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Billet de blog 13 juin 2016

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Le délabrement des zones lacustres boliviennes

On ne compte plus les hommages d’Evo Morales à la Terre Mère, cependant ses décisions contribuent à aggraver la dégradation de l’écosystème bolivien.

Jean-Pierre Lavaud
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

On ne compte plus les hommages du chef Indien Evo Morales à la Terre Mère (Pachamama) ni ses exhortations à la préserver des blessures et des souillures que lui  infligent les capitalistes. Les Indiens ne sont-ils pas les défenseurs naturels de l’environnement ?

Cependant, on a rarement vu un gouvernement aussi peu soucieux d’accorder ses actes à ses paroles.  Au point que les catastrophes environnementales se multiplient sans que l’on voie poindre de politique préventive ou réparatrice cohérente. Pis encore, certaines décisions gouvernementales contribuent à aggraver la dégradation de l’écosystème.

Voyons le cas des zones lacustres. 

Les lacs Poopó et Uru Uru

Le lac Poopó, second lac bolivien par sa superficie, s’est asséché dans une indifférence quasi générale. Non seulement c’est un désastre pour les espèces animales qui y vivaient (poissons, oiseaux, amphibiens…) ou profitaient de sa présence (mammifères) et pour la flore lacustre, mais c’est une tragédie pour les pêcheurs et les agriculteurs habitant son pourtour. Des centaines de familles ont dû s’exiler ; et les populations Uru-Chipaya, déjà fragilisées par la pression démographique des Aymara qui envahissent leurs terres, souffrent du bouleversement de l’écosystème sur lequel elles fondaient leur existence et leur culture. 

J’ai déjà consacré un billet à l’évaporation des eaux du lac. Depuis lors, les pluies l’auraient rempli à nouveau à 50%. Mais une étude récente du Centro Latino Americano de Ecología Social (ClAES) tire la sonnette d’alarme en dénonçant l’extrême contamination du plan d’eau par les déchets miniers[1]. Les eaux du lac reçoivent chaque jour une charge de métaux lourds très supérieure aux limites acceptables : «39 kg de cadmium, 3.969kg de zinc, 821kg d’arsenic et 73kg de plomb ».  Les animaux et les hommes qui continuent de vivre aux abords de ces eaux polluées souffrent de maladies et de déformations.

Les plans d’assainissement sont retardés par les entreprises minières des environs (principalement des coopératives, mais aussi la plus grande mine nationalisée du pays, Huanuni) qui profitent d’une législation déjà laxiste et de l’absence de volonté de faire appliquer les articles qui pourraient les gêner. Et pour comble, la loi de Minería y Metalurgia, votée en 2014, réduit encore le pouvoir de décision des communautés rurales riveraines et limite les droits indigènes -– sous la gouverne des seuls exploitants miniers guidés par leurs profits immédiats, l’environnement agraire et fluvial des carreaux des mines ne cesse de se détériorer.

Le lac Uru Uru voisin (21km de long et 16km de large), principalement alimenté par le río Desaguadero, qui borde la ville d’Oruro, est lui aussi à l’agonie[2]. En décembre dernier, il ne comptait plus que 30cm d’eau au lieu d’1,50m. Réceptacle des eaux usées de la ville,  il est aussi contaminé par l’exploitation des mines (San José, Inti  Raymi, Itos…). «La pollution du lac ne provoque pas seulement la mort des poissons, elle affecte les embarcations, parce que les métaux lourds et le taux élevé de sel corrodent le métal »[3]. Les animaux naissent estropiés, les poissons se raréfient, les oiseaux meurent inexplicablement[4], tandis que la population souffre de maladies du système digestif[5].

Les dernières coopératives de pêche restantes  disparaissent. Les habitants des bords du lac sont contraints à l’exode. C’est ainsi que le bourg de Vito, qui comptait 800 personnes, a perdu 80% de sa population. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca

Le lac Titicaca (8 562 km2 ; 56% appartenant au Pérou et 44% à la Bolivie) est lui aussi menacé. Ses eaux baissent du fait de la sécheresse actuelle et des pompages destinés à  l’irrigation agricole. Il est victime de la surpêche et de l’introduction d’espèces piscivores[6]. La densité des poissons aurait diminué de moitié en 20 ans.  Deux espèces ont disparu  et deux autres deviennent rares. Les grenouilles géantes du lac (une espèce unique au monde) sont aussi en voie de disparition.

