le visage ; ils nous donnent donc  à entendre ce qu’il exprime : ce sont les sommets du triangle de la parole. Sur la figure du conteur Goagoa les deux triangles superposés  ont une base commune passant par une ligne bitemporale, et forment le losange fondamental  de l’identité et de la parole, expression caractéristique de la vie en groupe. Quand à présent nous regardons le masque,  nous tirons des enseignements différents : l’œil gauche semble recevoir l’information que le droit vérifie : l’œil gauche voit, l’autre  scrute ; ici les deltas de l’héritage et de la parole se chevauchent, brouillant ainsi les données premières d’où la nécessité de l’initiation pour les comprendre.  

Booba : Les formes sobres et pures de ces masques kwil traduisent le caractère secret de l’initiation où il sert de support. Sa simplicité ne devrait pas éclipser les tensions  entre forces fastes et néfastes qui y mènent une lutte perpétuelle : les yeux étirés et traités en relief soulignent la vigilance permanente de l’esprit  du masque figuré par les cornes qui encadre le visage. La couleur ocre ou blanche marque le contraste entre l’identité et la parole : petits yeux et bouche étroite presque fermée, premiers degrés de l’initiation ; grands yeux et bouche ouverte, derniers degrés. Le masque est magie et image : éloquence silencieuse, image des ancêtres, magie des vivants ; il procède de la magie en spiritualisant le corps du porteur, et incarnant l’esprit  du masque dans celui qui le porte.   

Goagoa : Polychrome, celui-ci est peint de noir, blanc et rouge ; qu’est-ce-à—dire ? Peinture rouge : l’être conscient retrouve l’aspect originel du couple archétypal que les humains recherchent en vain dans l’institution du mariage.  Peinture noire : il se débat pour s’extraire de sa dépendance des sens. Peinture blanche : il se libère du monde des formes, du monde sensible et devient pur esprit. 

Monsieur Courtois : Médium entre l’indistinct  et le discernable,  l’inconscient et le conscient, étrange  et merveilleux dans sa muette éloquence, le masque parle à toutes les cultures.

Ce point de vue de monsieur Courtois servira de conclusion ouverte  à cet échange. »                                      

Bien que n’ayant pas compris grand-chose, Mobilamis fut heureux de sa lecture : sa cousine  lui avait fait confiance en tenant parole. Ceci était conforme à l’idée qu’il se faisant du monde : des adultes honorant leurs promesses, et offrant crédit aux enfants. 

(La suite, prochainement)

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