La pollution du Titicaca ne peut que croître car il reçoit les déchets et les eaux usées des villes de l’altiplano et de celles qui le bordent : El Alto (près d’un million d’habitants), Viacha, Laja, Pucarani, Puerto Pérez, Copacabana, Tiquina… Cent mille tonnes de résidus par an lui parviennent,  principalement par le rio Katari. Dans la baie de Cohana les eaux sont devenues huileuses, fétides et vertes –  parsemées d’algues et couvertes de lentilles d’eau[7].  En avril et mai 2015, divers reportages faisaient état du déplacement d’une masse d’eaux vertes, d’une île à l’autre du lac mineur[8] (Qhehuaya, Cojata, Pata Patani …) , provoquant  par manque d’oxygène la mort de tonnes de poissons, de grenouilles, de canards, et le dépérissement de la flore lacustre.[9] «Aux abords de Puerto  Pérez, le bétail meurt, il ne grandit pas, ne produit pas de lait et près des îles, les truites de nos élevages sont mortes. Nous avons subi des pertes énormes. Nous n’avons plus d’avenir », constate un paysan[10].

Le lac est aussi menacé par les rejets de la mine de Milluni et ceux de la cimenterie de Viacha.  Et comme si ce n’était pas suffisant, il est encore victime des trafiquants de cocaïne qui ont installé des laboratoires dans les communautés paysannes de la région et jettent leurs résidus dans les cours d’eau[11].

La situation n’est pas meilleure du côté péruvien. Aux  déchets en provenance des  villes de Juliaca et Puno viennent s’ajouter les métaux lourds renvoyés par les mines d’or des bassins des ríos Suches et Ramis.

Les dégats qui en résultent pour la faune et la flore, notamment la contamination des poissons et la raréfaction des roseaux (totora) mènent les  populations lacustres à abandonner les îles flottantes artificielles – dont certaines aménagées pour le tourisme – sur lesquelles elles vivent[12].

En janvier dernier, la Bolivie et le Pérou ont fait un pas en avant commun en signant un accord de « décontamination environnementale »  (recuperación ambiental)  pour protéger le lac : un plan de dix ans de traitement des eaux usées domestiques et industrielles, des résidus solides et d’autres agents polluants. Sur un total de quelque 500 millions de dollars en 10 ans, 63 devraient  être utilisés rapidement pour construire des équipements de traitement de l’eau et des déchets solides ainsi que des égoûts, dans les localités de la périphérie du lac[13].

Ce plan connait un début de réalisation du côté péruvien où la population se mobilise. Le 31 mai dernier, à l’initiative d’un comité de défense du lac, la ville de Puno a été bloquée pendant 48 heures pour exiger la construction de dix usines de traitement des eaux usées[14].

En Bolivie la mise en oeuvre de tels équipements n’en est qu’à ses débuts[15]. À l’inertie des municipalités s’ajoutent les résistances de certains  administrés. Dans le cas de la ville d’El Alto, les usines de traitement de Puchuckollo et de l’Alto Sur sont notoirement insuffisantes et doivent être agrandies. Une nouvelle centrale d’épuration est projetée dans le district 11 (Tacachira), mais la population des abords n’en veut pas car elle craint d’être contaminée. Si bien que les travaux n’ont toujours pas commencé[16].

La lagune Alalay[17]

Le jeudi  10 mars 2016, les habitants de Cochabamba découvrent des milliers de poissons morts sur les rives de la lagune Alalay, tandis que ses eaux dégagent une odeur pestilentielle. La pollution de la lagune ne peut plus être ignorée.

Ce plan d’eau semi-artificiel d’une superficie de 325 hectares (dont 230 inondés)  a été créé en 1930 pour éviter les débordements dévastateurs du Rio Rocha qui traverse la ville. Sa pollution a commencé dans les années 1980.  Elle reçoit des eaux domestiques et industrielles en provenance de trois sources : le rio Rocha (véritable décharge à ciel ouvert), les eaux pluviales et les égoûts. Le taux élevé de nutriments qui s’y déverse, riches en azote et en phosphore, provoque une prolifération de macrophytes. Contaminée par des bactéries et des parasites, la lagune émet aussi du méthane et de l’ammoniac.  À cela s’ajoute une forte teneur en métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, zinc…),  en acide sulfurique, formol  et solvants provenant d’usines textiles (fabriques de jeans, notamment) et des stations service.

En septembre 2015, un incendie qui n’avait apparemment rien de fortuit a ravagé une jonchaie des abords de la lagune et entraîné une désastreuse saignée de la flore et des oiseaux lacustres. La cendre a recouvert et obscurci les eaux. Il avait été recommandé d’évacuer sa couche superficielle ; cela n’a pas été fait.

Pollution lagune Alalay

En dépit de la création d’instances spécialisées comme le Comité de Recuperación y Protección de la Laguna Alalay (CREMPLA) –fondé en 2007 –  rien de consistant n’a été entrepris pour lutter contre les principales sources de pollution, notamment le déversement des eaux usées. Et le comité ne dispose même pas d’un lieu de travail propre.

Or, cela fait maintenant dix années que le MAS est au pouvoir et qu’il contrôle presque toutes les instances composant ce Comité : la municipalité, le département, le ministère de Medio ambiente, le service des eaux et des égoûts de Cochabamba (SEMAPA)… L’inertie du parti, et par voie de conséquence celle du Comité, mène la lagune à l’agonie.

Le Pantanal

Situé dans la région du Haut Paraguay au point de départ du bassin Paraguay/Parana/Rio de la Plata, le Pantanal est un système hydrologique unique qui joue le rôle d’une éponge. Il absorbe l’eau des pluies pendant la saison humide et la libère lentement pendant la saison sèche[18]. D’une superficie de  240 000km2, il est à cheval sur le Brésil, la Bolivie et le Paraguay. La plus grande partie, 140 000km2,  se trouve du côté Brésilien dans les États du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul.  La portion bolivienne, à l’est du département de Santa Cruz, couvre un cinquième du total.  C’est une aire protégée depuis 1997, répertoriée sous le nom de Parque nacional y ANMI Pantanal de Otuquis, classée zone humide Ramsar depuis  2001. Son point central  est la lagune Cáceres (26,5 km2) bordée par les agglomérations de Puerto Suárez et de Puerto Quijarro.

Lagune Caceres

En 2012, le World Wildlife Fund (WWF) lance l’alerte[19] : la moitié du Pantanal court  un risque écologique moyen ou élevé. Il est menacé par les incendies de pacages et de forêts de juillet à septembre, par la pêche et la chasse commerciales, par la colonisation et l’habilitation de terres agricoles, l’extension du réseau routier, l’aménagement de barrages et les ports, et par les eaux chargées en métaux lourds des rivières qui descendent des contreforts andins.

En juillet 2010, un gigantesque incendie en provenance du Brésil ravage  45 000 ha.  Un second, en avril-mai 2012, atteint les abords de lagune Cáceres menacée d’assèchement par la sédimentation qui bloque ses canaux d’alimentation (canaux Tuyuyu, Sicuri) et par le dragage en aval du canal Tamengo, en bordure duquel sont situés les ports de Central Aguirre  et de Gravetal destinés à l’exportation de soja et d’huiles végétales.

Le support rocheux, substrat du Pantanal, joue un rôle majeur dans le processus de régulation des eaux. Mais les dragages et les dynamitages de cette  formation rocheuse  entrepris pour accroître le trafic sur la voie navigable Paraná-Paraguay – notamment dans le canal de Tamengo –accélèrent l’assèchement des zones humides, et pourrait bien à terme rendre la région semi-désertique.

A quelques kilomètres au sud, la cordillère duMutún abrite la plus importante concentration de manganèse et de fer au monde. Son exploitation et la construction d’un complexe sidérurgique viennent d’être confiés  à l’entreprise chinoise Sinosteel[20]. Toute la zone est donc appelée à un développement  industriel et à une activité économique croissante avec toutes les altérations environnementales que cela suppose.

Après l’incendie de 2012, la directrice du parc Otuquis déclarait désabusée : « On devrait travailler conjointement (avec le Brésil), on a signé des accords  et organisé  des campagnes, mais les gens ne comprennent pas »[21]. On peut étendre sa remarque à toutes les formes d’agression que subit le Pantanal.  Que vont peser ses défenseurs face au géant chinois ?

***

Les études sont nombreuses qui sonnent l’alerte sur la dégradation accélérée des zones humides boliviennes. Des organismes sont créés pour apporter des solutions (pour la plupart avec la collaboration technique et financière internationale) et des plans sont tracés, mais rien ne bouge – sauf les ministres de l’environnement  qui se succèdent à un tel rythme qu’ils ne risquent pas d’être actifs.

Tout le monde sait qu’une des priorités est de construire des usines de traitement des déchets solides et des centrales de décontamination des eaux usées de toutes les agglomérations, même si cela ne suffira pas à régler l’ensemble des problèmes. 

Mais le 22 mars dernier, alors même que le pays célébrait le jour mondial de l’eau, le gouvernement réduisait le budget des investissements relatifs à l’environnement et à l’eau. De 263 millions de dollars en 2015, ils sont passés à 184 millions, dont 79 millions en moins pour l’assainissement[22].

Certes le ralentissement de la croissance et la baisse des recettes oblige le gouvernement à faire des choix.  Ses priorités en ressortent d’autant mieux. Plutôt que de privilégier la préservation de l’environnement, il préfère passer des accords avec le Brésil (le dernier date du mois d’avril) pour lancer la construction de la centrale hydroélectrique de Cachuela Esperanza sur le rio Beni (prévue pour produire 900 mégawatts) qui fait partie d’une série de barrages et d’aménagements du bassin du rio Madeira, situés pour la plupart au Brésil.  Les conséquences sociales et écologiques de ce bétonnage gigantesque en plein cœur de l’Amazonie s’annoncent désastreuses[23]. Pour les seules études de préfactibilité de cet ensemble d’ouvrages, l’entreprise nationale d’électricité bolivienne (ENDE) et Electrobras, sa partenaire brésilienne, prévoient un investissement commun de 7 milliards de dollars.[24]  Veut-on un autre exemple des préférences du chantre de la Pachamama ? Le  6 mars dernier, la Bolivie a signé un accord avec l’entreprise russe Rosatum pour la construction d’une centrale nucléaire de 300 millions de dollars. Et d’ici à 2025, elle projette d’investir 2 milliards de dollars dans son programme nucléaire[25].


[1]http://ambiental.net/2016/05/la-mineria-en-bolivia-sigue-siendo-irresponsable/ http://www.lostiempos.com/tendencias/medio-ambiente/20160524/estudio-confirma-elevada-contaminacion-del-poopo

[2] Le lac Uru Uru et le lac Poopó ont été déclarés sites Ramsar,le 11 juillet 2002. La Convention de Ramsar (Iran) relative à la conservation des zones humides est un traité international adopté le 2 février 1971.  La Bolivie compte onze zones classées Ramsar.  http://www.bolivia-excepcion.com/guide-voyage/parcs-reserves-bolivie/sites-ramsar 

Une vue panoramique du lac : https://www.youtube.com/watch?v=V-jrczrwC6M. Il est actuellement question de creuser un canal de 8km de long entre les deux lacs pour augmenter le flux aquatique vers le Lac Poopó et tenter ainsi de le sauver. http://www.la-razon.com/sociedad/Oruro-buscan-salvar-Poopo-aguas-Uru_Uru_0_2471152881.html

[3] http://eju.tv/2015/12/la-contaminacion-minera-cambio-climatico-asfixian-al-lago-uru-uru/

[4] radiofides.com/es/2016/05/09/hallan-60-aves-muertas-en-el-lago-uru-uru/

[5] http://www.univers-nature.com/actualite/pollution-dechets/fortes-pollutions-minieres-dans-la-cordillere-des-andes-57031.html

[6] http://eju.tv/2016/01/anuncian-los-peces-del-lago-titicaca-se-redujeron-50/

[7] Une étude de la Liga de Defensa del Medio Ambiente (LIDEMA) réalisée en 2014, antérieurement à l’apparition de la tache verte, révélait la pollution de 112 km2 du lac. La baie de Cohana.reçoit chaque seconde 17 000 litres d’eaux usées

[8] Le lac Titicaca est composé du lac majeur ou Chucuito et du lac mineur ou Huiñaymarca, au sud.

[9] http://eju.tv/2015/05/un-compuesto-mortal-de-agua-verde-avanza-por-el-lago-menor-del-titicaca/

[10]. http://eju.tv/2014/08/contaminacin-se-extiende-a-ms-sectores-del-lagotiticaca/

[11] http://eju.tv/2015/05/el-narcotrfico-contamina-al-lago-titicaca-en-tres-zonas/

[12]http://eju.tv/2014/08/poblacin-de-etnia-urus-migra-por-contaminacin-en-lago-titicaca/

[13] http://www.telesurtv.net/news/Bolivia-y-Peru-coordinan-acciones-para-sanear-el-lago-Titicaca-20160304-0060.html

[14]http://radioondaazul.com/puno-confirman-huelga-regional-el-31-de-mayo-y-01-de-junio-para-exigir-la-viabilidad-de-las-plantas-de-tratamiento-59029.html; http://elcomercio.pe/peru/puno/puno-manifestantes-bloquean-carreteras-primer-dia-paro-noticia-1905734?ref=flujo_tags_514396&ft=nota_8&e=titulo

[15] Cependant, les lanceurs d’alerte ne manquent pas. Aux diverses ONG (LiDEMA, FOBOMADE, Fundacion Tierra…) s’ajoutent les laboratoires scientifiques notamment l’Institut de recherche pour le développement (IRD).  Pour une information qualifiée et précise, je ne saurais trop conseiller le film du chercheur de l’IRD, Xavier Lazzaro : http://borea.mnhn.fr/fr/xavier-lazzaro-%E2%80%93-don-ramon-catari-propos-autour-lac-titicaca Voir aussi le film de Roberto Calasich « La Sirena del Lago », qui met en scène la pollution du lac.

[16] http://eju.tv/2015/07/contaminacion-lago-titicaca-bahia-de-cohana-padece-por-politicas-ineficaces/

[17] https://chaskiclandestino.wordpress.com/2016/03/15/la-larga-agonia-de-la-laguna-alalay/

[18] Voir la présentation générale et la vidéo du WWF : http://www.wwf.org.bo/?196932/Video-muestra-riquezas-impactos-y-alternativas-para-el-Pantanal

[19] http://www.maxisciences.com/pantanal/bresil-le-pantanal-un-sanctuaire-menace-par-l-homme_art21359.html ; http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-pantanal-plus-grande-zone-humide-monde-menace-36534/

[20] L’affaire avait d’abord été confiée au géant indien Mittal qui a fini par se désengager. Cf.http://www.cedib.org/publicaciones/la-maldicion-del-mutun-petropress-29-agosto-2012/

[21] https://www.eldia.com.bo/index.php?cat=357&pla=3&id_articulo=91071

[22] http://www.paginasiete.bo/sociedad/2016/3/28/mundial-agua-llego-consumismo-menor-inversion-91269.html

[23] Ce projet qui date de 1984 a déjà une longue histoire. Voir : http://www.cipca.org.bo/images/cuadernos/documentos/represa_cachuela.pdf et http://nsae.fr/2015/07/02/bresil-la-nouvelle-conquete-de-lamazonie-2/

[24] http://www.amaliapandocabildeo.com/2016/05/ende-y-electrobras-estudian-el.html  L’électricité serait vendue au Brésil voisin. La consommation bolivienne actuelle est de 1300 mégawatts.

[25]http://www.la-razon.com/sociedad/decreto-Bolivia-edificar-Centro-Investigacion-Nuclear_0_2449555048.html  http://www.eldeber.com.bo/economia/firman-acuerdo-planta-nuclear.html

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